Fin des cotisations chômage : Comment baisser le coût de son crédit immobilier ?

Comment baisser le coût de son crédit immobilier ?
Comment baisser le coût de son crédit immobilier ?

Les cotisations salariales d’assurance chômage sont entièrement supprimées au 1er octobre 2018. Les emprunteurs salariés vont ainsi voir leur salaire net augmenter de plusieurs dizaines d’euros à la fin du mois. Un gain qui pourrait être utilisé pour baisser le coût de son crédit immobilier. Vousfinancer a fait les calculs…

 

Un gain de pouvoir d’achat dès le 1er octobre

 

Bonne nouvelle pour les Français, et notamment les emprunteurs : depuis le 1er octobre, les cotisations chômage des salariés du privé sont supprimées intégralement pour compenser la hausse de la CSG, entrainant ainsi une hausse des salaires nets de plusieurs dizaines d’euros sur la fiche de paie chaque mois.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 prévoyait en effet une disparition en deux temps de la cotisation salariale d’assurance chômage, qui a vu son taux baisser de 2,40% à 0,95 % en janvier 2018, avant de disparaitre au 1er octobre.

Ainsi au total, et même en tenant compte de la hausse de la CSG de 1,7 point, pour une personne au Smic, (1.498,5 € brut/mois), le gain net est de 7,4 €/mois depuis le 1er janvier et de 21,7 €/mois au total à partir du 1er octobre. Avec un salaire de 5.000 € brut, la hausse de salaire net est de 24,8 € par mois depuis 1er janvier et 72,3 € au 1er octobre.

Ce gain de pouvoir d’achat non négligeable a bien sûr vocation à être réinjecté dans l’économie en incitant les ménages a davantage consommer… Mais en suivant les conseils du courtier en crédit Vousfinancer.com, ceux qui ont déjà un crédit peuvent également faire le choix de le rembourser plus rapidement, en faisant jouer l’option de modularité du prêt. On augmente alors les mensualités de 10 à 30% pour diminuer la durée d’emprunt et le coût total.

 

Impact potentiel de la suppression des cotisations chômage pour les emprunteurs

 

Impact potentiel de la suppression des cotisations chômage pour les emprunteurs.
Source : Vousfinancer – Previssima

Dans chacun de ces exemples prenant le cas d’emprunteurs détenant un crédit égal à leur capacité d’emprunt maximale (33% d’endettement), le gain de salaire net en 2018 réinjecté dans la mensualité du prêt à partir de janvier 2019 permet de faire passer la durée totale du prêt de 240 mois à 227 mois, soit un gain de 1 an de remboursement, et une économie de 5% sur le coût total du crédit

 

La modularité : une option pour baisser le coût de son crédit immobilier

 

La modularité est une option proposée par la plupart des banques permettant aux emprunteurs de moduler leurs échéances de prêts à la hausse – en général dans la limite de 10 à 30 % de l’échéance – ou à la baisse, dans la limite d’un allongement de la durée du prêt de 2 ans.

Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer

Cette option est gratuite et son application doit être détaillée dans l’offre de prêt. Les emprunteurs doivent donc vérifier les conditions proposées par la banque au moment de la souscription du crédit.

Cette option peut généralement être utilisée au bout de 12 à 24 mois de remboursement, sur simple demande effectuée par courrier. Elle s’appliquera à la prochaine échéance, ou celle d’après, en fonction de la date de réception du courrier par la banque.

Dans le cas d’une demande de hausse de l’échéance supérieure à un certain seuil (souvent 10%), la banque se réserve le droit d’étudier à nouveau la capacité de remboursement et l’endettement de l’emprunteur avant de donner son accord.

L’évolution de l’échéance s’applique durant 12 mois minimum, mais elle peut être valable pour toute la durée restante du prêt. Le changement de mensualité doit être au minimum d’un montant équivalent à 2% de la mensualité ou 15 €, selon les banques.

A chaque demande de changement d’échéance, la banque calcule un nouveau tableau d’amortissement prenant en compte la hausse ou la baisse de la mensualité du crédit car la durée du prêt évolue, comme son coût total.