CREBA : Un centre de ressources pour la réhabilitation responsable du bâti ancien

Le nouveau Centre de Ressources pour la Réhabilitation Responsable du Bâti Ancien (CREBA) est en ligne !

Le nouveau Centre de Ressources pour la Réhabilitation Responsable du Bâti Ancien (CREBA) est en ligne ! Son objectif, aider tous les professionnels du bâtiment à mener des réhabilitations de qualité du bâti ancien à la croisée des enjeux énergétiques, techniques et patrimoniaux.

 

Le bâti ancien, une cible toute particulière du parc existant à réhabiliter

 

Au cours de l’année 2015, la Loi pour la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV) a été adoptée. Cette loi est venue renforcer certains objectifs fixés depuis le Grenelle de l’Environnement, concernant le bâti existant.

Les enjeux sont très importants car il s’agit aujourd’hui de massifier la rénovation du parc en engageant des réhabilitations énergétiques à hauteur de 500.000 logements par an. Cette massification doit par ailleurs être accompagnée par une montée en compétences des professionnels et une amélioration de la qualité des travaux de rénovation, qui constituent deux objectifs fondamentaux du programme PACTE.

Parmi les logements qui constituent le parc existant, environ 33% soit près de 10 millions relèvent d’une typologie particulière, dénommée « bâti ancien ».

Le bâti ancien, qu’il soit en milieu rural ou urbain, est considéré réglementairement comme étant le bâti d’avant 1948.

Il recouvre en réalité l’ensemble des constructions constituées de matériaux traditionnels (pierre, pan de bois, terre crue, …), qui se dissocient fortement du bâti « moderne », construit massivement à partir des années 1950, selon des techniques et des matériaux industrialisés.

Ce bâti ancien, objet du projet CREBA, constitue ainsi une cible toute particulière du parc existant à réhabiliter. Il se situe en effet à la croisée de nombreux enjeux : environnementaux, culturels et techniques.

 

CREBA, une approche globale de la réhabilitation du bâti ancien

 

réhabilitation du bâti ancien
Une approche globale de la réhabilitation du bâti ancien.

Intégrer tous ces enjeux lors d’une réhabilitation énergétique nécessite de travailler impérativement dès la phase amont, en intégrant une approche globale, pour atteindre les objectifs et ne pas dégrader le bâti.

Un projet de réhabilitation d’un bâtiment ancien ne saurait donc se limiter à un objectif de réduction des consommations énergétiques. Il doit au contraire suivre une approche globale fondée sur un diagnostic complet d’un état existant donné et un choix de solutions justifié par une évaluation multi-critères intégrant les dimensions patrimoniale, énergétique et technique du bâtiment.

Une telle opération de réhabilitation « responsable » d’un bâti ancien ne répond, a priori, à aucune solution de réhabilitation « type ». Elle doit pouvoir justifier d’une approche globale et contextualisée du projet, depuis la phase diagnostic jusqu’au choix des solutions d’amélioration de la performance énergétique et à leur mise en œuvre.

 

Rassembler les professionnels du secteur autour d’une méthode commune

 

Cette plateforme en ligne imaginée et conçue par cinq partenaires institutionnels est destinée aux professionnels du bâtiment (maîtres d’œuvres, architectes, bureaux d’études, artisans, prescripteurs, techniciens, experts, chercheurs…) et, plus globalement, à tous les porteurs de projets de réhabilitation d’un bâti ancien.

Cet outil d’aide à la décision globale est une adaptation au contexte français de la « Guidance Wheel » créée par l’association britannique Sustainable Traditional Buildings Alliance (STBA). Il se présente sous la forme d’une « roue » permettant de comparer différentes solutions de réhabilitation du point de vue technique, patrimonial et énergétique.

Réhabilitation Responsable du Bâti Ancien
Un outil d’aide à la décision globale.

Cet outil permet également de repérer les points de vigilance associés à ces différentes solutions et de composer des bouquets de travaux responsables. En testant avec la roue plusieurs bouquets de travaux envisagés sur un édifice, le porteur de projet obtiendra un rapport de synthèse présentant les risques potentiels des travaux pouvant porter atteinte soit à la richesse patrimoniale de l’édifice concerné soit à l’efficacité énergétique souhaitée.

La méthode d’évaluation, fondée sur un principe de risques-avantages, permet d’identifier les meilleures mesures et d’éliminer celles qui sont inadaptées. L’outil ne donne pas une solution « clé en main » mais a une vocation pédagogique et constitue une aide à la nécessaire approche globale qui doit être menée sur une opération de réhabilitation.

Enfin, une charte élaborée par les membres du comité de pilotage de CREBA vient définir les valeurs communes des partenaires autour de la notion de « réhabilitation responsable ». Cette charte, constitue un référentiel pour le bâti ancien construit avant 1948 avec des matériaux et des techniques traditionnels.