Marché immobilier : les prix progressent encore en Île-de-France

Marché immobilier : les prix progressent encore en Île-de-France

Pour le marché immobilier de l’ancien, l’activité est encore freinée. Les volumes de ventes de logements restent encore inférieurs de 20% à ceux de la même période en 2019. Pourtant, cela n’empêche pas les prix de continuer à progresser dans l’ensemble de l’Île-de-France. Selon les Notaires du Grand Paris, la hausse annuelle est de 6,8% en juillet 2020 pour les appartements.

Les Copros Vertes (FNAIM)
URMET 2020 – Bannière 1
Les Copros Vertes (CERQUAL)
Boutique en ligne – nouveauté vidéo et support
Semaine Réno Copro

Marché immobilier : des volumes de ventes en dessous de 2019

En Ile-de-France, de mai à juillet 2020, en 3 mois, on comptabilise la vente de 40 800 logements anciens. Malgré le rebond du marché immobilier lié à la fin du confinement, les volumes de ventes de logements restent encore inférieurs de 20% à ceux de la même période en 2019.

Notons que les Notaires du Grand Paris analyse les statistiques de vente des mois de mai à juillet 2020. Les ventes du mois de juillet 2020 correspondent à des avant-contrats signés au plus fort du confinement et donc assez peu nombreux.

Marché immobilier - volumes de ventes

 

Aussi, pour éviter la référence à une période inédite, Les Notaires proposent plutôt de se baser sur la moyenne de ces 10 dernières années. Ce calcul affiche alors un recul de 8% pendant la période de mai à juillet 2020.

Par ailleurs, on observe des différences selon les localisations. Aussi, le repli est plus marqué pour le marché immobilier parisien que pour la Petite Couronne.

La hausse des prix immobiliers reste vive

Le marché immobilier poursuit sa dynamique haussière sur les prix. On observe ainsi, une hausse annuelle de 6,8% en juillet 2020 pour les appartements et de 4,3% pour les maisons.

Ce n’est pas une surprise. Car le recul de l’activité du marché immobilier est récent et circonstanciel. Il n’aura qu’un effet progressif sur la baisse des prix et ne devrait pas durer. Ainsi dans la Capitale, on observe un ralentissement de la hausse des prix.

Marché immobilier - évolution des prix

 

Notons que l’agglomération est très dense. En 2019, 69% des 179.000 logements vendus étaient des appartements. À Paris, les ventes de maisons sont anecdotiques (1% du total). Par contre, en Grande Couronne, elles représentent plus de la moitié des ventes.

Des prix et des surfaces de logements très hétérogènes

En effet, pour citer un exemple, les appartements sont plus de 5 fois plus chers à Paris (10 200 €/m²) que dans l’arrondissement de Provins (1 750 €/m²). Dans un même département, des zones de prix élevés coexistent parfois avec des secteurs beaucoup plus accessibles. L’écart peut aller pratiquement du simple D’après les indicateurs avancés des notaires du Grand Paris sur les avant-contrats, ce ralentissement se prolongerait dans les prochains mois. La hausse annuelle serait alors ramenée à 6,1% en novembre 2020 et à un prix au m² de 10 830 €.

À Paris, le prix au m² s’établit à 10 680 € en juillet, en hausse annuelle de 7,5%.

Toujours d’après les Notaires, la hausse des prix resterait rapide pour les appartements et elle serait désormais généralisée à l’ensemble des secteurs géographiques. On attend une augmentation annuelle des prix de 8% en Petite Couronne et de 6,3% en Grande Couronne en novembre.

D’ailleurs, cette tendance du marché immobilier toucherait également les maisons dont les prix repartiraient à la hausse avec une croissance annuelle attendue d’environ 8% en novembre 2020 en Petite et en Grande Couronne.

Le marché immobilier en Ile-de-France reflète la diversité des territoires

Très hétérogènes, le marché immobilier francilien reflète la diversité de territoires marqués par l’histoire. Il répercute les contrastes des différents parcs de logements qui se sont construits au fur et à mesure de l’urbanisation de la région.

En Ile-de-France, 8 ventes sur 10 sont localisées hors de la Capitale et 3 sur 10 sont des maisons.

Pourtant, le marché immobilier parisien qui ne représente que 20% des ventes concentre toute l’attention des médias et des commentateurs. Alors que l’essentiel des ventes de logements dans l’ancien s’opère en Grande Couronne (44%) et en Petite Couronne (36%).

Il en est de même pour les prix des maisons qui présentent la même diversité. Dans l’arrondissement de Boulogne-Billancourt, le prix des maisons s’affiche autour du million d’euros. A contrario, il est de moins de 180 000 € dans celui de Provins.

Les arrondissements de l’ouest parisien de Versailles et Saint-Germain-en-Laye affichent des prix unitaires de maison proches de 500 000 €, de loin les plus chers en dehors de Paris et des Hauts-de-Seine.

De fait, s’éloigner de Paris permet de disposer d’un appartement plus grand et de passer de 46 m² à 62 m² en Grande Couronne. En revanche, pour les maisons, l’ouest et les Hauts-de-Seine ou les Yvelines offrent les plus grandes surfaces.

Guide des Pros 2020 (728×150)
Boutique en ligne – nouveauté vidéo et support