Marché immobilier : une baisse inévitable de l’activité en 2020

Marché immobilier : une baisse inévitable de l’activité en 2020

Malgré le rebond du marché immobilier depuis la fin du confinement, le nombre de ventes diminuera sur l’année 2020. Aussi, la FNAIM estime cette baisse des transactions entre 20 et 25 %. Toutefois, l’impact de la crise est à ce jour très mesuré sur les prix.

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Une baisse inévitable du marché de l’immobilier en 2020

Il est à redouter que l’évolution de l’épidémie perturbe encore l’économie durant de nombreux mois. Cette situation inédite influe sur le bon fonctionnement du marché de l’immobilier. Aussi depuis la fin du confinement, on observe un rebond des ventes.

 

marché immobilier - un rebond des ventes

 

Alors comment prévoir la tendance pour les mois à venir ? Selon les estimations de l’INSEE, environ 1.009.000 transactions ont été réalisées sur les 12 derniers mois à fin juin 2020. Soit environ 60.000 de moins que sur 12 mois à fin février.

Si l’on tient compte également des répercutions sur les ventes en juillet et août, environ 150.000 ventes devraient alors avoir été perdues durant le confinement.

À l’appui de ces chiffres, sachant que le second semestre 2020 sera moins dynamique qu’en 2019, le nombre de transactions pourrait donc baisser d’environ 20 à 25 % sur l’ensemble de l’année 2020.

La confiance des ménages ne s’est pas effondrée

Le dynamisme du marché de l’immobilier dépend du niveau de confiance des ménages. Heureusement, celui-ci a pâti de la crise sanitaire, mais ne s’est pas effondrée. Toutefois, les ménages restent inquiets sur les perspectives d’évolution du chômage.

Faut-il rappeler que l’on compte 830.000 demandeurs d’emplois supplémentaires au 2e trimestre 2020. Soit un total de 4,4 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A, d’après Pôle emploi et la DARES.

Nul doute que l’impact sur le marché immobilier sera différencié selon les territoires. Aussi, localement, l’évolution de la situation pourra dépendre des annonces de réductions d’emplois.

Les taux des crédits immobiliers restent à un très bas niveau

Ces taux de crédit qui se maintiennent à un très bas niveau, constituent un facteur de soutien important du marché immobilier. S’ils ont légèrement augmenté depuis le début de la crise, cela reste insignifiant. En effet, d’après la Banque de France, ils sont légèrement remontés à 1,26 % en juillet 2020.

Cependant, il faut plutôt s’inquiéter des conditions d’octroi de crédit qui se sont durcies. Par suite, notamment des recommandations du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) en vigueur depuis le 1er janvier 2020. En conséquence, les taux de refus augmentent et les délais de traitement des dossiers s’allongent.

Pas de baisse de prix pour le moment

Alors, dans ce contexte incertain, peut-on encore faire des prévisions chiffrées sur les prix des logements ? À mi-août, la FNAIM n’observe pas de baisse des prix. Il est question d’un ralentissement de la hausse : +0,8 % entre juillet-août et le second trimestre.

À l’heure actuelle, les acheteurs n’attendent pas une hypothétique baisse de prix pour revenir sur le marché immobilier. Aussi, l’offre de logements à vendre demeure à un faible niveau.

“ Avec la matérialisation des conséquences économiques et sociales de la crise, les prochains mois nous diront si cette tendance perdure. On pourrait par ailleurs assister à un rééquilibrage territorial, avec un dynamisme moindre qu’avant la crise dans les grandes agglomérations.” – Jean-Marc Torrellion, président de la FNAIM.

Le marché immobilier fait preuve de résilience

Malgré un marché de l’emploi qui souffre et des conditions de crédits durcies, le marché du logement fait preuve de résilience. Le niveau très bas des taux d’intérêt constitue toujours un puissant soutien au marché, la confiance des ménages résiste plutôt mieux que prévu. D’autant plus que le logement profite plus que jamais de son statut de valeur refuge.

À ce stade, et même s’il faut rester prudent, les prix semblent tendre vers la stabilité alors que certains experts anticipaient une baisse marquée. Il est certain que les transactions perdues à cause confinement ne seront toutefois pas rattrapées.

“La crise sanitaire fait évoluer le marché et trois grandes tendances se dégagent. Les résidences secondaires connaissent un regain d’intérêt, tout comme les maisons et de manière générale les biens avec des espaces extérieurs.” – Jean-Marc Torrellion.

En effet, depuis le confinement, les recherches de maisons sur les moteurs de recherche sont plus fréquentes. Toutefois, ces recherches sur Internet ne vont pas nécessairement se transformer en transactions. À cet égard, le mouvement de délocalisation annoncé d’une partie de la population reste suspendu à la stratégie des entreprises.

Par ailleurs, la crise sanitaire ayant fortement touché le tourisme, de nombreux propriétaires bailleurs font le choix d’un changement d’affectation de leur logement. On constate qu’ils délaissent la location de courte durée (de type Airbnb) au profit de la location classique, meublée ou non.

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