Enquête sur les risques sanitaires du réseau 5G : le résultat publié par l’ANSES

Enquête sur les risques sanitaires du réseau 5G : le résultat publié par l’ANSES

L’ANSES publie son rapport d’enquête sur les risques sanitaires du réseau 5G. Dans la continuité de ses travaux d’expertise sur les radiofréquences et l’incidence sur la santé, l’Anses estime peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques. Aussi, ce rapport confirme les choix du gouvernement sur le lancement de la 5G.

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Absence de risques sanitaires du réseau 5G à 3,5 GHz

Le Gouvernement a sollicité cette étude le 9 janvier 2019 avant le déploiement de la 5G dans le but d’assurer “la transparence et le dialogue”. En effet, le rapport est accessible au grand public. L’Arcep a ainsi délivré le calendrier d’attribution de la fréquence 3,5 GHz du réseau 5G. Elle a mené une étude comparative avec les rapports établis par les agences sanitaires étrangères. Elle en conclut le respect des valeurs limites d’exposition.

Risques sanitaires du réseau 5G

 

Les opérateurs de téléphonie mobile utilisaient déjà une bande de fréquences allant de 700 MHz à 2,1 GHz. D’ailleurs, l’ANSES a déjà réalisé des travaux sur les effets sanitaires d’exposition aux radiofréquences. Ils ont démontré l’absence de risques sanitaires relatifs à l’altération du fonctionnement cérébral. Les études concernaient également le problème de fertilité et le développement de cancer. Le réseau 5G est d’ailleurs comparable aux générations précédentes.

Pourtant, la quantité des données sera beaucoup plus importante afin d’éviter la saturation des réseaux. La 5G utilise désormais la bande 3,5 GHz pour la couverture dans des zones géographiques étendues, attribuée aux quatre opérateurs mobiles fin 2020. La bande 26 GHz viendra compléter le réseau dans quelques années, notamment pour la communication entre objets connectés.

Plan de renforcement des contrôles

Malgré les affirmations de l’ANSES, le Gouvernement lance des campagnes de mesure d’exposition depuis 2020. Elles ont pour but de recueillir des données au fil du déploiement. L’ANFR (Agence nationale des fréquences) compte réaliser 4 800 mesures spécifiques. Entre 2019 et 2021, elle a déjà effectué plus de 3 000 contrôles de puissance des antennes. De plus, l’agence a réalisé 70 contrôles de smartphone.

Toutes ces études permettent de déterminer les éventuels risques sanitaires du réseau 5G. Elles sont également nécessaires pour mieux connaître les effets sanitaires des bandes non ouvertes, notamment la 26 GHz.

Le déploiement du réseau 5G s’effectue principalement dans les zones très denses. Les générations existantes sont insuffisantes pour combler les attentes des utilisateurs. Avec le 5G, ils profiteront d’une connexion à très haut débit. Le transfert des données est plus rapide, même si elles sont en grande quantité. Quant aux entreprises et aux industries, ils se verront proposer des services plus adaptés à leurs besoins. Ils concernent différents domaines, en l’occurrence la réalité virtuelle, la télémédecine et les transports. Néanmoins, le déploiement de la bande 26 GHz dépend des résultats des études sur les risques sanitaires encore en cours.

Les études de risques sanitaires non complètes

Les données en possession de l’ANSES sont insuffisantes pour établir une conclusion définitive. Elle finance d’ailleurs différents projets de recherche depuis 10 ans. Elle utilise essentiellement les fonds publics pour le programme “radiofréquences et santé”. L’exposition de la population est en constante évolution, en parallèle avec les progrès technologiques. Les risques sanitaires sont donc inconnus dans le cadre d’une augmentation du parc d’antenne. En effet, celle-ci entraîne une hausse de l’utilisation des réseaux mobiles.

Les simulations disponibles indiquent une faible exposition des couches superficielles de l’œil ou de la peau. Elles concernent principalement la bande 26vGHz. De ce fait, l’ANSES publie tous ses travaux à ce sujet jusqu’au 1er juin 2021. Cette démarche a pour but de recueillir les commentaires et les avis de la communauté scientifique. Toutes les parties prenantes intéressées ont également la possibilité de s’exprimer. Après leur analyse et leur compilation, l’Agence publiera un nouveau rapport sur les risques sanitaires. En effet, les travaux de l’ANSES doivent se poursuivre et s’intensifier pour un déploiement vigilant et responsable de cette technologie.

“ Tout déploiement d’une nouvelle technologie, pour être accepté, nécessite d’être soutenu par la réalisation d’études sanitaires et environnementales documentées. C’est le travail que nous avons engagé d’une part avec l’ANSES sur les bandes 700 Mhz et 3,5 GHz et que nous allons poursuivre avec la bande 26 GHz, non utilisée à ce jour. C’est aussi l’enjeu de la feuille de route numérique et environnement. ” – Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

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