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Développement durable

Zéro phyto : comment jardiner sans pesticides en copropriété ?

en route vers le zéro pesticide

La Loi Labbé entre en vigueur au 1er juillet 2022 dans les copropriétés. Elle interdit les produits phytopharmaceutiques de synthèse dans les espaces verts français. Comment accompagner cette évolution vers le zéro phyto dans les immeubles en copropriété ? Quelles sont les méthodes alternatives pour un jardin plus respectueux de l’environnement ?

Une nouvelle étape nécessaire pour le zéro phyto en copropriété

La loi n° 2014-110, dite loi LABBÉ du 6 février 2014, encadre l’utilisation des produits phytosanitaires sur l’ensemble du territoire national. En effet, elle permet d’éliminer progressivement l’utilisation de produits phytopharmaceutiques de synthèse dans les espaces verts français.

en route vers le zéro pesticide

En route vers le zéro pesticide

 

Après les collectivités en 2017 et les particuliers en 2019, le zéro phyto s’étend désormais aux professionnels dans l’ensemble des copropriétés. Notons que depuis le 1er janvier 2019, la vente de pesticides chimique de synthèse est interdite aux particuliers. Toutefois, les produits de biocontrôle ou utilisables en agriculture biologique ne seront pas concernés par cette interdiction.

D’ailleurs, bon nombre de Français ont déjà emprunté la voie du “zéro phyto” ou du”stop pesticides” dans leur jardin. Ils ont bien compris l’intérêt de passer à des méthodes plus respectueuses de l’environnement. À cet égard, 80 % considèrent leur jardin comme un vrai lieu d’engagement pour préserver la biodiversité et l’environnement. À présent, 100 % des Français devront passer par le zéro phyto !

Cette nouvelle obligation, qui s’applique dès le 1er juillet, impose donc aux professionnels de ne plus utiliser de produits phytopharmaceutiques ou pesticides chez les particuliers. De fait, cette interdiction concerne tous les lieux privés à usage collectif ou accueillant du public dont les copropriétés.




Une transition vers des méthodes d’entretien alternatives

Cette évolution du “zéro phyto” n’est pas neutre. Elle vise avant tout à protéger notre santé et à préserver l’environnement. Or, ce changement de méthode a des conséquences sur l’aspect des jardins. Acceptons que la nature reprenne le dessus et que nos jardins ne soient pas toujours aussi esthétiques. Puisqu’en supprimant certains désherbants agressifs, on autorise le retour d’une végétation plus spontanée.

Ainsi, nos jardins et espaces verts deviennent plus naturels et favorisent la biodiversité. De fait, les lieux privés accueillent à nouveau la faune et la flore qui viennent y trouver refuge. Ils produisent des effets positifs pour notre santé et celle de nos sols. Sans compter que la nature ne peut pas se passer des oiseaux et des insectes pollinisateurs.

Toutefois, ces changements d’habitudes perturbent les Français. En effet, certains sont encore réticents à opter pour d’autres solutions. Avec le zéro phyto, l’entretien du jardin demande d’y consacrer plus de temps. Le désherbage devient alors manuel. De même, la végétalisation va être ciblée pour maîtriser la végétation spontanée.

“ Les professionnels du paysage ont un vrai rôle à jouer auprès des particuliers, des copropriétés, des entreprises. Le retour d’expérience est désormais suffisant sur les techniques alternatives qui ont fait leurs preuves.” – Laurent Bizot, Président de l’Unep.

Cela nécessite aussi d’avoir une bonne connaissance des techniques alternatives existantes pour lutter contre les bioagresseurs et autres parasites. Par ailleurs, le choix des plantes est essentiel. Ces dernières devront s’adapter au climat et au sol et être plus résistantes.

La campagne « Zéro phyto, on respire à nouveau »

De leur côté, les jardiniers-paysagistes sont prêts à accompagner les particuliers et les copropriétés dans cette transition. En effet, bien avant le 1er janvier 2017 et le passage au zéro phyto dans les collectivités, les entreprises du paysage avaient commencé à adopter ces techniques alternatives.

Les entreprises adhérentes à l’Unep bénéficient de nombreux outils, conseils et formations afin d’accompagner leurs clients vers des pratiques vertueuses et efficaces. De plus, l’Unep est un partenaire engagé pour la nature, label porté par l’OFB pour toutes les actions menées en faveur de la biodiversité depuis 2021.

Pour information, l’Union Nationale des Entreprises du Paysage lance la campagne « Zéro phyto, on respire à nouveau ». Cette dernière vise à sensibiliser le grand public aux bénéfices apportés par l’abandon des produits phytos. De plus, vous y retrouverez aussi quelques bonnes pratiques au jardin.

“ Il s’agit d’une nouvelle transition pour les Français et leur jardin (privé ou collectif). Nous allons tout mettre en œuvre pour les accompagner afin d’avoir un espace vert plus naturel et toujours aussi beau. L’échec serait qu’ils se tournent massivement vers l’artificialisation de leur jardin, et opte pour une minéralisation à outrance. Car l’esprit de cette loi est bien de favoriser la croissance verte et de préserver la biodiversité. Cela ne pourra passer que par la végétalisation partout où cela est possible. ” – Laurent Bizot.

Comment jardiner sans pesticides ?

Dans un premier temps, vous pouvez mettre des techniques de prévention en place. Aussi, le jardin doit être considéré comme un écosystème à équilibrer. Certains animaux ou insectes deviennent nos amis. C’est le cas des coccinelles qui mangent les pucerons ou des hérissons qui se régalent des limaces…

Par ailleurs, vous trouverez dans les magasins des produits avec la mention “emploi autorisé dans les jardins”. Ce sont des produits utilisables en agriculture biologique ou des produits de “bio-contrôle”.

Par exemple, on utilise les purins ou des produits contenant des bactéries ou des micro-organismes. C’est le cas des bacilles de Thuringe qui permet de lutter contre les chenilles. Par ailleurs, on pourra placer de pièges à phéromones pour éliminer certaines mouches ou papillons indésirables. Tous ces produits “zéro phyto” sont naturels et conçus à partir de principes actifs végétaux.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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