Dans cette interview, Arnaud Riou, Responsable Grands Comptes chez agconnect, nous présente la solution développée par Immosquare pour transformer l’organisation des assemblées générales en copropriété. Face aux nouveaux usages et aux exigences croissantes des copropriétaires, agconnect propose une plateforme complète pour digitaliser l’AG hybride en copropriété, de la préparation jusqu’au suivi des décisions. Découvrez comment cette solution franco-canadienne répond aux défis quotidiens des syndics et gestionnaires immobiliers.
Sommaire :
- Pouvez-vous nous présenter agconnect en quelques mots ?
- Comment la copropriété a-t-elle évolué, et pourquoi l’AG est-elle devenue un moment stratégique ?
- Pourquoi l’organisation d’une AG reste-t-elle un défi opérationnel pour les cabinets ?
- En quoi agconnect transforme-t-il concrètement la préparation, la tenue et le suivi d’une AG ?
- Quels changements observez-vous chez les syndics qui ont adopté agconnect ?
- L’AG hybride va-t-elle devenir la norme ? Quel rôle jouera agconnect dans cette évolution ?
Pouvez-vous nous présenter agconnect en quelques mots ?
Arnaud Riou. agconnect est un produit d’Immosquare, société franco-canadienne spécialisée dans le développement d’outils logiciels pour le secteur de l’immobilier. Nous opérons en France, en Belgique, au Luxembourg et au Québec. Immosquare propose plusieurs solutions métiers — transaction, partage de mandat — mais agconnect est notre offre dédiée à la copropriété. Elle couvre l’intégralité du processus d’assemblée générale, qu’elle soit tenue en présentiel, à distance ou en mode hybride.
Nous sommes au cœur des immeubles et des métiers depuis plusieurs années. Cela nous donne une vision concrète de la façon dont la copropriété évolue. Certaines constantes demeurent, mais des moments clés rythment la vie d’une copropriété — et l’assemblée générale annuelle en est le plus important.
Comment la copropriété a-t-elle évolué, et pourquoi l’AG est-elle devenue un moment stratégique ?
Arnaud Riou. Le secteur a traversé plusieurs vagues de transformation. Jusqu’aux années 2000, la priorité portait essentiellement sur la comptabilité. Entre 2005 et 2010, une première vague de digitalisation est arrivée. Les éditeurs de logiciels ont développé des fonctionnalités CRM, des outils de gestion documentaire, des espaces clients en ligne. Les copropriétaires ont commencé à accéder à leurs PV d’AG, leurs règlements de copropriété et leurs comptes en ligne. La communication a migré du courrier vers le mail.
Depuis lors, l’accélération s’est poursuivie. Des solutions SaaS sont apparues, interconnectées avec des outils de la proptech : suivi des interventions, éditique, signature électronique. Le secteur, longtemps figé, est aujourd’hui plus numérique, plus transparent, plus participatif. On le voit concrètement avec l’apparition des groupes WhatsApp dans les copropriétés.
Puis le Covid est arrivé, et il a forcé une transformation supplémentaire : la digitalisation de l’AG elle-même. Or, l’AG est le moment où le syndic est visible. C’est là que se décide le renouvellement de son mandat. C’est donc un moment stratégique, à ne pas rater !
« Souvent reléguée au second plan dans les logiciels métiers, l’assemblée générale pâtit surtout d’un manque de temps dédié à son optimisation. C’est précisément le chantier qu’Immosquare ouvre, porté par les avancées de l’intelligence artificielle. »
Pourquoi l’organisation d’une AG reste-t-elle un défi opérationnel pour les cabinets ?
Arnaud Riou. Organiser une AG suppose d’abord de réunir suffisamment de participants. C’est un pari, et cela demande un travail de fond en amont. Or, les gestionnaires n’ont pas de visibilité sur la participation à venir. Au mieux, ils ont une intuition. Mais ils manquent d’outils pour anticiper et relancer efficacement.
Par ailleurs, les copropriétaires présents veulent des AG plus courtes. Ils souhaitent participer, mais leur mode de vie évolue : déplacements professionnels, télétravail, résidences éloignées. Certains ne peuvent tout simplement pas se déplacer — et ils trouvent cela injuste. Ainsi, 89 % des gestionnaires avec qui nous échangeons nous ont dit avoir déjà reçu des demandes de participation à distance. Pourtant, organiser une AG via Teams ou Zoom, c’est prendre un risque juridique réel : annulation possible, absence de traçabilité, votes non sécurisés.
Enfin, il y a des coûts : location de salle, reconvocations en cas d’insuffisance de quorum. Tout cela pèse sur les cabinets. Et c’est dans ce contexte qu’agconnect a été créée.
En quoi agconnect transforme-t-il concrètement la préparation, la tenue et le suivi d’une AG ?
Arnaud Riou. Notre mission est de digitaliser l’intégralité du processus d’AG. Pas uniquement d’intégrer de la visioconférence — pour cela, il suffirait d’ajouter un Zoom. Notre approche est différente : agconnect gère l’AG en présentiel, en distanciel et en hybride, en fusionnant plusieurs technologies pour s’affranchir de la contrainte géographique tout en renforçant la sécurité.
Avant l’AG : préparer et anticiper
En amont, les copropriétaires reçoivent une invitation par mail. Ils indiquent leur mode de participation — présentiel, distance ou vote par correspondance. Cela permet au gestionnaire d’avoir une estimation du taux de participation bien avant la date, ce qui réduit le risque de reconvocation. Les VPC (votes par correspondance) et procurations sont saisis en ligne directement par les copropriétaires, sans que le gestionnaire ait à traiter du papier.
Pendant l’AG : fluidifier et sécuriser
agconnect est l’inventeur du vote par correspondance en ligne, désormais repris par de nombreux logiciels métiers. Pendant la séance, les votes arrivent simultanément depuis tous les modes de participation. Plus besoin de prendre les voix nominativement : les résultats s’affichent en temps réel, avec graphiques et détail pour-contre. La feuille de présence est signée numériquement, y compris par les participants à distance. Le gestionnaire peut s’appuyer sur un co-animateur — en salle, à l’agence, en télétravail — ou faire appel à un « agconnecter », un assistant technique proposé en option par agconnect.
Après l’AG : clôturer en un clic
En fin de séance, un clic suffit pour générer le PV (procès verbal) signé par avis électronique. Les copropriétaires accèdent immédiatement à toutes les informations : votes, résultats, débats. Ils n’attendent plus la réception du PV pour savoir ce qui s’est décidé.
« On digitalise le processus, pas pour déshumaniser l’AG, mais au contraire pour augmenter la participation et le temps consacré au débat, tout en gagnant du temps sur des tâches non essentielles. »
Quels changements observez-vous chez les syndics qui ont adopté agconnect ?
Arnaud Riou. Le premier changement, c’est l’image. Les gestionnaires en parlent beaucoup. Avec agconnect, l’image du syndic se transforme : plus moderne, plus transparent, plus proche de ses copropriétaires. L’affichage graphique des résultats de vote en temps réel, consultable après l’AG, renforce cette transparence.
Ensuite, l’adoption de l’AG hybride élargit la participation à de nouvelles personnes. Ce ne sont pas les mêmes copropriétaires qui abandonnent le présentiel pour le distanciel — c’est une population nouvelle, qui ne pouvait tout simplement pas venir auparavant. Ainsi, on renforce la démocratie au sein de la copropriété : les votes deviennent plus représentatifs.
Le troisième changement notable, c’est le gain de temps. Moins de reconvocations, moins de VPC et procurations à gérer manuellement, relances automatiques avant l’AG. Et, paradoxalement, plus on a de participants à distance avec agconnect, moins le gestionnaire a de travail — c’est l’inverse d’un outil de visio classique, où chaque participant distant génère des tâches supplémentaires.
L’AG hybride va-t-elle devenir la norme ? Quel rôle jouera agconnect dans cette évolution ?
Arnaud Riou. L’AG hybride en copropriété est déjà la norme pour tous nos clients depuis cinq à six ans. Les raisons varient selon les cabinets : améliorer le taux de participation, moderniser l’image de l’agence, gérer des copropriétés avec résidences de service dispersées géographiquement. Mais le mouvement est là, et il s’accélère.
Aujourd’hui, 85 % des gestionnaires avec qui nous échangeons ont déjà organisé une AG hybride ou en visio. Parmi eux, 17 % reconnaissent l’avoir fait de façon amateur. Notre objectif : permettre à 100 % des cabinets de passer à l’hybride de manière vraiment professionnelle. D’autant que 566 000 copropriétaires se sont déjà connectés aux AG de nos clients — c’est une expérience considérable.
Notre rôle dans cette évolution repose sur plusieurs axes. Sécuriser juridiquement les AG avec historiques de connexion, traçabilité et certificat de preuve. Contribuer à la démarche éco-responsable : moins de déplacements, moins de papier, signature électronique. Développer les passerelles avec les logiciels métiers — nous en avons déjà plus d’une dizaine. Et surtout, accompagner les agences dans la transition, avec un support téléphonique jusqu’à 22h les jours d’AG, un interlocuteur dédié et une présence optionnelle à distance lors des séances.
Car avoir de bons outils sans savoir les utiliser ne suffit pas. Beaucoup de gestionnaires souhaitent passer à l’hybride, mais ils veulent être accompagnés. C’est notre rôle d’éditeur spécialisé sur ce créneau.
« L’IA représente la prochaine vague. Elle est déjà présente. Et agconnect entend bien l’intégrer pour continuer à faire évoluer la tenue des assemblées générales. »
En somme, agconnect se positionne comme la solution de référence pour digitaliser l’AG hybride en copropriété, en combinant technologie, sécurité juridique et accompagnement humain. Syndics professionnels ou bénévoles, gestionnaires de portefeuille, n’hésitez pas à contacter agconnect pour bénéficier d’une démonstration personnalisée.

