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Immobilier

La FNAIM remet le logement au cœur des débats de la Présidentielle 2022

Placer le logement au coeur des débats

Le logement est aujourd’hui au centre des préoccupations de la plupart des ménages français. Il pèse sur leur pouvoir d’achat et plus globalement sur l’économie du pays. Cependant, à six mois de l’élection présidentielle 2022, cette question n’est pas assez abordée dans les débats de la campagne. Dans ce contexte, la FNAIM interpelle les candidats afin de remettre l’immobilier au cœur des débats. Ainsi, elle établit une liste de propositions pour « Faire du logement de tous les Français une priorité ».

Placer le logement au cœur des débats lors de la campagne

La FNAIM prévoit de rencontrer des candidats, de les sensibiliser et de leur présenter ses propositions. D’ailleurs, elle convie les candidats à venir au Congrès qui se tiendra le 30 novembre 2021 au Carrousel du Louvre. L’objectif est de leur faire connaître le programme de la fédération.

Placer le logement au coeur des débats

 

Elle rappelle aussi que les ménages français consacrent au logement un tiers de leur budget. En effet, le pouvoir d’achat est aujourd’hui l’une de leurs premières préoccupations.

“Il faut dépasser les constats et permettre l’émergence d’une véritable stratégie durable pour le logement, car la réussite d’une politique du logement s’apprécie sur le temps long.” – Jean-Marc TORROLLION, Président de la FNAIM.

Les 19 propositions de la FNAIM s’axent autour de quatre thématiques importantes :

  • l’association de la politique de l’offre de logement à la lutte contre l’artificialisation des sols ;
  • l’instauration de conditions plus réalistes concernant la rénovation énergétique ;
  • la reconsidération de l’immobilier et de ses différents acteurs dans une politique urbaine ;
  • la préservation des capacités d’accession des ménages français.

La FNAIM souhaite aborder toute la chaîne de production dans les débats :




  • offre de logements ;
  • accession à la propriété ;
  • rénovation énergétique ;
  • rééquilibrage territorial ;
  • sécurité ;
  • etc.).

Ainsi, a FNAIM aborde à la fois l’ensemble de la chaine de production, mais aussi la place du logement dans le quotidien des ménages. Les efforts du quinquennat doivent s’orienter vers le logement existant. C’est un enjeu économique, social et écologique.

“ Si le logement est indissociable du pouvoir d’achat, la réponse ne peut pas être le « tout social » ou le blocage du marché. Il faut admettre sur le long-terme la nécessité de produire plus de logements.” – Jean-Marc TORROLLION.

Une stratégie d’ampleur pour réussir la rénovation énergétique

Certes, le logement fait partie des premiers responsables des émissions de gaz à effet de serre dans le pays. Face à cela, la nouvelle loi Climat et résilience impose des mesures drastiques. Aussi, il est question d’interdire la location des passoires thermiques et d’appliquer un nouveau DPE, etc. De sorte qu’elle oblige littéralement les propriétaires à s’engager dans la rénovation énergétique. Rappelons toutefois que le logement s’appuie sur l’accession, le parc social, le parc privé locatif et l’aide personnelle au logement. Or, la loi Climat et résilience perturbe les équilibres généraux de cet ensemble du parc de logements.

En effet, le calendrier de rénovation exigé par la loi Climat et résilience ne tient pas compte de la situation réelle du parc. Ainsi, si aucune mesure n’est prise, de nombreux logements (les passoires thermiques) risquent de sortir du parc immobilier. Cela ne fait qu’aggraver les tensions sur l’accès au logement. C’est pourquoi, la Fédération nationale de l’immobilier propose d’établir un « Green deal » de l’habitat.

Ce Green deal serait géré à l’échelle intercommunale et réunirait les différents acteurs concernés. Il serait fondé sur une cartographie de l’état du parc immobilier de chaque territoire. Celui-ci permettrait d’adapter les aides à la réalité d’un territoire.

“La rénovation énergétique doit être pensée comme un système, dans lequel chaque acteur prend sa part : les citoyens, les entreprises, l’État, les collectivités. Ce Green deal permettrait d’articuler les aides dans le respect de la réalité d’un territoire.” – Jean-Marc TORROLLION.

De plus, la FNAIM propose de créer un produit d’épargne spécifique pour la rénovation énergétique. Ce produit d’épargne devrait reposer sur le Plan Pluriannuel de Travaux (PPT). Il vise à faciliter l’amélioration des performances énergétiques des logements.

Accroître l’offre de logement

Le logement constitue aujourd’hui un besoin impérieux. L’accès à un logement digne devrait ainsi prévaloir. Produire davantage de logements est la priorité. Pour atteindre cet objectif, il convient d’instaurer une politique assurant l’équilibre entre :

  • la construction de logements neufs dans le parc social et privé ;
  • l’augmentation de l’offre dans le parc immobilier existant.

Lutter contre l’artificialisation des sols est une autre priorité. Afin de satisfaire la demande grandissante actuelle, la FNAIM invite à reconsidérer l’acte de construire. Elle propose notamment d’ajouter dans les PLU un nouvel outil, en l’occurrence, la cartographie des surélévations possibles.

Considérer le bailleur comme un acteur économique et social à part entière

Selon Jean-Marc Torrollion, recourir aux services des petits entrepreneurs du logement permet d’accélérer la rénovation du parc. Les Français auront ainsi accès à des logements confortables et à loyer abordable. Certes, le bailleur détient un rôle particulièrement social.

“ La responsabilité des bailleurs du parc privé n’a jamais été aussi forte… et contrainte. Non, l’immobilier n’est pas une rente : c’est un investissement productif responsable.” – Jean-Marc TORROLLION.

La Fédération nationale de l’immobilier suggère d’appliquer sur tout le territoire le dispositif Denormandie dans l’ancien. Le but est de favoriser l’investissement locatif dans l’ancien rénové. Cela permettrait également de créer un parc privé à loyer raisonnable dans les zones urbaines. Par ailleurs, il convient de penser à une revalorisation globale de la location de longue durée. Cette dernière s’avère essentielle à la mobilité des Français, surtout celle des jeunes actifs.

Favoriser l’accession à la propriété

Pour la plupart des Français, l’accession à la propriété constitue un grand projet de vie. Ainsi, la FNAIM invite à assouplir les conditions d’octroi de crédit immobilier pour faciliter l’accès à la propriété. Conjointement, il est important de sortir du système d’endettement sur 25 ans. Les offres de financement des banques, notamment sur l’investissement locatif, devraient être plus flexibles.

La Fédération propose également de rendre « portables » les crédits immobiliers durant la mutation. Cette mesure vise à la préservation du pouvoir d’achat et des capacités d’emprunt des Français. Outre cela, la FNAIM suggère d’installer un régime d’exonération pour les ventes de résidences secondaires, sous certaines conditions. Dans le cas où l’acquéreur utilise le logement acheté comme résidence principale. Cette stratégie est pensée pour optimiser la capacité des territoires à loger les jeunes actifs.

Assurer la fluidité et la régulation du parc immobilier

La FNAIM est la principale représentante du secteur de l’immobilier en France. Elle invite à encourager et à reconnaître les professionnels de l’immobilier en qualité d’auxiliaire de politique publique. Un gage d’encadrement qui sécurise le parcours immobilier. Ainsi, la fédération propose de combiner l’intermédiation par un professionnel avec des « avantages concurrentiels ». L’objectif est de favoriser le recours à cet expert.

Il sera, par exemple, possible d’instituer une exonération de permis de louer. Cet avantage pourrait s’ouvrir aux biens dont la gestion est assurée par un administrateur de biens disposant d’une carte professionnelle.

“ La politique du logement est un effort collectif : chacun doit y prendre sa part. Elle ne peut pas être seulement pilotée par l’État : les collectivités seront déterminantes. Comme les professionnels. Utilisons leurs compétences… mais reconnaissons-les !” – Jean-Marc TORROLLION.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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