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Immobilier

Marché immobilier français : bilan et perspectives par Meilleurs Agents

marché immobilier

Suite à la remontée des taux d’usure au 1er octobre, Meilleurs Agents dévoile son étude sur l’état actuel du marché immobilier. Ce spécialiste de l’estimation immobilière en ligne a publié son baromètre de novembre 2022. Quels sont les enseignements principaux qui ressortent de cette analyse mensuelle ? Décryptage.

Un marché immobilier marqué par une tendance baissière des prix dans les métropoles

À l’échelle nationale, le prix moyen de l’immobilier est en hausse de +0,1 % (3 202 euros/m²). En revanche, dans les principales métropoles françaises, Meilleurs Agents constate deux situations bien différentes sur le marché immobilier. En effet, on observe de fortes progressions dans les trois métropoles affichant des prix bas. Ce sont notamment :

  • Lille (+1 %, soit 3 577 euros/m²),
  • Montpellier (+1 %, soit 3 682 euros/m²),
  • Marseille (+0,8 %, soit 3 686 euros/m²).

La ville de Nice connaît aussi une légère augmentation de +0,3 % même si le prix moyen y est déjà assez élevé (4 978 euros/m²). D’autre part, les sept autres métropoles affrontent une tendance baissière des prix sur le marché immobilier. Les prix sont figés sur un mois (0 % d’augmentation, sauf à Paris).

prix sur le marché immobilier français

Évolution des prix sur le marché immobilier français

 

Par ailleurs, une tendance baissière touche ces grandes villes. À Paris, le prix moyen du mètre carré recule de -0,5 % (10 346 euros/m²). Cette chute est de :

  • -0,8 % à Bordeaux et à Strasbourg,
  • -0,7 % à Toulouse,
  • -0,6 % à Rennes,
  • -0,4 % à Nantes et à Lyon.

Cette baisse devrait ainsi se poursuivre dans les prochaines semaines à venir selon les experts de Meilleurs Agents. En cause, nous nous rapprochons de l’hiver, période durant laquelle la demande diminue généralement.

Les causes des baisses de prix dans la plupart des métropoles : plus qu’une simple hausse des taux

Le recul des prix dans les onze métropoles principales françaises a commencé bien avant la remontée des taux de l’usure. Et, donc, la hausse des taux de crédit.

Il existe, en effet, des causes plus profondes. Dès 2020, avec le début de la crise liée à la pandémie, la demande a accusé, une baisse. Des citadins en quête d’espace et de meilleure qualité de vie ont quitté leur commune. En revanche, ces grandes villes ont enregistré une hausse constante du stock de biens en vente. Ces différents facteurs ont déclenché la chute des prix sur le marché immobilier.

Pour autant, ce phénomène se prolonge du fait de la hausse progressive des taux d’intérêt. Si ce taux est de 1,9 % en moyenne en septembre, il remonte à 2,15 % sur 20 ans en octobre. Cependant, une accélération de cette augmentation des taux d’intérêt est possible en se référant aux dernières annonces de la BCE.

Les taux moyens de prêt toutes durées confondues pourraient s’établir autour de 3 % courant 2023. Ainsi, cette hausse des taux touchera surtout les grandes métropoles. Le taux d’effort des emprunteurs y semble déjà significatif. Ce sera un véritable frein pour les acquéreurs potentiels. De plus, les établissements de prêt vont resserrer davantage leurs critères d’octroi de crédit.

Une augmentation continue des délais de vente sur le marché immobilier

Le recul de la demande dans les grandes métropoles a bouleversé le rapport de force entre acquéreurs et vendeurs. Désormais, les acquéreurs montrent un certain attentisme et réfléchissent plus longuement avant de sauter le pas. En trois mois (août-octobre), le délai de vente d’un bien a augmenté en moyenne d’une semaine. Il varie ainsi de +3 jours à Toulouse et à Marseille jusqu’à +11 jours à Lyon.

Dans la plupart des grandes villes, le délai de vente moyen se situe à plus de deux mois. À Nantes, par exemple, le nombre de jours nécessaires pour trouver un acquéreur est passé de 54 à 61 (+ 7 jours). Il remonte à 69 jours à Paris (contre 60 jours en août), à 60 jours à Rennes (contre 50 jours en août). D’ailleurs, Nice affiche le délai de vente moyen le plus long (85 jours au 1er novembre).

Cette difficulté à trouver des acquéreurs provoque une hausse de l’offre sur le marché immobilier. Ainsi, de nombreux vendeurs doivent baisser leurs tarifs. Ce contexte particulier annonce, en effet, une entrée dans un cycle baissier qui devrait perdurer.

Le prix moyen du mètre carré à Paris toujours au-dessus de 10 000 euros

Malgré les baisses, le niveau des prix est toujours élevé sur le marché immobilier parisien. Il s’établit au-delà de 10 000 euros le mètre carré dans seize arrondissements sur vingt.

Marché immobilier et prix parisiens

Le prix moyen du mètre carré à Paris

 

Dans les 1er, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e arrondissements, les prix des logements se situent encore à plus de 12 000 euros/m². Dans les 2e, 9e, 10e, 11e et 14e, 15e, 16e et 17e arrondissements, ils oscillent entre 10 000 et 12 000 euros/m². Seuls cinq arrondissements (12e, 13e, 18e, 19e et 20e) présentent des prix inférieurs à 10 000 euros/m².

Au 1er novembre 2022, le prix moyen des logements s’établit à 10 346 euros/m² à Paris.

Si une baisse de -0,5 % se poursuit dans les sept mois à venir, il pourra descendre à 10 000 euros/m². Cependant, la réalité est différente dans la capitale. Depuis début juin 2022, 67 % des transactions enregistrées affichent toujours des prix au-dessus de 10 000 euros/m². Notons néanmoins que les tarifs du mètre carré ont reculé de -0,9 % sur un an.

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Rédaction Monimmeuble

Mon immeuble, le magazine en ligne de la copropriété à destination des copropriétaires et des professionnels de l’immobilier. Un site d’actualités immobilières et d’informations pratiques pour vous aider à bien gérer votre patrimoine dans un esprit de convivialité.

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