Même en vacances, la pierre reste une obsession nationale. Un Français sur deux consulte les prix de l’immobilier pendant ses congés — et un sur trois s’est déjà heurté à un refus de crédit bancaire. Face à ces obstacles, l’investissement immobilier participatif s’impose comme une alternative crédible : 62 % des Français se déclarent prêts à investir dans la pierre à plusieurs, selon une enquête exclusive réalisée par Bricks.co auprès de 3 301 personnes en juillet 2026. Les freins sont réels — manque d’apport, portes de banques fermées, méconnaissance des nouveaux modèles — mais les aspirations, elles, n’ont jamais été aussi fortes. Ce sondage dresse un état des lieux inédit du rapport des Français à l’immobilier, entre renoncements contraints et nouvelles envies de faire autrement.
Sommaire :
- Même en vacances, la pierre obsède les Français
- Quels projets immobiliers font vraiment rêver les Français ?
- L’apport personnel, premier obstacle à la propriété
- Le crédit immobilier : un système bancaire à bout de souffle
- L‘investissement immobilier participatif, alternative crédible ?
- Une banque 100 % immobilier : l’idée qui séduit 65 % des Français
À retenir — Investissement immobilier participatif : ce que révèle le sondage Bricks.co
- 54 % des Français consultent les prix de l’immobilier pendant leurs vacances.
- 42 % ont déjà renoncé à un projet immobilier faute d’apport suffisant.
- 32 % ont essuyé un refus de crédit immobilier ou ont été découragés par leur banque.
- 62 % se disent prêts à investir dans l’immobilier à plusieurs via une solution accessible.
- 65 % plébiscitent l’idée d’une plateforme financière dédiée à l’immobilier.

Même en vacances, la pierre obsède les Français
54 % des Français gardent un œil sur les prix immobiliers pendant leurs congés
La plage, la montagne, les musées — et les annonces immobilières. Plus d’un Français sur deux (54 %) reconnaît consulter les prix de l’immobilier pendant ses vacances. À l’opposé, seuls 9 % affirment ne jamais le faire. C’est l’un des enseignements frappants de l’enquête Bricks.co menée en juillet 2026 auprès de 3 301 personnes représentatives de la population française.
Les chiffres le confirment : la fascination pour la pierre ne prend pas de congés. Parmi les répondants, 8 % scrutent les prix systématiquement, 17 % le font par curiosité, et 29 % s’y intéressent dès qu’une région leur plaît. Notons par ailleurs que 19 % ne partent pas en vacances — un rappel utile des inégalités qui structurent aussi bien les loisirs que l’accès à l’immobilier.
La pierre, valeur refuge ancrée dans l’inconscient collectif
Ce réflexe n’est pas anodin. Il révèle la place centrale qu’occupe la pierre dans le projet de vie des Français. Posséder un bien, c’est accéder à une sécurité financière perçue comme plus solide que tout placement boursier — une épargne immobilière tangible, que l’on peut voir et toucher. Selon la Banque de France, l’immobilier représente en moyenne 60 % du patrimoine brut des ménages. Ce chiffre explique pourquoi l’accession à la propriété reste l’ambition numéro un, même quand les conditions de financement se durcissent.
Quels projets immobiliers font vraiment rêver les Français ?
La résidence principale en tête, le participatif sur le podium
Interrogés sur leur projet immobilier idéal, les Français placent la résidence principale en tête — sans surprise — avec 27 % des intentions. En deuxième position : l’achat locatif classique (15 %), suivi de près par la location courte durée ou saisonnière (11 %).
Mais c’est la troisième marche du podium qui retient l’attention : l’investissement participatif — financer des projets immobiliers à plusieurs — recueille 12 % des intentions, devançant même la résidence secondaire (8 %). Un signe clair que le modèle collectif s’installe durablement dans les esprits.

Un modèle alternatif qui gagne du terrain
Pourquoi ce modèle séduit-il autant ? Trois raisons se combinent. D’abord, l’exclusion bancaire croissante prive de nombreux ménages de tout accès au crédit classique. Ensuite, la hausse des prix dans les grandes agglomérations rend l’achat direct inaccessible pour une part grandissante de la population. Enfin, des plateformes comme Bricks.co ont rendu le crowdfunding immobilier lisible et concret pour l’investisseur particulier.
Concrètement, ce modèle se situe entre la pierre-papier classique (SCPI, OPCI) et l’achat direct. Il offre une gestion entièrement déléguée, un ticket d’entrée réduit et une diversification patrimoniale jusqu’alors réservée aux institutionnels. La logique est simple : mutualiser les risques tout en investissant dans des actifs immobiliers réels.
L’apport personnel, premier obstacle à la propriété
42 % des Français ont déjà renoncé à un projet faute d’apport
L’apport personnel, c’est le mur invisible qui brise les rêves immobiliers. Résidence principale, résidence secondaire, investissement locatif : 42 % des Français ont déjà abandonné un projet faute de fonds propres suffisants. Et 28 % supplémentaires craignent de se retrouver dans la même situation. Au total, plus de 2 Français sur 3 sont bloqués ou menacés par cet obstacle. Ce n’est pas une minorité — c’est la majorité.

Un phénomène qui touche toutes les catégories de Français
Ce blocage ne touche pas uniquement les ménages modestes. Les primo-accédants, les jeunes actifs, les célibataires des grandes villes : tous se heurtent à la même réalité. Les prix ont fortement progressé dans les métropoles, tandis que leur capacité d’emprunt stagne.
Résultat : leur taux d’endettement atteint le plafond réglementaire avant même qu’ils aient constitué un apport. Autrement dit, le système les exclut à double titre — par le prix et par la règle. C’est précisément cette demande structurelle que l’investissement immobilier participatif entend adresser : construire un patrimoine immobilier, même à petite échelle, sans passer par la case crédit.
Le crédit immobilier : un système bancaire à bout de souffle
Près d’1 Français sur 3 a essuyé un refus bancaire
Le constat est brutal : 32 % des Français se sont déjà vu refuser un crédit immobilier — ou ont été dissuadés de déposer un dossier. Cette exclusion bancaire ne frappe pas uniquement les profils fragiles. Elle touche aussi des primo-accédants solides et des investisseurs locatifs bien établis.
Dans le détail : 17 % ont essuyé un refus explicite, 10 % ont compris que leur dossier ne passerait pas avant même de le soumettre, et 5 % ont finalement trouvé un financement ailleurs, souvent via un courtier. Par ailleurs, 14 % des Français qui n’ont jamais demandé de crédit redoutent d’en subir un si jamais ils tentaient leur chance.

Les règles du HCSF, verrou supplémentaire pour les candidats à la propriété
Depuis septembre 2021, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) impose un plafond strict : taux d’effort maximum de 35 % (assurance incluse) et durée de crédit limitée à 25 ans (27 ans avec différé). Ces règles ont un effet mécanique : elles excluent du crédit une partie des ménages aux revenus médians, en particulier dans les zones où les prix sont les plus élevés.
L’investissement immobilier participatif, alternative crédible ?
62 % des Français prêts à investir dans la pierre à plusieurs
C’est le chiffre clé du sondage : 62 % des Français — soit près de 2 sur 3 — se déclarent prêts à investir dans l’immobilier participatif, à condition que le montant d’entrée soit accessible.

Comment fonctionne ce modèle concrètement ? Sur des plateformes comme Bricks.co, un projet immobilier est fractionné en obligations immobilières rémunérées. Chaque investisseur perçoit un rendement locatif mutualisé, sans jamais avoir à gérer le bien lui-même. Autrement dit : les avantages de l’immobilier, sans ses contraintes. Ce modèle n’est plus une niche. Il répond à une attente populaire massive — à condition d’y trouver transparence, ticket d’entrée abordable et clarté sur les risques.
35 % le considèrent déjà comme une vraie alternative à l’achat classique
Au-delà de l’intérêt de principe, 35 % des Français considèrent déjà l’investissement immobilier participatif comme une vraie alternative à l’achat classique.
Trois arguments les convainquent :
- accéder à l’immobilier sans acheter un bien en entier (11 %),
- démarrer avec un montant bien plus faible (16 %),
- ne pas avoir à gérer soi-même un bien (8 %).
Pourtant, 28 % restent sur la touche — non par scepticisme, mais par méconnaissance. C’est un signal clair : l’enjeu principal du secteur est aujourd’hui pédagogique.
Un cadre réglementaire qui rassure progressivement les investisseurs
Le cadre légal a évolué. Depuis 2021, les plateformes de crowdfunding immobilier doivent obtenir un agrément PSFP et se plier à des exigences strictes : transparence sur les projets, gestion documentée des risques, protection des investisseurs.
En pratique, cela signifie que chaque projet publié sur une plateforme comme Bricks.co doit afficher ses caractéristiques, son taux de rendement attendu et ses risques — noir sur blanc. C’est précisément cette lisibilité qui peut convaincre les 28 % de Français encore freinés par la méconnaissance du modèle. La réglementation, loin d’être un obstacle, devient ici un argument de confiance.
Une banque 100 % immobilier : l’idée qui séduit 65 % des Français
Crédit, épargne, participatif : le guichet unique de l’immobilier attire
65 % des Français seraient prêts à rejoindre une banque spécialisée à 100 % dans l’immobilier. L’idée ? Une plateforme unique — à la fois fintech et banque — qui regroupe crédit immobilier, épargne digitale, crowdfunding immobilier et accompagnement de projets. Tout au même endroit. À l’opposé, seuls 19 % resteraient fidèles à leur banque traditionnelle. Ce chiffre parle de lui-même : la rupture de confiance avec le modèle bancaire classique est profonde, et elle ouvre un espace considérable pour des acteurs alternatifs.
Tableau comparatif — Banque traditionnelle vs plateforme d’investissement immobilier participatif

Bricks.co vise à devenir la banque digitale de l’immobilier
Pour Cédric O’Neill, fondateur de Bricks.co, ces résultats ne font que confirmer ce qu’il observe sur le terrain chaque jour.
Sa conclusion est sans ambiguïté : « Un système bancaire traditionnel à bout de souffle, incapable de répondre aux nouvelles attentes des Français en matière d’immobilier. C’est précisément pour cela que nous avons annoncé notre projet de racheter une banque européenne : notre ambition n’est plus seulement de démocratiser l’investissement dans la pierre, mais de devenir la banque digitale de l’immobilier, en réunissant crédit, épargne et investissement participatif dans une seule application. »
⚠️ Investir dans des obligations immobilières comporte des risques, notamment celui de ne pas recevoir les intérêts attendus ou de perdre une partie ou la totalité du capital investi. N’investissez que l’argent dont vous n’avez pas besoin immédiatement, et diversifiez vos investissements.

