Bilan de la location meublée pour le premier trimestre 2021

Bilan de la location meublée pour le premier trimestre 2021

Lodgis dresse le bilan de la location meublée traditionnelle pour le premier trimestre 2021. Ce groupe figure d’ailleurs parmi les leaders de ce marché en Île-de-France. Il enregistre une hausse de 131 % sur le bail mobilité par rapport à la même période en 2020. Malgré la crise sanitaire, les chiffres permettent d’envisager de bonnes perspectives.

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Un bilan positif sur la location meublée

Plusieurs indicateurs sont au vert dans le secteur de la location meublée. Les baux de location signés connaissent une hausse de 32,6 %. Quant à ceux de la mobilité professionnelle, ils augmentent de 58 %. Les loyers connaissent aussi une croissance de 1,4 %, notamment à Paris.

Alexis Alban explique en détail la situation de la location meublée du premier trimestre 2021. Le directeur général adjoint de Lodgis tient compte des différentes conjonctures. Il met en avant le retour des locataires européens, ce qui amorce la hausse du bail mobilité. Effectivement, les entreprises reprennent leurs activités progressivement.

La location meublée sur de courtes durées intéresse de plus en plus les propriétaires. Cet engouement leur permet de profiter des avantages d’une location traditionnelle. Elle s’avère moins contraignante que le meublé touristique. Le nombre de réservations d’une location meublée est d’ailleurs en hausse pour l’été.

Le prix des loyers au mètre carré enregistre une baisse de – 8,6 % comparé au premier trimestre 2020. Il commence pourtant à augmenter dans certaines zones, notamment dans le Paris centre avec un taux de + 1,4 %. Cette tendance promet un retour à la normale du montant des loyers.

“ Après les baisses de loyers stratégiques et temporaires actées en fin d’année 2020 en raison de la crise, il est important de noter que la légère remontée des loyers, observée au début du trimestre, n’a pas empêché les propriétaires de trouver des locataires pour leurs biens. Ce qui laisse présager qu’un retour à la normale des loyers ne devrait pas avoir d’impact significatif sur la demande. ” – Alexis Alban, directeur général adjoint de Lodgis.

Locataires français : part de pourcentage élevé

La clientèle française représente 60 % des locataires durant le premier trimestre 2021. Ce chiffre est similaire à celui de 2020 à la même période. Néanmoins, les locataires sont toujours en mouvement. Ils quittent une location meublée pour un bien immobilier plus intéressant et plus abordable. Les différents confinements sont également à l’origine des mouvements inter-régions en France. Certains locataires décident même de s’installer dans les pays avec une situation plus stable.

location meublée - part des professionnels

Quant aux locataires européens, ils enregistrent une croissance de 0,8 %. La hausse de 1,4 % pour les locataires en provenance d’Amérique du Nord. En revanche, Lodgis constate une baisse des locataires asiatiques. Ils enregistrent un taux de -2 % dans la location meublée, par rapport à l’année 2020. Plus globalement, la part de professionnels en mobilité est en hausse (+6 %) et représente 59 % des locataires au premier trimestre 2021.

La baisse concerne aussi les étudiants avec un recul de 7 %. Ils représentent pourtant près de 30 % de ce type de location.

Location meublée : types de baux et décisions de la Cour de Cassation

Le bail résidence principale représente 32,8 % des accords signés au premier trimestre 2021. Quant au bail mobilité, il représente seulement 30 % du marché du meublé.

La Cour de Cassation vient d’ailleurs de publier ses décisions concernant la location meublée. Elles tendent à cadrer cette pratique. La durée de location augmente ainsi d’un mois. La crise sanitaire explique en partie ce contexte. De fait, la durée moyenne de location est de 7,4 mois au premier trimestre 2021, contre 6,3 mois au premier trimestre 2020.

“ Les dernières décisions de la Cour de Cassation permettent de donner un cadre aux pratiques de location meublée et c’est une bonne chose. Elles donnent aussi toute sa valeur au bail mobilité, véritable réponse et reconnaissance d’une mobilité de plus en plus importante, ce que nous saluons.” – Alexis Alban.

Toutefois, selon Alexis Alban, ces arrêts ne vont pas assez loin. En effet, il faudrait intégrer tous les usages et en particulier les nouveaux usages dans ce contexte qui va continuer d’évoluer dans les années à venir. Le bail mobilité doit encore évoluer notamment en élargissant les motifs d’éligibilité.

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