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Immobilier

Logement : résistance du marché immobilier en 2021

Politique du logement

Malgré de multiples incertitudes causées par la crise sanitaire, le marché du logement a su résister en 2021. On note ainsi une hausse significative du nombre de transactions. Grâce à des taux de prêt particulièrement bas, les prix de l’immobilier ont continué d’augmenter. Néanmoins, d’importants écarts sont constatés entre les grandes métropoles, particulièrement Paris, et les villes moyennes.

La résilience du marché du logement avec de fortes hausses de prix

Le marché du logement reste dynamique en 2021. Les transactions ont atteint un volume record de 1 200 000 sur un an, contre 1 024 000 en 2020. En comparaison à 2020, 176 000 ventes supplémentaires sont enregistrées. Cette augmentation résulte de multiples transactions réalisées dans les villes moyennes, les villes périphériques et les communes rurales.

hausse des prix du logement en 2021

 

Par ailleurs, on observe une forte hausse de prix (+7,2 %) en 2021. Cette augmentation de prix a été soutenue par une importante progression de l’épargne et un niveau de taux de prêt historiquement bas. En effet, cela concerne davantage les maisons (+8,1 %) que les appartements (+6,1 %). Au niveau national, le prix moyen des maisons s’élève à 3 171 euros le mètre carré. Celui des appartements s’établit à 2 113 euros le mètre carré.

En effet, le rééquilibrage territorial s’est poursuivi en 2021. D’une part, le marché du logement dans les villes les plus chères a ralenti, notamment à Paris. D’autre part, le volume de transactions a fortement augmenté dans les villes moyennes, les villes littorales et les zones rurales.

Par ailleurs, on observe le même constat en termes de prix. La capitale a connu une certaine stabilité des prix. En revanche, le prix moyen du mètre carré a progressé de +6,7 % dans les dix plus grandes villes (hors Paris). La hausse est de +8,4 % dans les villes moyennes et de +12,2 % dans les villes littorales.

“ Les prix dans la capitale stagnent alors que les grandes villes de Province décollent. Même si c’est toujours Paris qui connait aujourd’hui les prix au m² les plus élevés avec une moyenne de 10 985€ au m². ” – Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM.




L’incontestable impact de la crise sur le marché immobilier

La FNAIM a comparé les prix au mètre carré des deux périodes :

  • un an et demi avant la crise sanitaire ;
  • un an et demi depuis la crise sanitaire.

 

Ce travail lui a permis de constater l’effet de la crise sur le marché immobilier. Ainsi, les comportements des Français en matière de logement ont grandement changé.

Avant la pandémie, le prix moyen des maisons a progressé d’environ +6,1 %. Il a toutefois augmenté de +13 % depuis mai 2020. Le prix moyen des appartements, quant à lui, a connu une hausse de +8,6 % avant la crise. Il a progressé de +9,3 % depuis la crise sanitaire.

Entre les deux périodes, le niveau de l’augmentation des prix du mètre carré a légèrement baissé dans les grandes métropoles de province. Il est passé de +11,9 % en septembre 2018 à +10,3 % en mars 2020. En revanche, le niveau de la hausse des prix du mètre carré a progressé de :

  • +8,2 % à +17,9 % dans les villes littorales ;
  • +7,4 % à 13 % dans les villes moyennes ;
  • +5,7 % à +11,2 % dans les communes rurales.

 

Selon Jean-Marc Torrollion, les besoins des Français en matière de logement ont bel et bien évolué. Les ménages se tournent désormais vers les villes périphériques et les communes rurales pour profiter d’un meilleur cadre de vie. Ainsi, ils préfèrent jouir d’espaces plus grands, plus proches de la nature, quitte à augmenter les temps de trajet.

Plusieurs villes voient leurs prix exploser

C’est le cas à Brest qui connait une augmentation de +18,4 % sur un an, La Rochelle (+14 %), Orléans (+13,2 %) ou Le Havre (+12,2 %). À Marseille les prix augmentent de +6,6 %, +6,2 % à Rennes, +3,8 % à Bordeaux et Avignon qui connait même un léger recul avec -0,7 %.

Les prix augmentent peu dans les villes où les prix au m² avaient déjà connu de fortes hausses et étaient déjà élevés. Alors que les villes qui pour l’instant affichaient des prix relativement bas connaissent un effet rattrapage du fait de l’augmentation de la demande.

L’intégration du logement dans les débats

La politique du logement devrait désormais correspondre à la réalité de la vie et à la demande des Français. Elle devrait être utilisée comme un outil d’aménagement du territoire, et non l’inverse. Pour les jeunes adultes, l’accession à la propriété et la baisse du coût du logement sont des actions prioritaires. 65 % d’entre eux déclarent ainsi que le programme logement va influencer leur vote à la présidentielle.

De ce fait, la FNAIM confirme l’importance de faire valoir ses propositions autour de quatre axes principaux, en l’occurrence :

  • réconcilier politique de l’offre des logements et lutte contre l’artificialisation des sols ;
  • instituer les conditions d’une approche globale de la rénovation ;
  • repenser l’immobilier et ses acteurs dans une politique de la ville ;
  • préserver les capacités d’accession des Français.

 

Rappelons que le 30 novembre dernier, la fédération avait appelé les six principales formations politiques à aborder la question du logement. « Les Tribunes présidentielles », accessibles sur le site fnaim.fr, leur a ainsi permis de présenter des propositions sur le logement. À cette période, aucun candidat à l’élection présidentielle n’avait présenté un programme logement solide et convaincant.

Le logement constitue aujourd’hui l’une des premières dépenses contraintes des ménages. Pour cette raison, il est judicieux de le définir comme un volet incontournable de la prochaine élection présidentielle. En effet, cet enjeu touche non seulement le pouvoir d’achat des Français, mais encore l’économie, le social, l’écologie, etc. Ces prochains mois donc, la FNAIM s’activera pour placer le logement au centre de la présidentielle et du prochain quinquennat.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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