Immobilier neuf : un pouvoir d’achat conforté dans 6 grandes villes sur 10

pouvoir d'achat immobilier neuf
Les Lillois ont gagné 4,6% de pouvoir d’achat en 6 mois.

Empruntis publie sa 1ère édition du baromètre semestriel du marché immobilier neuf dans 10 villes de France, en partenariat avec Trouver-un-logement-neuf.com. L’analyse de l’évolution des taux immobiliers et des prix permettent d’évaluer le pouvoir d’achat immobilier des Français sur ce marché.

 

Le pouvoir d’achat immobilier dans le neuf impacté par des taux d’emprunt qui diminuent

 

Le pouvoir d’achat immobilier des Français dans le neuf est positivement impacté par des taux d’emprunt qui diminuent, entre 8 et 18 centimes, entre le mois de mars et le mois de septembre 2018 dans l’ensemble des 10 villes de cette étude.

Alors que la moitié des villes étudiées a vu ses prix augmenter, le taux minimum actuel (hors négociation) à 1,12% sur 20 ans, conforte le pouvoir d’achat immobilier des Français dans le neuf. Heureusement d’ailleurs car le marché a été impacté par le recentrage des aides à l’accession.

Le recentrage des aides a un impact réel pour les primo-accédants. Bien qu’ils bénéficient de droits de mutation à titre onéreux plus faibles que dans l’ancien, ce qui limite l’apport, les acquéreurs doivent consacrer un budget plus important que dans l’ancien, même si le neuf offre bon nombre avantages (consommation d’énergie, absence de travaux…).

Cécile Roquelaure, Directrice de la Communication et des Etudes Empruntis.

Une forte variabilité des prix dans les 10 grandes villes françaises

 

Au premier semestre 2018, Trouver-un-logement-neuf.com observe toujours une forte variabilité des prix dans les 10 grandes villes françaises. Pour exemple, en 6 mois, les prix dans le neuf (pour un T3) ont grimpé de +1,7% à Toulouse et jusqu’à 5,3% à Montpellier, tandis qu’à Nice et Lille, les prix ont baissé respectivement de 0,6% et 3,9%.

Après avoir beaucoup augmenté ces dernières années, d’autres villes, comme Bordeaux, affichent aujourd’hui un repli des prix. A Paris, malgré une nouvelle hausse en cette fin d’été et un manque d’offres.

Le tassement des ventes aux investisseurs au premier semestre, presque 10% de recul selon les chiffres des promoteurs, peut expliquer cette accalmie dans certaines villes, ce public tirant en général les prix vers le haut.

Céline Coletto, porte-parole de Trouver-un-logement-neuf.com.

Un gain du pouvoir d’achat immobilier dans 6 grandes villes de France

 

Dans ces conditions, les mensualités pour un trois pièces, appartement avec deux chambres, varient entre 3.352 euros à Paris et 1.010 euros à Toulouse. Avec une diminution de -2,3% de leurs mensualités, les Niçois et les Bordelais voient leur pouvoir d’achat immobilier augmenter ces derniers mois.

Au contraire, les mensualités pour devenir propriétaire dans le neuf ont augmenté à Montpellier (+3,5%), Lyon (+1,7%), Marseille (+1,3%) et Paris (+1,2%). A Lyon par exemple, il faut désormais budgéter 1.537 par mois pour se payer un 3 pièces dans le neuf. Avec 3,5% de pouvoir d’achat en moins, Montpellier est la ville qui présente la plus grande perte de pouvoir d’achat immobilier en moins de 6 mois.

Les Toulousains font figure d’exception. En effet, la baisse des taux immobiliers leur a permis d’augmenter leur pouvoir d’achat au premier semestre 2018 alors même que les prix de l’immobilier ont augmenté mais dans une moindre mesure.

La palme de cette édition revient à la ville de Lille, où un ménage peut emprunter 218.400 euros pour une mensualité de 1.016 euros. Les Lillois ont ainsi gagné 4,6% de pouvoir d’achat en 6 mois sur le marché de l’immobilier neuf.

 

Quelles perspectives à court terme ?

 

Côté financement, les taux devraient rester bas jusqu’à la fin de l’année et le demeurer en début d’année 2019. De plus, en 2019, le PTZ dans le neuf ne sera pas modifié, ce qui constitue toujours un vrai coup de pouce pour les ménages, surtout que les critères pour en bénéficier restent très ouverts.

Les banques bénéficient pour l’instant de conditions de refinancement favorables tant que la BCE ne relève pas ses taux. En outre, elles maintiennent des politiques de conquête de parts de marché très dynamiques.

Cécile Roquelaure

Selon Céline Coletto, le marché reste fébrile. Elle constate un tassement de la demande depuis le début de l’année. Le recentrage du PTZ et du Pinel, la hausse des prix, la création de l’IFI… ont durci le marché.

La fin d’année pourrait être plus favorable du fait de l’accalmie sur les prix et de la nouvelle formule du prélèvement à la source pour les investisseurs pour lesquels la fin d’année est traditionnellement propice. Reste le manque d’offre, et le ralentissement des mises en chantier, que l’approche des élections municipales ne devraient pas améliorer dans les prochains mois…

Simulations réalisées sur la base d’un emprunt sur 20 ans, financement du bien hors frais. Taux de 1,12% hors assurance, mensualités et coût du crédit hors assurance. Simulation PTZ avec apport des frais et RFR de 50.000 €, couple avec un enfant. Taux relevés le 20 septembre 2018. Taux hors assurance. Les taux varient selon le profil et le projet de l’emprunteur. Prix d’un trois-pièces relevé le 28 août 2018 sur le site Trouver-un-logement-neuf.com.