Le marché du logement neuf dans les départements d’Île-de-France

Le marché du logement neuf dans les départements d’Île-de-France

Depuis le mois de janvier 2020, le marché du logement neuf en Île-de-France présente un bilan en recul. Sans étonnement, les effets secondaires du confinement aboutissement à une conjoncture morose du secteur. Qu’en est-il de la situation actuelle dans les départements d’Île-de-France ?

Le marché du logement neuf face au recul des ventes

L’ADIL de Paris nous propose une analyse globale du marché du logement neuf en Île-de-France depuis janvier 2020. Ainsi, depuis le premier trimestre 2020, l’Île-de-France totalise 6 490 ventes de logements neufs (dont 96 % en collectif). On constate ainsi un recul de 26 % par rapport au 4e trimestre 2019 et de 24 % par rapport à l’an passé à la même période.

D’ailleurs, l’ensemble des départements subissent une forte baisse du volume des transactions. Ce phénomène apparaît notamment à Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne et les Yvelines. Dans ces départements, le nombre de logements neufs vendus chutent entre 32 % et 40 %.

Tous les secteurs sont concernés et dégringolent sur un an. Le collectif (-23 %), et encore plus durement touché que le secteur individuel (-40 %). Hormis les logements de 6 pièces, toutes les typologies d’appartement diminuent. C’est notamment le cas des appartements de 2 à 4 pièces qui représentent 86 % des ventes en collectif.

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Aussi, la Seine-Saint-Denis (1 515 unités) reste le territoire le plus vendeur de la région. Il est suivi de près par les Hauts-Seine avec 1 218 transactions. Toutefois, pour le reste des départements franciliens, aucun ne dépasse le seuil des 1 000 transactions. En effet, les acheteurs privilégient la zone centrale réunissant alors 56 % des contrats de vente signés.

Les mises en vente continuent de chuter

À l’image des ventes, on constate une diminution de 10 % quant aux nouveaux programmes de ventes. Cependant, on remarque un contraste plus marqué selon la localisation.

Dans la zone centrale, et les départements de la Petite Couronne (Hauts-de-Seine -9% et le Val-de-Marne -45%), la commercialisation diminue. En revanche, la Seine-et-Marne (+4 %) et surtout le Val d’Oise (+48 %) voient leur lancement de programmes augmenter.

En un an, Paris et les Yvelines sortent du lot. On y observe une hausse de plus de 60 % des mises en vente sur le marché du logement neuf. De même pour la Seine-Saint-Denis qui est en croissance de 16 %.

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Avec près de 1 500 unités, une commercialisation sur quatre voit le jour en Seine-Saint-Denis au 1er trimestre 2020. Quant à la Grande Couronne, l’Essonne et le Val-d’Oise ; ces derniers accueillent moins de 500 mises en vente.

Ainsi, l’Île-de-France annonce 5 846 nouveaux logements commercialisés au 1er trimestre 2020 dont 96 % d’appartements.

Stock disponible sur le marché du logement neuf

En Île-de-France, le stock du marché du logement neuf atteint les 17 649 unités à la fin du mois de mars 2020. Dans ce contexte, le stock de logements neufs disponibles diminue de 4 % sur un trimestre, et de 17 % sur un an.

Contrairement au mois de mars 2019, l’encours de logement se réduit dans l’ensemble des départements franciliens, à l’exception de Paris (+ 28%). Effectivement, le Val-d’Oise (-42%), les Hauts-de-Seine (-21%) et l’Essonne (-20%) font face à un resserrement des stocks disponibles plus marqués.

En un an, le nombre d’appartements neufs toujours à la vente (96 % du stock total) diminue. Par ailleurs, l’ensemble des typologies d’appartements est moins disponible, excepté pour les 6 pièces représentant moins de 1 % de l’encours.

De plus, les biens de petite taille (1 et 2 pièces) sont nettement moins nombreux. Le stock de maisons neuves s’amoindrit aussi (-30 % sur un an), et plus particulièrement les maisons de 4 et 5 pièces (-43 % et -31 % respectivement).

À savoir que la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine surpassent le seuil des 3 500 unités disponibles. C’est-à-dire, 42 % de l’encours régional. La Seine-et-Marne (2 899 unités) et les Yvelines (2 143) représentent, quant à elles, les stocks disponibles les plus élevés en Grande Couronne.

Des prix en hausse avec des situations inégales

Contrairement à la fin d’année 2019, le prix moyen d’un appartement neuf en Ile-de-France vient à augmenter légèrement. Les variations annuelles du prix moyen d’un bien neuf en collectif varient entre -2,8 % à Paris, unique département où le prix baisse, et +10,2 % dans les Yvelines.

À noter que dans les départements de la Petite Couronne, le prix moyen augmente d’au moins 4 % sur un an.

Sans grande surprise, en termes de valeur, Paris reste la ville francilienne la plus onéreuse (12 625 €/m2) du marché du logement neuf. Elle est suivie par les Hauts-de-Seine (7 351 €/m2) en zone centrale ou encore par les Yvelines (5 233 €/m2) en Grande Couronne.

D’ailleurs, tous les départements d’Île-de-France affichent désormais un prix moyen dans le neuf supérieur à 4 000 €/m2 puisque la Seine-et-Marne (4 027 €/m2) dépasse ce seuil depuis la fin de l’année 2019.


La base de données des ADIL couvre environ 80 % du marché du logement neuf. Elle inclut les programmes en accession sociale à la propriété. La base d’enquête repose sur le croisement des données obtenues par les partenariats des ADIL et des données des annonces de la presse spécialisée.


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