Que peut-on faire pour améliorer la qualité de l’air intérieur de son logement ?

Que peut-on faire pour améliorer la qualité de l'air de son logement ?

La qualité de l’air intérieur est devenue en quelques années une vraie préoccupation. Alors que l’Etat organise le 18 septembre 2019 la 5ème journée de la Qualité de l’Air Intérieur (QAI). Nous avons appelé l’expert Yannick Ainouche, PDG d’Exim, pour en savoir plus…

Pourquoi s’intéresser à la qualité de l’air intérieur ?

 

En France, on estime à 19 milliards d’euros par an, le coût de la mauvaise qualité de l’air intérieur. Il est donc important de mettre en œuvre des actions pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

En effet, on passe 85% de son temps dans un endroit clos : sa voiture, sa maison, son lieu de travail, son école, son supermarché, sa salle de gym… Et l’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité.

Les problématiques sont de plusieurs ordres, les maisons sont mal aérées et créent des confinements. On constate alors une mauvaise aération, pas assez d’oxygène, beaucoup de CO2…

Il ne faut jamais oublier que le propre n’a pas d’odeur !

Les prises avec des senteurs savane, lavande etc. sont nocives parce que ce sont des composants chimiques, des composants volatiles, des particules fines pour certains…

Les produits ménagers, les désodorisants sont très mauvais, au même titre que le CO2 et l’humidité. L’humidité constitue également un facteur de risque pour la santé, au même titre qu’un air trop sec ou la présence d’acariens.

Par ailleurs, les produits ménagers peuvent s’avérer extrêmement nocifs. Ce sont des polluants, de même que les produits de désodorisation intérieur.

20% des logements et des maisons en France sont trop humides.

Les meubles peuvent comporter des composants nocifs

 

La plupart des meubles en kit sont composés de matériaux chargés de formaldéhyde. C’est à dire de composés organiques volatils qui sont très nocifs.

Dans les magasins de bricolage qui vendent les produits de décoration intérieur, les pots de peintures etc. il est important de vérifier les étiquettes qui affichent la teneur en toxicité.

L’étiquetage sur les produits de bricolage, les pots de peinture ainsi que les vernis est désormais obligatoire.

Ainsi, les produits de construction et de décoration font l’objet d’un étiquetage obligatoire sur leur niveau d’émission en polluants volatils depuis le 1er janvier 2012 par décret du 23 mars 2011.

Il faut régénérer l’air intérieur

 

Les promoteurs immobiliers construisent désormais des immeubles à basse consommation très bien isolés. Ce qui crée une vraie problématique puisque l’air n’est pas suffisamment régénéré.

La situation est identique dans les bureaux où les fenêtres ne sont quasiment plus ouvertes, empêchant ainsi la régénération de l’air intérieur.

Plusieurs études de l’OMS l’ont prouvé, nos airs intérieurs sont plus pollués que l’air extérieur.

Pour pallier à ces carences, il est conseillé de ne mettre que peu de produits ménagers, de privilégier le vinaigre à la place de produits chimiques et de redoubler d’attention au moment d’ouvrir ses meubles.

L’OMS préconise d’ouvrir la fenêtre 15 minutes par jour.

Sauf à de rares exceptions, l’air extérieur n’est pas plus pollué que les airs intérieurs. Pour les airs intérieurs, le principe essentiel est d’assurer l’aération de la pièce.

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Les nouveautés législatives en matière de contrôle

 

La loi portant engagement national pour l’environnement a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant un public sensible.

Ainsi, les écoles accueillant des enfants de moins de 6 ans, sont déjà tenues de surveiller la qualité de leur air intérieur.

Cette surveillance sera étendue aux collèges, aux lycées ainsi qu’aux centres de loisirs, à partir du 1er janvier 2020.

Les ERP, les établissements recevant du public, seront concernés à partir de 2023.

Des initiatives sont également lancées pour tenter de limiter des principales sources de pollution intérieur, comme les produits d’entretien. Aucun étiquetage ne figure encore sur ces produits, mais des travaux sont en cours.

Quant aux copropriétés et aux immeubles d’habitation, aucun contrôle n’est encore prévu. Pour autant, ce sujet reste fondamental.

"Un bon air chez moi" : faites le test !

L’outil « Un bon air chez moi » permet, à partir d’une série de questions simples, d’avoir un premier bilan de la qualité de l’air dans son logement et d’identifier des solutions pour l’améliorer.