Échafaudages en copropriété : comment réduire le coût de vos travaux ?

Eric Balech, directeur commercial de SPEBI nous livre 4 conseils essentiels pour réaliser des économies sur les travaux de ravalement en copropriété. À partir de réalisations de chantiers et d’exemples illustrés, il nous explique comment optimiser les installations de chantier et les échafaudages en copropriété. Il nous alerte également sur des erreurs à ne pas commettre et qui peuvent vous coûter cher !

SPEBI en quelques mots…

SPEBI est une société qui traite des travaux en copropriété et qui a développé plusieurs métiers en interne. En effet, c’est une société qui fait du ravalement, de l’isolation thermique en intérieur et extérieur, du bardage, de l’étanchéité, des travaux de désamiantage. On peut dire que Spebi propose une offre s’étendant à l’ensemble des métiers du ravalement et de la rénovation. À noter, nous possédons notre propre structure d’échafaudages et de serrurerie. On a même développé un accompagnement spécifique de financement des travaux de rénovation énergétique en copropriété.

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SPEBI est devenue en 50 ans une référence du BTP en Île-de-France. Plus exactement, la société a pris son essor dans les années 2000, lorsqu’il y a eu les annonces en matière de rénovation énergétique. Nous avons alors poursuivi cette dynamique mise en place pour isoler les immeubles. C’est à partir de cette période que la société a commencé à faire une progression à deux chiffres tous les ans, pour atteindre 40 millions cette année.

Comment faire des économies sur vos travaux de ravalement en copropriété ?

Je m’adresse ici aux copropriétaires, maîtres d’œuvres et maîtres d’ouvrages. C’est une question essentielle lorsque l’on se lance dans un projet de ravalement en garantie décennale. Il faut savoir que l’on va se poser la question réellement tous les 30 ou 40 ans ! Alors, on ne va empiéter sur la qualité de l’ouvrage même si on veut essayer de réaliser des économies.

C’est dans cette optique que j’ai voulu partager avec vous quelques conseils qui permettent malgré tout de réaliser des économies ou tout du moins d’éviter que cela ne vous coûte plus cher ! Je vais donc vous parler dans un premier temps du cas de figure des copropriétés confrontées à la réglementation amiante. Ensuite, je vais aborder la question des installations de chantier et des frais de voirie. On va évoquer ensemble différentes astuces pour réduire le coût des échafaudages en copropriété. Puis, une question d’actualité sur les surcoûts des mesures sanitaires. Enfin, je terminerai par l’importance d’opter pour une rénovation énergétique globale de votre copropriété…

Ne pas aller au-delà de la réglementation amiante

Aujourd’hui, on s’appuie sur un cadre normatif relativement simple lorsqu’un immeuble est contaminé par de l’amiante. Si on va au-delà, on risque d’engager la copropriété dans des coûts très importants. En premier lieu, la copropriété doit fournir le diagnostic avant travaux (DAT) à l’entreprise au moment de la consultation. Cela évite aux copropriétaires d’avoir de mauvaises surprises par la suite. Car si l’entreprise n’est pas au courant, cela va rallonger les délais. Elle va refaire son devis en rajoutant une partie pour le traitement de l’amiante, etc.

C’est pourquoi, il est préférable de faire appel directement à une entreprise qui possède toutes les qualifications pour pratiquer le désamiantage. En cas de présence d’amiante, l’entreprise qui n’a pas la qualification devra faire appel à un désamianteur. C’est là que la facture peut vite grimper. Donc, il vaut mieux anticiper et vérifier si on est en présence d’amiante avant de lancer l’appel d’offres.

Car en définitive, l’entreprise qualifiée et équipée s’occupera de tout sauf de fournir le DAT bien entendu. L’entreprise prendra en charge la gestion administrative des dossiers, la sécurité sur place et la rédaction d’un rapport de fin d’intervention. Elle mettra en place un protocole de travaux avec amiante.

Optimiser les installations de chantier et les échafaudages en copropriété

Nous avons notre propre service d’échafaudages. Lorsque c’est possible, on essaie de s’installer dans la copropriété. Pourquoi ? Pour ne pas avoir à faire payer des frais de voirie qui peuvent s’avérer très importants selon les villes et les communes. En effet, cela peut aller de 0 € à 90 000 € pour 4 bungalows ! Pour un devis à 300 000 €, le ratio est énorme.

Aussi, on essaie de trouver une solution avec les copropriétaires. Parfois, on installera le cantonnement dans le local à vélo ou d’autres locaux mis à notre disposition pendant la durée du chantier. Toutefois, si on n’a aucun moyen de s’installer dans la résidence, on peut aussi envisager de s’installer en toiture avec des produits légers, démontables. Dans ce cas-là, on mettra en place ce qu’on appelle un lift, c’est un ascenseur. Cela permet de s’installer en hauteur. Aussi, on pourra avoir un lift complété d’une tour d’escalier au cas où l’ascenseur tomberait en panne… Bien sûr, ce n’est pas toujours possible, mais cela vaut la peine d’y penser pour réaliser de belles économies.

Opter pour les échafaudages les mieux adaptés et les économiques

Échafaudages tubulaires

Sur la partie échafaudages, il faut savoir qu’il existe deux sortes dont le coût peut aller du simple au double. En premier lieu, on pense à l’échafaudage classique dit tubulaire ou sur pied avec des escaliers internes et parfois un filet de protection. Celui-ci est mis en place dans le cas où il y a des risques d’éclats de béton et de supports. En général, on demande l’avis du coordinateur sanitaire sécurité (SPS).

échafaudages en copropriété
Source : SPEBI

Échafaudages sur plateforme suspendue

Il existe également un autre type d’échafaudages qu’on appelle “échafaudages sur plateforme suspendue”. Avec cette configuration, on va diviser par deux le coût en venant se piquer en haut, à l’étage, sur l’acrotère. On s’installe sur la toiture et on met en place une poulie pour faire monter et descendre.

Source : SPEBI

 

Toutefois, deux conditions doivent être réunies pour que cela soit possible. D’une part, il faut que l’on puisse se fixer en hauteur pour installer la poulie et d’autre part, la surface verticale doit être plate. Alors quelquefois on arrive à mixer un échafaudage tubulaire et un échafaudage sur plateau.

Échafaudages bi-mats

Après, dans le même esprit, on a aussi ce que l’on appelle un bi-mats. On va l’utiliser lorsque la charge dépasse les 200 kilos. En effet, c’est la limite fixée par l’échafaudage sur plateforme.

Source : SPEBI

 

C’est deux railles qui sont mises, une de chaque côté. On utilise le plus souvent ce procédé lorsqu’il y a du bardage. Précisons toutefois que l’on ne peut travailler qu’étage par étage. Ce qui peut plus long et plus couteux en définitive. C’est pourquoi, il y a une vraie réflexion en amont sur le choix des échafaudages.

La sapine d’échafaudages

Un peu en annexe, mais très utilisé à Paris, vous avez la sapine d’échafaudages. C’est pour répondre à la difficulté d’accéder aux cours intérieures des immeubles.

Source : SPEBI

 

C’est très utile pour l’installation de l’isolation thermique des façades cours, par exemple. Concrètement, comme on ne peut passer à travers l’immeuble alors on passe par-dessus.

Bien anticiper les surcoûts des mesures sanitaires et la hausse des matières premières

Un autre conseil pour faire des économies, c’est celui de prévoir le surcoût généré par la mise en place des mesures sanitaires. Pour un chantier d’un an, c’est une facture de 24 440 euros en moyenne. Sans parler du fait que si un compagnon est atteint de la covid, c’est l’ensemble de l’équipe qui est arrêtée. Cela on ne peut pas le prévoir. Par compte, il faut bien penser qu’il y a un coût supplémentaire pour l’entreprise qu’elle va répercuter sur la copropriété. D’ailleurs, l’entreprise peut facturer des travaux supplémentaires en cours de chantier.

Il y a pire encore ! C’est la hausse moyenne des matières premières, elle est actuellement de 35% sur l’ensemble des produits. Si l’on prend l’exemple d’un chantier à 1 million d’euros dont 200 000 € de produits. Faites le calcul, si vous devez majorer de 35 % le coût des fournitures et matériaux…

Vous l’avez compris, ce sont des sujets à aborder en amont avec l’entreprise pour se prémunir. Le conseil à retenir est celui de négocier un devis valide pendant deux ans. Ainsi, les prix seront fixés et stabilisés sur toute la période. Parce qu’il s’écoule déjà six mois entre la tenue de l’AG et la validation effective des travaux. Ensuite, il faudra attendre le déblocage des financements pour démarrer les travaux, c’est-à-dire un an plus tard… Pour faire simple, vous avez choisi votre entreprise, un an et demi, après, les travaux démarrent. S’il y a une hausse qui arrive entre-temps, comment faites-vous ?

Embarquer le maximum de travaux liés à la rénovation énergétique

Le dernier conseil est celui d’embarquer le maximum de travaux. Pourquoi ? Parce que vous allez réaliser des économies sur les installations de chantier et les échafaudages. Autant embarquer le maximum de travaux et assurer la couverture du bâtiment. Si je prends l’exemple de la résidence de l’Europe à Sèvres, on a fait la toiture, les fenêtres et l’isolation thermique des façades.

Essayons de tout embarquer, surtout qu’aujourd’hui, il y a des aides. C’est vraiment le conseil surtout si l’on projette des travaux de ravalements ou d’étanchéité de toiture.

En conclusion,

Ces quatre conseils vont vous permettre de réduire la facture des travaux de ravalement de votre copropriété. Pour réaliser des économies, il est important d’anticiper pour se prémunir contre les mauvaises surprises qui génèrent des surcoûts.

Adressez-vous à la bonne entreprise. Celle qui détiendra toutes les compétences, les qualifications et qui a peut-être en interne des ressources complémentaires. Comme un service spécifique pour les échafaudages ou une structure de désamiantage. Pour découvrir les références chantier de la société SPEBI, vous pouvez consulter les avis clients. Vous trouverez les 250 derniers chantiers, avec leurs adresses.

> Retrouvez toute l’actualité de notre partenaire SPEBI dans les pages de Monimmeuble.com

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