Crédits aux ménages : Une forte hausse des crédits à l’accession à la propriété

Crédits aux ménages : Une forte hausse des crédits à l'accession à la propriété
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Après deux crises économiques qui ont déstabilisé les ménages et les ont conduits à réviser leurs projets immobiliers et de consommation et à limiter leurs recours aux crédits, le taux de détention des crédits s’est nettement redressé en 2017. Il s’est établi à 47,8%, contre 46,4% une année auparavant.

Une forte hausse des crédits à l’accession à la propriété

Le taux de détention des crédits immobiliers continue sa progression, pour s’établir à un bon niveau en 2017 à 30,8% (contre 30,7% en 2016), sous l’effet combiné d’un dynamisme de la demande et de conditions de crédits toujours très favorables. La part des ménages qui accèdent à la propriété atteint un des niveaux les plus élevés observés depuis le début des années 2000 (23,1%).

Depuis deux années, en effet, la demande de crédits immobiliers bénéficie du dynamisme de l’accession à la propriété et de l’investissement locatif privé. En revanche, les crédits destinés au financement des travaux sont toujours en recul.

Les ménages sont plus attentifs à la préparation de leurs projets, comme la montée de l’apport personnel observée au cours des dernières années permet de l’illustrer : ce qui se traduit notamment par le maintien à bas niveau de la sinistralité bancaire. C’est aussi ce qui se constate pour les crédits à la consommation, avec le recentrage de leur usage afin de financer, pour l’essentiel, la réalisation de projets patrimoniaux et d’amélioration de leur cadre de vie.

Un sentiment d’amélioration de la situation financière depuis 3 ans

De meilleures conditions de crédits et une évolution plus favorable du pouvoir d’achat ont de quoi rendre les Français un peu plus optimistes. Ainsi en 2017, en réponse à l’amélioration ressentie de leur situation budgétaire et financière et à leur regain d’optimisme, les ménages estiment que le poids des charges de remboursement de leurs crédits s’est nettement allégé : 14,0% des ménages considèrent que les charges de remboursement sont trop ou beaucoup trop élevées (contre 15,0% en 2016, 15,4% en 2015 et 16,4% en 2014), alors que la part de ceux qui estiment que ces charges sont supportables ou très supportables progresse encore pour s’établir maintenant à 49,7% (contre 49,2% en 2016, 48,4% en 2015 et 47,3% en 2014).

Une demande de crédits qui se maintient à un haut niveau

Les intentions de souscription de crédits immobiliers se maintiennent à un niveau élevé de 5% pour 2017. Et côté crédit à la consommation, l’Observatoire des Crédits aux Ménages souligne également un redressement des intentions de souscription, pour atteindre 3,9% en 2017 (contre 3,6% en 2016).

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