La renégociation des crédits immobiliers est en forte hausse cet été

Renégociation des crédits immobiliers

Dans un contexte de forte baisse du taux des crédits, les demandes de renégociation des crédits immobiliers ne cessent d’affluer avec de fortes économies à la clé. On constate même une augmentation de près de 40% au cours de cette période estivale par rapport à l’été dernier.

Une baisse de taux qui soutient la renégociation des crédits immobiliers

 

Alors même que la période estivale est généralement propice à la remontée des taux de crédit, l’été 2019 aura fait exception. Sur les deux derniers mois, aucune augmentation n’a été constaté, et mieux encore, la baisse du taux des crédits immobiliers se prolonge.

Certaines banques ont d’ailleurs diminué leurs taux en août de 0,10% pour poursuivre leurs stratégies de conquête.

Sur tous les points, 2019 est une année hors norme !

Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer

Pour septembre, la plupart des établissements n’ont pas encore envoyé leurs nouveaux barèmes. A signaler toutefois, une grande banque nationale a encore baissé son taux de 0,15% proposant ainsi – et avant négociation – des taux affichés records : 0,25% sur 7 ans, 0,35% sur 10 ans, 0,60% sur 15 ans et 0,80% sur 20 ans.

Des conditions accordées aux ménages ayant des revenus supérieurs à 80.000 € et un apport d’au moins 15%, hors frais, soit 25% du montant du bien au total ! Ainsi, depuis un an l’évolution des taux dans cette banque a permis d’accroître la capacité d’emprunt de 12.500 €.

Au global, tous établissements confondus, les taux de crédit immobilier moyens sont encore en baisse à 1,15% sur 15 ans, 1,35% sur 20 ans et 1,55% sur 25 ans.

Une aubaine pour les renégociations en hausse de 40% sur un an

 

Vousfinancer constate une reprise des demandes de renégociation des crédits immobiliers depuis le mois de mars… Cet été, elles sont en hausse de 40% par rapport à l’été 2018 et représentent 15% des crédits accordés.

Même constat du côté de la Banque de France où l’on observe 17,8% de renégociations de prêt, soit 3,45 milliards d’euros de crédits renégociés, un niveau inédit depuis septembre 2017.

Avec la forte baisse du taux des crédits immobiliers, certains emprunteurs n’hésitent pas à faire racheter des prêts récents, de 2016 ou même 2017.

Ces emprunts présentaient des taux jusqu’alors considérés comme historiquement bas, autour de 2% mais à présent, il est possible de les renégocier à moins de 1%.

Ces taux presque dérisoires profitent aussi bien aux emprunteurs qu’aux banques.

Pour les banques ce sont de nouveaux clients facilement gagnés sur la concurrence, et qui normalement, à ces niveaux de taux, ne renégocieront plus leur prêt.

Sandrine Allonier.

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Exemple atypique : plus de 120.000 € d’économie en renégociant son crédit !

 

Récemment, l’agence Vousfinancer de Lyon 1 et 2 a fait renégocier un prêt souscrit à la base sur 35 ans au sein d’une banque spécialisée, permettant à un couple d’économiser 125.000 € au total soit 50 % du coût initial du crédit !

Profil : couple de 48 et 45 ans, deux enfants, 4.600 € de revenus nets à 2

En 2011 : souscription d’un crédit de 240.000 € sur 35 ans au taux de 4.95% pour financer un projet d’achat de terrain + construction de maison

Mensualité : 1.200 €

Rachat du crédit en août 2019 : 220.000 € à 1,15% sur 20 ans

Nouvelle mensualité : 1.030 € (soit 170 € d’économie par mois) soit un gain total de 125.000 € et 6,5 années de remboursement

Les 10 conseils pour réussir sa renégociation de crédit

 

  1. Commencer par solliciter sa propre banque pour renégocier le taux de son crédit.
  2. En cas de refus, mettre en concurrence les banques pour faire racheter son prêt et obtenir le taux le plus avantageux.
  3. S’assurer qu’il y ait un écart de 0,70% à 1% minimum entre son taux et les taux proposés actuellement.
  4. Être dans le 1er tiers de la durée de remboursement de son crédit.
  5. Avoir encore 100.000 € à rembourser minimum.
  6. Bien préparer son dossier de prêt et notamment, demander à sa banque le décompte de remboursement, ce qui peut prendre parfois plusieurs mois.
  7. Avoir conscience des frais engendrés par l’opération (pénalités de remboursement anticipé, frais de dossier et frais de garantie pour le nouveau prêt = au total 3% du capital restant dû environ).
  8. Diminuer la durée restante de son prêt, plutôt que la mensualité pour maximiser l’économie
  9. Trouver aussi une assurance de prêt mieux adaptée et/ou plus compétitive.
  10. Prévoir de conserver son bien – et donc son crédit – encore 2 ans minimum.