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Développement durable

Ampoules basse consommation : éclairage et économies durables

ampoules basse consommation

De nouvelles technologies contribuent à la réduction de la consommation d’énergie en matière d’éclairage. Les ampoules basse consommation fluocompactes et LED remplacent progressivement les lampes incandescentes. Ces dernières ne sont d’ailleurs plus autorisées à la vente depuis le 1er janvier 2013. Par ailleurs, les fabricants de luminaires doivent intégrer les principes de l’éco-conception dès la phase développement de leurs produits.

Sommaire

Ampoules basse consommation : plus d’engagement environnemental et d’économie d’énergie

Les ampoules à économie d’énergie remplacent désormais les ampoules à incandescence. Ainsi, les lampes basse consommation de classes énergétique ABC ont précédé l’arrivée des LED. Elles sont bien moins énergivores que les ampoules classiques, mais restent moins performantes que les LED. En effet, il est important de comprendre leurs caractéristiques et savoir distinguer la qualité et l’intensité de l’éclairage. En matière d’éclairage, quelle est la lampe la plus économique ?

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Le recyclage des ampoules basse consommation permet de préserver les ressources naturelles

Les lampes fluocompactes ou fluorescentes

Les ampoules fluorescentes ou fluocompactes appelées plus communément « néons » ont un rendement lumineux 4 à 5 fois supérieur aux lampes incandescentes. En effet, l’énergie consommée est 5 fois moindre avec la fluorescence pour obtenir le même flux lumineux !

De plus, la durée de vie d’une lampe fluorescente est 10 fois supérieures : 10000 heures contre 1000 heures. Ce qui permet de réduire les frais d’exploitation et d’espacer les opérations de maintenance. Ces lampes fluocompactes émettent des ondes basses fréquences, de 50 à 500 Hz, dans le spectre électromagnétique sans aucune nocivité.

Des ampoules équipées d’un ballast électronique intégré ou séparé

D’ailleurs, elles sont toutes équipées d’un ballast électronique intégré ou séparé. Ces composants électroniques permettent de réaliser jusqu’à 20% d’économies d’énergie supplémentaires tout en allongeant la durée de vie de la lampe. Précisons que les lampes à ballast séparé sont destinées aux standards des luminaires professionnels. Tandis que les caractéristiques des lampes à ballast intégré sont réservées au seul éclairage domestique.




En effet, on peut être amené à utiliser des lampes dites “professionnelles”. Ces dernières sont recommandées dans des luminaires fermés et/ou étanches. Ainsi, elles seront utilisées pour des éclairages de type hublot ou pour les blocs autonomes d’éclairage de sécurité ou en éclairage de secours.

Cette technique facilite grandement le “relamping” puisqu’il est alors limité au changement des ampoules. On garde le ballast afin de simplifier le recyclage. À cet effet, la lampe de qualité professionnelle supporte les contraintes des allumages fréquents liés aux détecteurs de mouvement et minuteries. Rappelons que l’affichage de la classe énergétique des ampoules, de A pour les plus économes à la classe G pour les plus énergivores est obligatoire sur leur emballage.

Les LED (Light Emission Diode), ou lampe à diode électroluminescente

Ces types d’ampoules basse consommation sont équipées de semi-conduteurs qui s’éclairent au passage du courant. L’ampoule LED possède aujourd’hui des composants matures :

  • qualité d’éclairage,
  • économie d’énergie,
  • durée de vie : 3 à 4 fois plus longue qu’une lampe fluorescente,
  • quasi-absence d’entretien ou de relamping.

Les lampes à diodes électroluminescentes offrent un large choix de couleurs et une vaste gamme de degrés de luminosité. Ainsi, la température de couleur peut être plutôt faible, blanc dit “léger” : 3 500 à 4 500 K. En effet, l’échelle de température de couleur se mesure en degrés Kelvin (K), elle s’étend entre 2 500 K et 8 000 K. Ainsi pour le blanc dit “ivoire”, elle sera plus importante de l’ordre de 6 500 à 8 000 K. Enfin, la couleur chaude sera recommandée pour les sanitaires et la couleur froide pour les lieux de passage demandant un éclairage lumière du jour.

Par ailleurs, les Lampes LED présentent une efficacité énergétique intéressante. Car, elles sont insensibles aux allumages et extinctions répétés sur de courtes périodes de fonctionnement. Elles sont donc recommandées pour l’éclairage des couloirs et des cages d’escalier commandé par minuteries ou détecteurs de mouvement. Aussi, ces lampes peuvent être intégrées dans la plupart des luminaires existants.

De plus, les LED qui ne contiennent pas de mercure, sont parfaitement recyclables. Notons que les lampes qui contiennent du mercure supportent une éco-contribution à l’achat. C’est le cas des tubes fluorescents -ou néons-, lampes fluo-compactes, à iodure métallique, aux halogénures métalliques, sodium, à vapeur de mercure, etc. doivent être recyclées en fin de vie.

La collecte et le recyclage des ampoules basse consommation

Un produit agit sur l’environnement tout au long de son cycle de vie. Fort de ce constat, les fabricants de luminaires doivent intégrer les principes de l’éco-conception dès la phase développement de leurs produits. Ils proposent par ailleurs des solutions innovantes : détection embarquée, préavis d’extinction, veille, etc. Celles-ci sont particulièrement adaptées aux réglementations thermiques et aux constructions environnementales : démarche H.Q.E.®, label H.P.E., etc.

Quasiment tous les équipements électriques et électroniques contiennent des matériaux pouvant être dangereux pour l’environnement ou la santé humaine. Ainsi, pour respecter les normes de sécurité sanitaire, ils doivent être collectés séparément. Ensuite, ils sont traités dans des centres répondant aux normes ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement).

Comment éliminer les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) ?

En effet, les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont définis par le Code de l’environnement (article 543-172). Ainsi, ce sont des équipements fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques. Ils sont conçus pour être utilisés à une tension ne dépassant pas 1 000 volts en courant alternatif et 1 500 volts en courant continu.

Les lampes usagées sont visées par le décret DEEE n°2005-829 du 20 juillet 2005. Elles ont des particularités qui les différencient de la plupart des autres déchets :

  • elles représentent environ 1% du poids des DEEE à traiter soit près de 80 millions de lampes mises sur le marché chaque année,
  • leur grande fragilité exige des précautions de manipulation tout au long de la filière,
  • elles contiennent des substances dangereuses, même en faible quantité,
  • l’absence de différenciation des ampoules entre le marché professionnel et le marché ménager ne permet pas une approche sélective de leur collecte,
  • pour les producteurs, le coût de collecte et de recyclage des lampes peut atteindre jusqu’à 50% de leur prix de vente.

Les ampoules basse consommation usagées ont leur propre filière d’élimination

À cet effet, les producteurs d’équipements électriques et électroniques ont l’obligation d’assurer l’enlèvement et le traitement de leurs produits en fin de vie. C’est pourquoi, l’entreprise doit prévoir les étapes suivantes :

  • la collecte,
  • le tri ainsi que le traitement sélectif,
  • la valorisation des déchets.

Toutefois, ces tâches peuvent être confiées à des éco-organismes agréés. D’ailleurs, les ampoules basse consommation usagées ont leur propre filière d’élimination, orchestrée par léco-organisme ECOSYSTEM. Sont concernées toutes les lampes à décharge et LED qui portent le symbole « poubelle barrée ». Cela comprend également, les luminaires intérieurs et extérieurs, y compris leurs organes de commande et leurs alimentations, destinés aux usages professionnels.

À noter, les ampoules à filament (incandescence ou halogène) doivent être éliminées en prenant soin de ne pas les jeter dans les contenaires réservés au verre.

L’éco-participation sur les équipements électriques

Cette contribution permet aux éco-organismes d’assurer la collecte, la dépollution et le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).

Cette éco-participation correspond au montant payé par les producteurs pour chaque équipement ménager mis sur le marché. De fait, elle est répercutée à l’identique et de manière visible jusqu’au consommateur final. Elle se rajoute sur les factures de vente de tout nouvel équipement électrique et électronique ménager, en plus du prix unitaire du produit. Elle est non négociable et ne peut en aucun cas faire partie des remises accordées entre le vendeur et le client final.

Le montant unitaire de cette Eco-participation est de 0,20 euro HT soit 0,30 euro TTC par lampe LED mise sur le marché. Elle permet de financer la fourniture de conteneurs, l’enlèvement, le transport et le recyclage des lampes. Mais, également, la communication et les moyens humains et techniques nécessaires au bon contrôle de la filière.

Le distributeur a l’obligation de reprendre les lampes usagées de ses clients

À savoir, le distributeur a l’obligation de reprendre les lampes usagées de ses clients dans la limite des quantités achetées (reprise « 1 pour 1 »). C’est pourquoi, les détenteurs de lampes usagées peuvent donc les rapporter chez leur commerçant, en grande surface, dans leur magasin de bricolage, etc. lors de l’achat d’éclairages ou de lampes neuves. De même, l’électricien ou le prestataire de maintenance ou d’installation, dans le cadre d’un service marchand, pourra aussi apporter les lampes usagées de son client à un point de collecte.

Le recyclage des ampoules basse consommation permet de préserver les ressources naturelles

En effet, le recyclage des ampoules basse consommation permet de préserver les ressources naturelles. De sorte que l’on arrive à réduire fortement le volume de déchets. Puisque les lampes sont recyclables à près de 93% de leur composition. Sans compter que l’on utilise le verre d’ampoules usagées pour fabriquer de nouvelles lampes.

Par ailleurs, grâce à l’utilisation des débris de verre, il est possible d’économiser 700 kg de sable par tonne de verre fabriqué. Enfin, le recyclage favorise la récupération des substances toxiques. ce qui évite de les rejeter dans l’atmosphère ou dans les sols.

À cet égard, les déclarations environnementales sont des messages portés par les produits ou leurs emballages sous forme de textes explicatifs ou de pictogrammes. Parmi les déclarations environnementales, on distingue :

  • Les écolabels. L’écolabel national est NF-Environnement, propriété d’AFNOR-Certification. Il apporte la double garantie “qualité du produit” et “performances environnementales”.
  • Les auto-déclarations. Il s’agit de déclarations émises sous la seule responsabilité d’un fabricant ou d’un distributeur. Par exemple : les marques vertes, déclarations concernant la recyclabilité, la biodégradabilité, etc.
  • Les éco-profils. Ces déclarations consistent en une retranscription de la carte d’identité environnementale du produit. Ainsi, elle présente les principaux impacts environnementaux du produit sur l’ensemble de son cycle de vie.
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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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