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Sécurité

​Sécurité du domicile : pourquoi 1 Français sur 4 reste sans protection ?

​Sécurité du domicile : pourquoi 1 Français sur 4 reste sans protection ?

57 % des Français citent le cambriolage parmi leurs principales peurs domestiques. Pourtant, 1 sur 4 ne dispose toujours d’aucun équipement de protection. Ce paradoxe, révélé par le Baromètre A2P sécurité anti-cambriolage 2026 — 3ème édition, réalisé par Selvitys auprès de 1 000 répondants représentatifs —, interroge directement la sécurité du domicile en France. Coût trop élevé, manque d’orientation, contraintes de logement : les freins sont connus. Or les solutions existent, à commencer par la certification A2P, référence anti-effraction reconnue par les assurances.


Sommaire :


À retenir – Sécurité du domicile et cambriolage en France en 2026

  • Le cambriolage est la deuxième peur domestique des Français (57 %).
  • 1 Français sur 4 n’a aucun équipement de sécurité.
  • Le coût reste le premier frein à l’équipement (52 %).
  • L’efficacité prime sur le prix dans le choix d’un dispositif de protection (92 %).
  • La certification A2P est le repère anti-effraction reconnu par les assurances.

Sécurité du domicile et cambriolage en France en 2026

La sécurité du domicile : un risque perçu comme en hausse constante ?

Le cambriolage, deuxième peur domestique des Français

La sécurité du domicile structure profondément les préoccupations des Français. Selon le Baromètre A2P 2026 (Sondage Selvitys pour la certification A2P), l’incendie arrive en tête avec 58 %, suivi de très près par le cambriolage à 57 %. Ainsi, ces deux risques dominent très nettement les autres menaces domestiques : le sinistre lié à l’eau (40 %), l’accident domestique (33 %), l’agression (27 %), la fuite de gaz (24 %) et le squat (20 %).

Or, l’inquiétude liée au cambriolage varie selon les profils. Elle est plus marquée chez les ménages avec enfants (31 %) et chez les femmes (30 %), contre 23 % chez les hommes. En conséquence, ces chiffres traduisent une sensibilité aux risques domestiques majeurs qui dépasse largement la seule question de la valeur des biens.

Une inquiétude qui touche 6 Français sur 10

Près de 6 Français sur 10 se déclarent inquiets face au risque de cambriolage, dont 16 % très inquiets. Cette inquiétude décroît avec l’âge : elle atteint 22 % chez les 25-34 ans et tombe à 10 % chez les 65 ans et plus. En revanche, elle s’intensifie fortement après une expérience personnelle : 29 % des victimes de cambriolage se déclarent très inquiètes, contre seulement 13 % des personnes n’ayant jamais subi d’effraction.

Par ailleurs, plus d’un Français sur trois (34 %) considère le renforcement de la sécurité de son logement comme une priorité absolue. Dès lors, ce chiffre grimpe à 42 % chez les ménages avec enfants, à 54 % chez les victimes de tentatives de cambriolage et à 46 % chez les victimes d’effraction avérée.

Une perception de hausse du phénomène

Plus de 7 Français sur 10 (71 %) perçoivent une hausse tendancielle du nombre de cambriolages. Cette perception atteint 81 % dans le Grand-Est et 77 % en zone rurale. Toutefois, les statistiques officielles montrent des évolutions plus nuancées selon les territoires.

Perception de l'évolution des cambriolages en France. - sécurité du domicile

Des Français équipés… mais encore loin d’une protection optimale ?

Un taux d’équipement insuffisant malgré la prise de conscience

Sur le plan de la sécurité du domicile, les Français restent globalement en deçà du niveau de protection nécessaire. Plus d’un quart (27 %) estiment leur logement insuffisamment sécurisé. Plus préoccupant encore : 24 % déclarent ne disposer d’aucun équipement de sécurité — un chiffre en léger recul de 2 points par rapport à 2024, mais qui reste très élevé.

Certes, les équipements les plus répandus sont les serrures renforcées (multipoints, serrures de sécurité) présentes chez 39 % des répondants, les portes d’entrée sécurisées (portes blindées ou renforcées) chez 34 %, et les fenêtres renforcées chez 23 %. Néanmoins, les caméras de surveillance n’équipent que 22 % des foyers, les systèmes d’alarme et de télésurveillance 20 %, et les accès secondaires sécurisés seulement 16 %.

Équipements de sécurité actuels et intentions d'installation à horizon 1 an.

Les intentions d’équipement sont là, les passages à l’acte peinent

Malgré ces lacunes, une dynamique positive se dessine. Près de deux tiers des Français (65 %) déclarent envisager l’installation ou le remplacement d’au moins un équipement dans les trois prochaines années. Les dispositifs les plus plébiscités sont les caméras de surveillance (45 %), les systèmes d’alarme et de télésurveillance (44 %) et les serrures renforcées (38 %).

Ces intentions témoignent d’une prise de conscience réelle de la nécessité de renforcer la sécurité du domicile. Néanmoins, le passage à l’acte se heurte à des contraintes budgétaires persistantes : 61 % des Français se projettent sur un budget inférieur à 1 000 €, et 30 % entre 1 000 € et 3 000 €. Par ailleurs, les hommes, les habitants en maison individuelle et les CSP+ se montrent plus enclins à investir des sommes plus importantes.

L’efficacité, critère numéro un devant le prix

Quand on interroge les Français sur leurs critères de choix pour la sécurité du domicile, l’efficacité arrive en tête à 92 %, devant la fiabilité/durabilité (91 %) et la qualité de l’installation et du service associé (90 %). En revanche, le prix n’arrive qu’en quatrième position à 80 %, suivi des certifications et labels (78 %) et des avis d’autres utilisateurs (76 %). Autrement dit, les Français sont prêts à payer pour la performance — à condition d’être guidés vers les bons équipements.

Critères de choix des équipements de sécurité anti-cambriolage.

Les freins à l’équipement : le coût domine

Le principal obstacle à la sécurisation du domicile reste le coût, cité par 52 % des Français. Ce frein est particulièrement marqué chez les 35-44 ans (61 %) et les demandeurs d’emploi (60 %). Viennent ensuite le manque d’orientation vers les bons professionnels (21 %), les contraintes liées au type de logement — location, copropriété — (21 %, dont 36 % chez les habitants d’appartement). S’y ajoutent la complexité perçue de l’installation (17 %), l’absence de besoin ressenti (15 %) et le doute sur l’efficacité des équipements (12 %). En outre, ces obstacles se cumulent souvent chez les mêmes profils, creusant davantage l’écart entre intention et action.

Quand le cambriolage devient concret : peur, expérience et réaction ?

Plus d’1 Français sur 4 a déjà été confronté à un cambriolage

La sécurité du domicile n’est pas qu’une crainte abstraite. Plus d’un quart des répondants (28 %) déclarent avoir déjà été confrontés à une tentative ou à un cambriolage avec effraction. Précisément, 18 % ont subi un cambriolage avec effraction et 17 % une tentative sans intrusion. De plus, le risque croît avec la taille de l’agglomération : il atteint 21 % dans l’agglomération parisienne contre 12 % en zone rurale.

Par ailleurs, les Français ont une conscience aiguë des situations à risque. Le cambriolage est associé en priorité aux maisons (89 %), aux absences prolongées comme les vacances ou les week-ends (60 %), puis aux logements inoccupés en journée (51 %). Même en présence des occupants, 30 % considèrent encore le risque significatif.

La fenêtre, point d’entrée le plus redouté

Sur la question des points d’entrée, la fenêtre (41 %) devance désormais la porte d’entrée (33 %, en recul de 11 points par rapport à 2024) et les accès secondaires comme les garages et portes de service (26 %, en hausse de 9 points). Cette évolution de perception mérite attention : elle oriente les décisions d’investissement en matière de sécurité du domicile vers le renforcement des menuiseries et volets.

En outre, 83 % des Français estiment qu’il faut moins de 5 minutes pour forcer une porte d’entrée. Ce chiffre traduit une conscience réelle de la vulnérabilité des équipements standards. Or, selon la certification A2P, une porte certifiée résiste à des tentatives d’effraction selon des protocoles de tests rigoureux — contrairement à une porte ordinaire qui peut céder en moins de 30 secondes.

Évolution de la perception du principal point d'entrée des cambrioleurs.

Après un cambriolage, 85 % des victimes s’équipent

L’expérience du cambriolage agit comme un déclencheur direct. Ainsi, 85 % des victimes déclarent avoir installé au moins un dispositif de sécurité à la suite de l’événement. Les mesures prioritaires sont : serrures renforcées (40 %), système d’alarme et télésurveillance (32 %), fenêtres renforcées (30 %), caméras de surveillance (29 %), porte d’entrée sécurisée (28 %) et accès secondaires (18 %). Seuls 15 % n’ont pris aucune mesure.

Néanmoins, renforcer son équipement ne suffit pas à effacer le traumatisme. 82 % des victimes se déclarent toujours inquiètes à l’idée d’un nouveau cambriolage, avec une intensité accrue chez les ménages avec enfants (42 % très inquiets contre 28 % chez les ménages sans enfant).

L’impact psychologique, première crainte des Français

Face à la menace d’un cambriolage, les Français redoutent avant tout l’impact psychologique — stress, sentiment d’insécurité, traumatisme — à 60 %. Viennent ensuite la perte ou le vol de biens personnels (58 %), les dégradations matérielles (50 %) et le risque d’atteinte physique (41 %). De surcroît, ces craintes sont plus marquées chez les femmes : 66 % d’entre elles citent l’impact psychologique contre 54 % des hommes, et 47 % redoutent une atteinte physique contre 34 % des hommes. Autrement dit, la sécurité du domicile est aussi, et peut-être surtout, une question de sérénité au quotidien.

La certification A2P : un repère fiable face à un marché opaque ?

Un marché de la sécurité difficile à lire pour les particuliers

La sécurité du domicile constitue un marché vaste et hétérogène. Les offres se multiplient, les promesses marketing s’accumulent, et les consommateurs peinent à distinguer les équipements réellement efficaces des produits à l’efficacité incertaine. Or, 78 % des Français accordent de l’importance aux certifications et labels dans leur choix d’équipement. Ce chiffre confirme un besoin réel de repères objectifs, indépendants et vérifiables — et c’est précisément là qu’intervient la certification A2P.

La certification A2P : un repère fiable face à un marché opaque ?

Qu’est-ce que la certification A2P ?

La certification A2P (Assurance Prévention Protection), délivrée par CNPP Cert., est la référence française en matière d’anti-effraction. Elle couvre les serrures, portes blindées, fenêtres, volets et portes de garage. En outre, elle repose sur des tests exigeants reproduisant des conditions d’attaque réelles et classe les équipements selon des niveaux de résistance croissants.

Christophe Bodin, Directeur de CNPP Cert., souligne : « Face à des techniques d’effraction en constante évolution et de plus en plus rapides, les particuliers ont besoin de repères fiables pour faire des choix éclairés. La certification A2P garantit qu’un équipement a été rigoureusement testé selon un protocole exigeant et qu’il répond à un niveau de résistance vérifié. »

Par ailleurs, la certification A2P est reconnue par les compagnies d’assurances, qui peuvent conditionner certaines garanties ou proposer des réductions de prime à la présence d’équipements certifiés. Elle constitue ainsi un double avantage pour les propriétaires soucieux de la sécurité de leur domicile : une protection renforcée et un levier de négociation assurantiel.

92 % des Français privilégient l’efficacité : la certification A2P répond à cette attente

Le baromètre révèle une cohérence forte entre les attentes des Français et ce que propose la certification A2P. L’efficacité, citée par 92 % comme critère premier, est précisément ce que teste et garantit la certification. La fiabilité et la durabilité (91 %), deuxième critère, correspondent aux exigences de résistance dans le temps que la certification A2P impose aux fabricants.

Fabrice Galland, Président de l’Union Nationale des Industries de la Quincaillerie (UNIQ), résume l’enjeu : « La sécurité du domicile ne se résume pas à multiplier les dispositifs ; elle repose sur la capacité des équipements à retarder réellement une effraction. Notre responsabilité collective est désormais de mieux orienter les particuliers vers des solutions dont l’efficacité est objectivement démontrée. »

Une notoriété en progression, un potentiel encore sous-exploité

Plus d’un Français sur quatre (26 %) déclare déjà connaître la certification A2P. Ce socle de notoriété est en progression et constitue un levier de confiance important. Pourtant, le potentiel reste considérable : 74 % des Français ne connaissent pas encore ce référentiel, alors même qu’ils expriment des attentes de performance et de fiabilité qui y correspondent exactement.

La sécurité du domicile ne s’improvise pas. Elle repose sur des équipements testés, certifiés et adaptés au profil de chaque logement. Le Baromètre A2P 2026 le confirme : l’inquiétude est là, la volonté d’agir aussi. Il manque désormais l’orientation vers les bons repères — et la certification A2P en est le premier.

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Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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