Le logement est-il encore un droit ou est-il devenu un privilège ? En septembre 2026, Leocare, néo-assurance 100 % digitale, publie en partenariat avec l’institut Discurv une étude inédite sur le rapport des Français au coût du logement. Les résultats sont sans appel : 91 % des Français estiment qu’il est plus difficile de se loger aujourd’hui qu’il y a dix ans. Derrière les statistiques, des vacances sacrifiées, un chauffage coupé, une assurance rognée. Le coût du logement ne pèse plus seulement sur les finances des Français — il réoriente leurs projets, bloque leurs mobilités, creuse les inégalités. Les données de 2026 sont sans appel.
Sommaire :
- Se loger en France : un droit qui ressemble à un luxe ?
- Le coût du logement dévore le budget des ménages
- Quels sacrifices les Français font-ils pour se loger ?
- L’assurance habitation, victime collatérale du coût du logement
À retenir — Coût du logement en France en 2026
- Le coût du logement est perçu comme un luxe par 53 % des Français en 2026.
- 91 % des Français estiment qu’il est plus difficile de se loger qu’il y a dix ans.
- 63 % des ménages consacrent entre 20 et 50 % de leurs dépenses totales au logement.
- 39 % des Français ont renoncé à des vacances ou des loisirs pour assumer leur loyer ou leur crédit.
- 13 % ont réduit les garanties de leur assurance habitation pour faire des économies.

Se loger en France : un droit qui ressemble à un luxe ?
Le verdict des Français : se loger n’a jamais été aussi difficile
Le chiffre est brutal. Selon l’étude Leocare / Discurv publiée le 8 septembre 2026, 91 % des Français estiment qu’il est plus difficile de se loger aujourd’hui qu’il y a dix ans. Ce sentiment traverse toutes les catégories sociales, qu’il s’agisse de la location ou de l’accession à la propriété. Il traduit une tension structurelle sur le marché immobilier, installée durablement depuis plusieurs années.
Mais le plus révélateur reste ce chiffre : 53 % des Français jugent que se loger en 2026 est essentiel… mais n’est plus accessible à tous. Le logement, longtemps considéré comme un besoin fondamental, bascule progressivement dans la catégorie des biens rares. Un luxe d’un genre nouveau : non pas celui de l’opulence, mais celui de l’exclusion.
Des dossiers refusés qui bloquent les parcours résidentiels
Au-delà de la perception, les blocages sont bien concrets. Sur un marché locatif de plus en plus sélectif, avoir les ressources financières nécessaires ne suffit plus. Les bailleurs exigent des taux d’effort inférieurs à 33 %, des garanties solides et une maîtrise des charges locatives. Le paradoxe est saisissant : avoir les moyens ne garantit plus d’obtenir un logement.
Les conséquences sont lourdes. 35 % des Français ont renoncé à louer après un refus. 28 % ont abandonné un projet d’achat suite à un refus bancaire. Ces renoncements ne sont pas anodins. Ils retardent des projets de vie, freinent les mobilités professionnelles et alimentent une fracture résidentielle croissante entre ceux qui accèdent au logement et ceux qui en sont durablement exclus.

Le coût du logement dévore le budget des ménages
Une part du budget qui ne cesse de croître
Le coût du logement s’est imposé comme le premier poste de dépenses des ménages français. Concrètement, 63 % des Français y consacrent de 20 à 50 % de leurs dépenses totales. Pour 47 % d’entre eux, le loyer ou la mensualité de crédit est la dépense la plus contraignante du foyer – devant l’alimentation, les transports ou la santé.
Pourquoi cette explosion ? En contexte d’inflation persistante, les charges, les dépenses énergétiques et les taxes ont progressé plus vite que les revenus. Le logement est ainsi devenu une dépense contrainte : incompressible, prioritaire, qui absorbe une part croissante du pouvoir d’achat. Les marges de manœuvre financières des ménages s’en trouvent mécaniquement réduites.
La hausse des charges, première source d’inquiétude
Le loyer ou la mensualité ne sont plus les seules variables qui pèsent. 42 % des Français pointent la hausse régulière des charges comme leur principale préoccupation. Et pour cause : énergie, taxes foncières, charges de copropriété, assurances — tous ces postes progressent, souvent de façon imprévisible. Ils s’accumulent et transforment le logement en une charge globale difficile à anticiper et de plus en plus lourde à porter.

Quels sacrifices les Français font-ils pour se loger ?
Vacances, loisirs, chauffage : des arbitrages qui interrogent
La pression du coût du logement dépasse le simple arbitrage budgétaire. Elle empiète sur la qualité de vie. 39 % des Français ont renoncé à des vacances ou à des loisirs pour boucler leur loyer ou rembourser leur crédit. C’est près de 4 Français sur 10.
Plus préoccupant encore : 21 % affirment avoir réduit leur chauffage pour faire face à leurs dépenses de logement. Réduire le chauffage en hiver, dans un parc immobilier souvent mal isolé, expose les occupants — et notamment les plus fragiles — à des risques réels pour leur santé. La précarité énergétique, longtemps associée aux foyers très modestes, touche désormais des profils bien plus larges.
Le logement freine les projets de vie
Au-delà du quotidien, c’est toute une trajectoire de vie qui se trouve compromise. 19 % des Français ont vu leur projet d’achat immobilier retardé ou bloqué par le coût du logement. Et 13 % ont renoncé à déménager, faute de moyens suffisants.

Ce phénomène a un nom : le blocage résidentiel. Des ménages restent dans un logement inadapté — trop petit, trop loin du travail, trop coûteux à entretenir — faute de pouvoir bouger sans s’endetter davantage.
Christophe Dandois, co-fondateur de Leocare, résume bien la situation : « Notre étude montre que le logement ne représente plus seulement une dépense importante : il conditionne désormais de nombreux choix de vie. Renoncer à un projet immobilier, à des vacances, voire réduire son chauffage ou son niveau d’assurance sont des arbitrages qui témoignent d’une pression économique durable. »
L’assurance habitation, victime collatérale du coût du logement
Quand la protection devient une variable d’ajustement
Le coût du logement produit un effet inattendu : il pousse certains ménages à réduire leur propre niveau de protection. 13 % des Français ont réduit les garanties de leur assurance habitation pour faire des économies. Pour tenir financièrement, ils fragilisent ce qu’ils cherchent pourtant à préserver : leur logement et ce qu’il contient.
La logique est pourtant compréhensible. Quand le budget se resserre, les dépenses perçues comme modulables passent à la trappe en premier. Or, sous-estimer ses garanties, c’est s’exposer à un reste à charge élevé en cas de sinistre grave. Un dégât des eaux mal couvert ou un vol insuffisamment indemnisé peut paradoxalement aggraver la situation financière d’un foyer déjà fragilisé.
Une néo-assurance née dans ce contexte de tension
C’est face à cette réalité que Leocare a construit son modèle. Fondée en 2017 par Christophe Dandois et Noureddine Bekrar, la néo-assurance 100 % digitale s’est construite sur une promesse claire : proposer des contrats modulables, transparents, pilotables en temps réel via une application mobile. Avec plus de 1,3 million d’utilisateurs, elle couvre habitation, auto, moto, vélo et animaux. Dans un marché où les Français rognent sur leur protection pour boucler leurs fins de mois, cette flexibilité prend tout son sens.
Conclusion
Le coût du logement a franchi un seuil symbolique en France. Il ne représente plus seulement une contrainte budgétaire — il est devenu un facteur structurel d’inégalités et de renoncements. Les données de l’étude Leocare / Discurv de septembre 2026 le montrent clairement : se loger exige aujourd’hui des sacrifices croissants, des vacances au chauffage, de la mobilité à la couverture assurantielle. Ce que révèle cette étude dépasse la sphère économique. C’est un signal politique et social que la France ne peut plus ignorer.


