Quel syndic pour quelle copropriété ?

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En copropriété, il existe plusieurs familles de gestionnaires. Depuis la loi ALUR, le conseil syndical doit mettre en concurrence, tous les 3 ans, plusieurs contrats de syndic. Mais alors, quel syndic faut-il choisir pour quel profil de copropriété ? Rachid Laaraj, fondateur de Syneval, courtier en syndic, répond à cette question.

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Quel syndic doit-on choisir pour quelle copropriété ?  

 

En copropriété, il n’est pas toujours évident de savoir quel syndic choisir pour quel profil de copropriété. Notons que les dispositions de la loi ALUR, adoptée en 2014, obligent les conseils syndicaux à mettre en concurrence, tous les 3 ans, différents contrats de syndic. Chez Syneval, notre expertise en tant que courtier en syndic, nous permet de donner quelques éclaircissements sur le choix du type d’organisation, selon votre copropriété. 

Première grande famille de syndic, le syndic bénévole. Ce type d’organisation est très accessible, puisque n’importe quel copropriétaire peut devenir syndic bénévole. À l’instar du syndic professionnel, il doit veiller à la bonne tenue d’une copropriété. Ainsi, il sera en charge de lancer les travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble et gérer également la comptabilité. Bien entendu, il devra organiser aussi les Assemblées Générales. 

Recourir à un syndic bénévole présente un avantage majeur : son faible coût. 

Malgré tout, il faut dire que ce type de fonctionnement ne convient pas à toutes les copropriétés. Cette catégorie de syndic convient surtout aux petites copropriétés, avec peu d’équipements collectifs et où un climat sain règne.

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L’émergence du syndic en ligne

 

Une autre catégorie de syndic a émergé sous l’impulsion du numérique, ce sont les syndics en ligne. 

Présents depuis plus de 10 ans maintenant, les syndics en ligne proposent des services entièrement digitalisés. 

La caractéristique principale de cette solution est que le gestionnaire ne se rend pas dans la copropriété. Il gère la copropriété par écran interposé. Cette spécificité fait que cette offre nécessite de déléguer un certain nombre de tâches au conseil syndical

Ce sera donc au conseil syndical d’organiser la tenue des AG, de réceptionner les demandes des copropriétaires ou encore de participer aux réunions d’expertise. Le conseil devra aussi conserver les archives le carnet d’entretien de la copropriété et de suivre les tâches réalisées par le personnel de l’immeuble. 

Pour que cette solution soit pertinente, il faut tout de même répondre à certains critères. Il faut que la taille de la copropriété soit relativement restreinte, avec moins de 30 lots, et le conseil syndical doit pouvoir fortement s’impliquer. La gestion de la copropriété doit être donc relativement simple. 

Et le syndic traditionnel dans tout ça ?

 

Premier constat, en France, les syndics professionnels restent massivement choisis. Près de 90 % des copropriétés sont gérées par des syndics professionnels. 

Ces syndics présentent l’avantage de prendre en charge la gestion complète de la copropriété. En recourant à un cabinet de syndic, vous avez l’assurance de la mise à disposition de moyens humains et techniques nécessaires à la bonne gestion d’une copropriété. Cette solution offre ainsi une certaine tranquillité aux résidents.

Mais le syndic professionnel est aussi synonyme de coûts plutôt importants. Ces cabinets sont rémunérés par des honoraires de base, s’élevant généralement entre 130 € et 250 € par lot principal. Il y a également des facturations particulières qu’on appelle « hors forfait ».

L’avantage principal de cette solution est donc sa grande simplicité pour l’ensemble des copropriétaires. De plus, les gros cabinets disposent des compétences pour gérer n’importe quel profil de copropriété.

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