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Taux de rendement de l’assurance vie : ce qu’il faut savoir

Taux de rendement de l’assurance vie : ce qu’il faut savoir

L’assurance vie domine toujours le paysage de l’épargne en France. Fin 2025, l’encours total a franchi un cap historique : 2 107 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par France Assureurs. Mais derrière ce succès, une question persiste : combien rapporte réellement ce placement ? Entre fonds euro, unités de compte et fiscalité, les rendements varient énormément. Voici ce qu’il faut savoir en ce début d’année 2026.


Sommaire :


Fonds euro en 2025 : un rendement stable mais des écarts importants

Quand on parle de taux de rendement, on pense d’abord au fonds euro. C’est le support le plus répandu dans un contrat d’assurance vie, car il offre une garantie sur le capital investi. L’assureur s’engage à préserver votre mise de départ, hors frais de gestion. En contrepartie, le rendement reste modéré.

Les annonces de taux 2025 tombent depuis janvier 2026. La tendance se confirme : le rendement moyen des fonds euro devrait se situer entre 2,50 % et 2,70 % net de frais. En 2024, l’ACPR (l’autorité de contrôle du secteur) avait mesuré un taux moyen de 2,60 %.

Mais cette moyenne cache de fortes disparités. La Carac affiche 3,55 % pour 2025, La France Mutualiste 3,50 %, la Maif 3,05 %. À l’inverse, certains assureurs comme Generali servent à peine 1,67 % sur leur fonds Eurossima. L’écart entre les meilleurs et les moins performants dépasse deux points. Le choix du contrat est donc décisif.

Taux de rendement de l'assurance vie : ce qu'il faut savoir

Unités de compte : un potentiel plus élevé, un risque de perte réel

Le contrat d’assurance-vie multisupport ne se limite pas au fonds euro. Il donne accès aux unités de compte, appelées UC dans le jargon financier. Ces supports sont investis sur les marchés :

  • Actions
  • Obligations
  • Immobilier ou fonds thématiques.

Leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse, dépendant de l’évolution des marchés. Le gain potentiel est plus important, mais le risque de perte en capital existe. Contrairement au fonds euro, l’assureur ne garantit pas le montant versé. C’est au souscripteur de choisir son profil investisseur.

Certains contrats proposent une gestion pilotée, où un professionnel adapte la répartition selon votre profil de risque et votre objectif d’épargne. D’autres privilégient la gestion libre pour les épargnants plus expérimentés.

Pourquoi l’assurance-vie redevient plus attractive que le livret A ?

Le contexte de début 2026 joue clairement en faveur de l’assurance vie. Le taux du livret A est tombé à 1,70 % depuis août 2025. Il pourrait encore baisser autour de 1,40 % dès février 2026, selon les premières projections. En octobre 2025, le livret A a même subi sa plus forte décollecte historique, au profit direct de l’assurance-vie.

Résultat : même un fonds euro moyen à 2,50 % brut fait mieux que le livret A. Et contrairement à ce dernier, le contrat d’assurance-vie ne connaît aucun plafond de versement. Vous pouvez y placer un capital aussi important que souhaité. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette enveloppe d’épargne reste le placement préféré des Français.

Fiscalité avantageuse après huit ans : le vrai atout

Avant huit ans, les intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Ce taux inclut l’impôt sur le revenu (12,8 %) et les prélèvements sociaux (17,2 %). Après huit ans de détention, un abattement fiscal annuel s’applique : 4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple. Au-delà, le taux d’imposition tombe à 7,5 %, plus les cotisations sociales. Ce cadre fiscal rend le rachat partiel ou total bien plus avantageux passé ce seuil.

En matière de transmission, l’avantage est tout aussi net. Les capitaux versés avant les 70 ans du souscripteur bénéficient d’un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire désigné dans la clause bénéficiaire.

L’impact du choix de contrat sur dix ans

Prenons un versement initial de 10 000 euros. Avec un rendement de 2,50 % net de frais de gestion, le gain brut annuel atteint 250 euros. Après prélèvements sociaux, il reste environ 207 euros. Sur un contrat plus performant comme celui de la Carac (3,55 % en 2025), le gain brut monte à 355 euros, soit 294 euros net de prélèvements sociaux.

La différence paraît faible sur une année. Mais sur dix ans, sans compter l’effet de capitalisation, l’écart dépasse 870 euros sur le même capital investi. En ajoutant les intérêts composés, il franchit les 1 000 euros. C’est pour cela qu’il faut comparer les frais de gestion, les conditions de versement et les performances passées avant de souscrire.

L’assurance vie n’est pas un produit unique. C’est une enveloppe qui accueille différents supports, du plus sécurisé au plus dynamique. Le taux de rendement dépend du mode de gestion choisi et de la durée de détention. Vérifiez les frais sur versement, la disponibilité de votre épargne et les options de gestion libre ou pilotée. L’information est accessible en ligne, dans l’espace client de votre assureur ou auprès d’un conseiller en patrimoine.

Rédaction Monimmeuble

Rédaction Monimmeuble

Mon immeuble, le magazine en ligne de la copropriété à destination des copropriétaires et des professionnels de l’immobilier. Un site d’actualités immobilières et d’informations pratiques pour vous aider à bien gérer votre patrimoine dans un esprit de convivialité.

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