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Immobilier

Immobilier ancien : les tendances du marché au 1er semestre 2022

marché immobilier ancien au 1er semestre 2022

Le réseau CENTURY 21 présente les résultats de son étude sur le marché de l’immobilier ancien dans l’Hexagone. La période analysée s’étend entre le 1er semestre 2021 et le 1er semestre 2022. Cette analyse permet de comprendre les évolutions des prix et de l’activité en France, à Paris, en Île-de-France et en province.

La reprise de l’activité de l’immobilier ancien en France au 1er semestre 2022

Entre le 1er semestre 2021 et le 1er semestre 2022, les prix de l’immobilier ancien connaissent une forte hausse. Alors que les maisons accusent une progression de +10,7 %, les appartements affichent +7,4 %. En effet, un nouveau record de prix historique se présente (2 552 euros/m2 pour les maisons et 4 061 euros/m2 pour les appartements). À cause de ces niveaux de prix élevés, le marché est grandement impacté selon le réseau CENTURY 21.

immobilier ancien au 1er semestre 2022

Que s’est-il passé en France au 1er semestre 2022 ?

 

Toutefois, au 2e trimestre 2022, les tendances ont changé. Le mouvement haussier des prix s’est ralenti. Cette décélération est, d’ailleurs, plus marquée sur le segment des appartements que sur celui des maisons. Dans ce contexte, l’activité est redynamisée au 1er semestre 2022. Cette reprise concerne surtout le marché des appartements. Le rééquilibrage des prix a, en revanche, moins d’impact sur le marché des maisons.

Les montants moyens d’acquisition immobilière sont à des niveaux records (290 654 euros pour une maison et 240 961 euros pour un appartement). Au lieu de réduire la superficie des biens acquis, les acheteurs empruntent ainsi plus et augmentent leur apport personnel.

Concernant la répartition des transactions selon la destination des biens, l’évolution est négligeable :




  • les achats de résidence principale (63,4 %) ;
  • les investissements locatifs (29,8 %) ;
  • les achats de résidence secondaire (6,9 %).

Les transactions dédiées à l’investissement locatif ont reculé de -2,3 % sur un an. Celles liées aux achats de résidence secondaire sont en baisse de -6,3 %.

Une certaine stabilité des prix de l’immobilier ancien dans la capitale

Contrairement aux tendances nationales, les prix des logements anciens se stabilisent sur un an à Paris. Ainsi, on observe une légère hausse de +0,1 % entre le 1er semestre 2021 et le 1er semestre 2022. Toutefois, le niveau des prix se maintient à la hausse en comparaison à 2019. On assiste donc à un rééquilibrage des prix parisiens qui s’annonce prometteur pour le marché de l’immobilier ancien. D’ailleurs, le volume de transactions est en hausse de +17,3 % sur un an.

immobilier ancien à Paris au 1er semestre 2022

Que s’est-il passé à Paris au 1er semestre 2022 ?

 

Malgré cet enthousiasme, les délais de vente moyens augmentent considérablement. Puisqu’il fallait 44 jours pour vendre son bien en 2011 et qu’il en faut 78 jours en 2022 ! De fait, le budget moyen pour un achat immobilier à Paris reste le plus élevé en France. Un acquéreur doit, en effet, prévoir 535 480 euros en moyenne pour obtenir un appartement de 52 m2.

Parmi les transactions enregistrées dans la capitale, la part des investissements locatifs a reculé de -18,6 %. Elle s’établit à 26,3 % au 1er semestre 2022. Avec cette tendance baissière, on redoute une pénurie de logements à louer prochainement.

Sur le plan socioprofessionnel, les cadres supérieurs et les professions libérales réalisent 84,5 % des ventes parisiennes dans l’immobilier ancien. En revanche, les employés et les ouvriers représentent seulement 4,2 % des transactions.

Une forte progression des prix des maisons en Île-de-France

La crise sanitaire et les confinements ont encouragé les cadres parisiens à quitter la capitale pour emménager en périphérie. Ces acquéreurs ont souhaité profiter de plus d’espace et de verdure. Aujourd’hui, ce rêve immobilier est remis en cause.

Est-il toujours intéressant d’acheter une maison située loin de leur lieu de travail ? Les coûts du carburant et de l’énergie risquent de peser sur le budget de ces Parisiens. Malgré ce constat, le prix de l’immobilier ancien continue d’augmenter significativement en Île-de-France, du 1er semestre 2021 au 1er semestre 2022.

“ En Ile-de-France, ce sont les maisons qui tirent leur épingle du jeu. Leur prix moyen au m² atteint des sommets (3736€ le m²) avec pour corollaire un montant moyen d’acquisition record pour une maison francilienne (424 473€)… entrainant un ralentissement de l’activité.” – Charles MARINAKIS Président de Century 21 France.

C’est la première fois que la région a enregistré un montant moyen d’acquisition aussi élevé. Toutefois, l’activité est en retrait avec une chute de -10,6 % du volume de transactions sur un an.

immobilier ancien en IDF au 1er semestre 2022

Que s’est-il passé en IDF au 1er semestre 2022 ?

 

Au 1er semestre 2022, un rééquilibrage des prix s’opère. Grâce à une augmentation plus modérée des prix des maisons franciliennes, l’activité retrouve progressivement son dynamisme. Sur un an, les délais de vente diminuent pour s’établir à 61 jours sur le marché des maisons anciennes. C’est la plus courte durée depuis 2011.

Enfin, sur le segment des appartements, l’activité pâtit avec un recul de -5,3 % du 1er semestre 2021 au 1er semestre 2022. Les prix n’évoluent pas depuis un an et se situent à 4 622 euros/m2. Les délais de vente atteignent 73 jours en moyenne (+7 jours). Sur les derniers mois, cependant, la reprise de l’activité est particulièrement remarquable.

Des disparités dans les départements franciliens et en province

Dans les Hauts-de-Seine, une légère baisse du prix est constatée sur douze mois. Le segment des maisons affiche -17 % de recul et celui des appartements -1,9 %. Il s’agit du département le plus cher en Île-de-France (sans tenir compte de Paris). Ainsi, le prix moyen de l’immobilier ancien est de 6 438 euros/m2 pour les maisons, contre 7 269 euros/m2 pour les appartements.

Prix moyens au m2 par région et variation sur 12 mois

Prix moyens au m2 par région et variation sur 12 mois

 

En Seine-et-Marne, les hausses des prix sont les plus généralisées. Le marché des maisons connaît une hausse de +14,1 % sur un an, alors que celui des appartements affiche +12,8 %. Ainsi, ce département est considéré comme le moins cher dans la région. Le prix moyen du mètre carré s’établit à 2 787 euros pour les maisons et à 3 312 euros pour les appartements.

Dans le Val-de-Marne, l’activité est la moins dynamique de la région Île-de-France. Sur le marché des maisons, une baisse de -23 % est enregistrée sur douze mois. C’est notamment l’impact d’une forte hausse des prix (+11,6 %).

En province, la Provence-Alpes-Côte d’Azur a toujours la cote. L’évolution des prix y est particulièrement rapide sur un an. En effet, on observe une hausse de +15,5 % pour les maisons (4 270 euros/m2). Toutefois, le segment des appartements affiche une hausse de +10,8 % (4 508 euros/m2).

À l’inverse, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté, les progressions des prix sont modérées. Elles s’établissent à environ +7 % pour les maisons et varient entre +4,7 % et 5,3 % pour les appartements.

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Rédaction Monimmeuble

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