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Immobilier

Prix de l’immobilier : ralentissement de la hausse dans les grandes villes

prix de l'immobilier avril 2022

Ces derniers mois, le marché de l’immobilier connaît des transformations. Les acquéreurs font face aux incertitudes économiques, à la perte de pouvoir d’achat et du durcissement des conditions d’octroi de crédit. On note notamment des hésitations et le recul des ventes, provoquant un ralentissement de la hausse des prix de l’immobilier. Cette situation se confirme surtout dans les grandes villes.

Sommaire

Un recul des ventes dans l’immobilier ancien

Les ventes d’appartements anciens sont confrontées à une baisse significative depuis le début de la crise russo-ukrainienne. Malgré ce recul, les prix de l’immobilier sont restés stables dans les villes de plus de 50 000 habitants.

En mars 2022, les prix continuent d’augmenter dans 93 % des grandes villes. Toutefois, cette hausse connaît un ralentissement. En effet, seules 27 % des grandes villes (contre 30 % en février) ont enregistré une hausse de plus de 10 %.

Un ralentissement de la hausse des prix de l’immobilier

Depuis octobre 2021, même si les prix de l’immobilier progressent, le rythme de l’augmentation est au ralenti. On observe cette tendance dans la majorité des villes de plus de 100 000 habitants.

Évolution des prix de l’immobilier dans le détail des villes
Évolution des prix de l’immobilier dans le détail des villes

 

Par exemple, à Lyon, le taux de la hausse est à 0,5 % seulement sur un an, alors qu’il s’établit à 10 % au printemps 2021. En effet, la tendance au recul des prix signés se confirme mois après mois depuis l’automne 2021.




Désormais, la demande évolue et le nombre d’acquéreurs attirés par Villeurbanne est en nette augmentation. Ils se tournent aussi vers Vaulx-en-Velin ou Vénissieux, entraînant une hausse des prix supérieure à 15 % sur un an.

Un ralentissement du rythme de la hausse des prix de l’immobilier dans les grandes villes

Si les prix de l’immobilier s’élevaient à plus de 6 000 euros par mètre carré en Île-de-France, ils tendent aujourd’hui à baisser. À Montreuil, par exemple, les prix ont chuté en raison du resserrement des conditions d’accès au crédit.

Depuis janvier 2022, la lente évolution des prix sur un an est renforcée par une tendance au recul des prix signés. Cette propension s’avère plus flagrante que celle constatée habituellement en début d’année.

Les prix de l’immobilier à Paris
Les prix de l’immobilier à Paris – appartements dans l’ancien.

 

Sur Paris, la hausse sur un an reste à +7,3 %. Cependant, la progression des prix observée sur un mois a ralenti jusqu’à l’automne 2021. Elle s’essouffle et cède lentement la place à un mouvement de repli. Or, ce recul est comparable à celui observé pendant le premier confinement.

Une nouvelle hausse des marges de négociation sur le marché immobilier

Les acquéreurs hésitent de plus en plus et rencontrent souvent des difficultés à obtenir un prêt immobilier. Face à ce contexte, les marges de négociation poursuivent leur hausse. Elles sont estimées à 5,8 % pour l’ensemble du marché immobilier en mars 2022.

Marge de négociation selon les types de biens
Marges de négociation selon les types de biens

 

Elles connaissent une croissance de +59 % depuis l’été dernier. Ainsi, un écart de +24 % est constaté par rapport à leur moyenne de longue période. En temps normal, cette situation serait bénéfique pour les acquéreurs, puisque leurs capacités de négociation sont optimisées. Toutefois, le durcissement des conditions d’accès au crédit et l’intensification des incertitudes ne permettent pas aux acquéreurs d’en tirer profit.

Une baisse de l’attractivité dans les centres de métropoles

De manière générale, les prix de l’immobilier sont plus élevés dans la ville-centre d’une métropole. À Paris, par exemple, la surcote de la ville-centre semble toujours la plus élevée. On enregistre notamment 45 % pour les maisons et 35 % pour les appartements. La capitale est suivie par Bordeaux, Lyon, Nantes, Rouen, Strasbourg, Rennes et Toulouse.

Par contre, à Brest ou à Marseille, la ville-centre affiche des prix comparables à ceux du reste de la métropole. À Montpellier, cette tendance s’observe surtout sur les appartements. En effet, dans cette région, la demande exprime sa préférence pour un habitat en maison individuelle. Aussi, les acquéreurs s’éloignent de la ville-centre. En cela, le déséquilibre entre l’offre et la demande dans les villes-centres continue de s’amplifier depuis de nombreuses années.

Une généralisation du recul des ventes en France

D’une manière générale, le recul des ventes s’explique par la crise en Ukraine. Elle n’a pas manqué d’amplifier la dégradation du marché et du pouvoir d’achat des ménages.

Au niveau national, un recul de 23,6 % est enregistré au cours des 3 derniers mois, sur un an glissant. Ce chiffre concerne notamment les achats de logements anciens. Toutes les régions subissent cette baisse des ventes, bien que certains marchés se montrent plus résistants que d’autres.

Dans certaines régions, dont l’Alsace, la PACA, le Limousin et Midi-Pyrénées, on note ainsi un léger recul des ventes de -5 %. En Auvergne, en Rhône-Alpes et en Languedoc-Roussillon, cette baisse est de -10 %.

Dans ces différents territoires, la demande a été généralement moins touchée par le resserrement de l’accès au crédit. Cela concerne toute taille de marchés, quels que soient les prix de l’immobilier pratiqués.

Source : Baromètre LPI-SeLoger avril 2022

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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