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Immobilier

Immobilier : 2021, une année de records (transactions, prix…)

Immobilier : 2021, une année de records (transactions, prix...)

Le marché de l’immobilier a affiché des chiffres particulièrement surprenants en 2021. L’année dernière, on a enregistré un nombre de transactions record : 1 200 000 logements vendus. Par ailleurs, les prix des logements ont progressé de +7,3 % au niveau national. Néanmoins, les acquéreurs ont profité d’un niveau de taux historiquement bas. Alors pour 2022, quelles sont les perspectives ?

Transactions immobilières : un nouveau record en 2021

Le marché immobilier dans l’ancien est resté dynamique, en dépit de la crise en 2021. Il a été amplifié par une forte hausse de la demande. Les taux de crédits bas et les niveaux d’épargne élevés ont ainsi encouragé les acquéreurs à sauter le pas. À la fin de l’année 2021, on a comptabilisé environ 1 200 000 transactions.

record des transactions en immobilier

 

D’ailleurs, c’est 12% de plus qu’en 2019. Cependant, depuis septembre 2021, le volume de transactions sur 12 mois glissants s’est stabilisé. Cette stagnation est due à la baisse de l’offre de logements à vendre et à la hausse des prix. En complément, avec l’approche des élections présidentielles, les acheteurs ont tendance à développer un certain attentisme.

Une hausse des prix de l’immobilier presque généralisée en 2021

On a noté une forte augmentation des prix de l’immobilier dans presque toute la France. Au mois de décembre, la hausse s’élève à +7,3 % sur un an. Dans la capitale, les prix du mètre carré dans l’ancien ont stagné depuis la pandémie (-0,1 % sur un an). Par contre, dans quasiment tous les autres territoires, la hausse des prix était importante.

Evolution des prix des logements

 

En province, on a observé une augmentation de +8,3 %. Dans les 10 plus grandes villes de province et dans la région d’Île-de-France hors Paris, la hausse semble connaître un léger ralentissement. Toutefois, dans le reste du territoire français, l’augmentation des prix s’est accélérée, notamment dans :




  • les villes littorales (+11,6 %) ;
  • les villes moyennes (+8,1 %) ;
  • les petites villes (+8,4 %) ;
  • les villes rurales (+8,3 %).

 

L’effet de la crise sanitaire est surtout notable, si l’on compare les 18 mois d’avant crise aux 18 mois suivants. Contrairement à Paris, les villes moyennes, petites, littorales et rurales ont connu une progression surprenante en matière d’immobilier.

évolution avant et depuis la crise sanitaire

Les territoires où les prix ont connu la plus forte hausse

En termes de hausse de prix de l’immobilier, La Roche-sur-Yon (2 513 euros par m2, +20 % sur un an) a devancé Brest (2 220 euros par m2, +17,6 %). Ces deux villes ont ainsi affiché les hausses parmi les plus importantes dans les 70 grandes villes étudiées par la FNAIM en 2021. Pourtant, plusieurs autres communes ont été remarquables, dont La Rochelle (4 903 euros par m2, +15 %) et Nancy (2 482 euros par m2, +14,3 %).

En termes de localisation géographique, le marché a connu une forte tension dans l’Ouest du pays. La carte de l’évolution des prix sur un an de la FNAIM l’a démontré. Les régions ayant connu les plus fortes hausses de prix sont la Bretagne (+15,1 %), le Pays de la Loire (+11,4 %) et la Normandie (+9,4 %).

En effet, la crise sanitaire a perturbé le phénomène de métropolisation qui s’est développé au cours de la décennie précédente. Elle a même fait naître un exode urbain. Néanmoins, cet exode reste peu conséquent. Il n’y avait pas d’afflux d’acquéreurs vers l’Ouest et les centres-villes ne sont pas pour autant délaissés.

Maintien du niveau des taux de crédits historiquement bas

Durant l’année 2021, les taux des crédits immobiliers ont continué de diminuer jusqu’à atteindre un niveau bas historique. Cela a contribué à maintenir le dynamisme du marché de l’immobilier dans le pays. De plus, grâce au soutien de l’État, les revenus des ménages ont été globalement préservés.

taux d'intérêt des crédits immobiliers

 

En effet, la moyenne des taux des crédits (hors négociations) était de 1,07 % en novembre 2021, selon la Banque de France. Par ailleurs, les taux d’intérêt demeurent particulièrement bas, même si l’inflation est plus importante en sortie de crise. Dans l’éventualité où l’inflation se prolonge, les taux longs pourraient connaitre une légère hausse.

Notons que les recommandations du Haut conseil de stabilité financière sont rendues obligatoires depuis le 1er janvier 2022. Néanmoins, cette évolution devrait être sans conséquence sur le marché de l’immobilier. Puisque les différents acteurs devraient déjà maîtriser ces recommandations et les respecter.

Les perspectives du marché de l’immobilier pour 2022

L’économie de notre pays a su résister à deux ans de crise sanitaire. En effet, par rapport à la période d’avant crise, les principaux indicateurs économiques sont encourageants. Désormais, le PIB atteint son niveau d’avant crise. Le pouvoir d’achat et le volume d’emplois salariés se situent même à des niveaux supérieurs. Par ailleurs, grâce aux mesures de soutien de l’État, les défaillances d’entreprises se révèlent moins nombreuses que celles enregistrées avant la crise.

Pour 2022, dans le contexte actuel, toutes les prévisions semblent improbables. Néanmoins, on pense que le marché de l’immobilier pourrait retrouver une certaine accalmie après le fort dynamisme de 2021. Il serait aussi difficile de croire que les ventes et les prix poursuivent leur progression. Cependant, le marché pourrait se consolider avec un volume de transactions élevé (mais inférieur à celui de l’année précédente). Les prix du mètre carré poursuivraient leur hausse (mais à un rythme moins soutenu), du fait de l’augmentation de l’attractivité des zones moins denses.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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