Marché immobilier : que veulent les acheteurs en cette rentrée 2021 ?

Marché immobilier : que veulent les acheteurs en cette rentrée

SeLoger en collaboration avec Opinionway décrypte les attentes des Français en matière d’immobilier. Cette enquête menée auprès de 30 000 acheteurs potentiels nous en apprend un peu plus sur le marché immobilier français.

Marché immobilier : les maisons ont le vent en poupe

Suite aux trois périodes de confinement, les Français s’orientent de plus en plus vers l’acquisition d’une maison individuelle. Selon l’enquête SeLoger, plus d’un acheteur sur deux se tourne vers une maison. Par contre, les appartements intéressent seulement un acquéreur sur quatre.

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70 % des acheteurs de 35-49 ans recherchent une maison. Cette tendance concerne aussi de nombreux télétravailleurs et Franciliens à la recherche d’une nouvelle résidence principale en dehors de l’Île-de-France. Le marché immobilier d’aujourd’hui confirme d’ailleurs cette réalité.” – Caroline de Gantès, Country Manager Director de SeLoger.

D’ailleurs, cet engouement se ressent sur les prix qui sont à la hausse. Aussi, pour la première fois, le prix des maisons individuelles augmente plus fortement que celui des appartements. Cette évolution démontre en fait la nécessité d’avoir un coin à soi où l’on se sent bien en toutes circonstances.

Les futurs acquéreurs veulent un espace extérieur

D’après les résultats de l’enquête d’Opinionway pour SeLoger, 94 % des acheteurs de résidence principale veulent profiter d’un espace extérieur. Certains envisagent l’achat d’une maison dotée de jardin. D’autres s’orientent toutefois vers des appartements équipés d’une terrasse ou d’un balcon. Ainsi, selon Caroline de Gantès, la présence d’espaces extérieurs constitue un critère principal de choix du futur logement. Une nouveauté du marché immobilier qui fait suite à la période de confinement.

Cependant, nous devons poursuivre l’objectif du « zéro artificialisation nette ». Nous devrons l’atteindre d’ici à 2050 selon la loi Climat et Résilience, publiée au journal officiel le 24 août 2021. Cela exige donc la création des logements conciliant notre envie d’espace et la réduction de la consommation foncière.

En France, sur le marché immobilier, des centaines de logements répondent déjà à ces deux exigences. C’est un fait montrant notre capacité à proposer des habitats qualitatifs, écologiques, confortables et économes en espaces naturels. C’était l’affirmation d’Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée au Logement.

Bien que les Français aient encore peu de connaissances sur ces réalisations innovantes, ceux qui y vivent affirment leur satisfaction. Effectivement, les immeubles collectifs sont aujourd’hui plus lumineux et respectent plus l’environnement. Ils s’ouvrent davantage sur l’extérieur. Les maisons individuelles suivent cette progression, mais de manière différente.

Nous sommes donc en mesure de proposer des solutions aux problèmes des lotissements situés loin des transports et des services. Sur le marché immobilier, nous pouvons également apporter des alternatives aux logements peu confortables et peu spacieux.

Marché immobilier : les tendances sur le choix de l’emplacement des biens

Un tiers des acquéreurs veulent un bien immobilier situé dans une ville moyenne (avec un nombre d’habitants de moins de 20 000). Selon les données de SeLoger, comparé à l’année précédente, le nombre de ménages faisant ce choix est multiplié par trois. En revanche, un acquéreur sur cinq souhaite s’installer en zone rurale. Par rapport à l’année dernière, cette option a attiré trois fois plus les ménages.

Marché immobilier : ce que veulent les acheteurs
Source : SeLoger

Changement de département dans une même région

Le marché immobilier a affiché 1,3 million de transactions fin mai 2021. Sur ces mutations, 13 % des acheteurs ont notamment décidé de changer de département dans une même région. Il s’agit probablement d’un mouvement qui pourrait se perpétuer par la suite, mais en aucun cas d’un véritable exode urbain.

D’ailleurs, neuf acheteurs sur dix prévoient d’acquérir un bien dans leur région actuelle. Notons cependant une exception. Ce sont les Franciliens qui se montrent peu intéressés à rester dans leur région.

Déplacement vers des villes moyennes moins connues

Selon Jean Viard, sociologue, les familles se tournent davantage vers des villes moins connues ces deux dernières décennies. À l’exemple d’Angers, du Mans, de Laval ou encore de Libourne, des villes moyennes. On observe, dans ces villes moyennes, un marché immobilier attractif avec des prix moins élevés. Pour autant, la qualité de vie y est tout aussi agréable.

Profils des acquéreurs qui quittent les grandes métropoles

Aujourd’hui, les acquéreurs qui quittent les grandes villes ont une moyenne d’âge entre 30 et 45 ans. Ils gardent leur emploi et souhaitent que leurs enfants accèdent à des études de qualité. Pour ce faire, ils décident de s’installer le long du réseau SNCF. Ce choix leur permet d’atteindre facilement une métropole (à environ une heure de train). Ces ménages veulent souvent avoir un accès Internet fluide dans leur futur logement.

La possibilité de rénover un bien : une des motivations des acquéreurs

Sur le marché immobilier, les acquéreurs télétravailleurs cherchent surtout un logement offrant une pièce de plus. Cette pièce serait nécessaire pour aménager leur bureau. Aussi, le plus souvent, ils entreprennent des travaux pour adapter leur future résidence principale. Selon les données de SeLoger, 81 % des acquéreurs sont prêts à entreprendre des travaux de rénovation. C’est pourquoi, ils sont plutôt attirés par des biens anciens.

La possibilité de rénover et le niveau de prix du logement moins élevé sont donc parmi leurs motivations. Ces acquéreurs restent cependant exigeants sur la localisation. Par ailleurs, c’est l’occasion pour eux d’embarquer des travaux de rénovation énergétique, à condition d’être accompagnés. D’autant plus qu’ils peuvent prétendre à des aides, telles que MaPrim’Rénov.

De plus, le gouvernement a mis en place un service public dédié à la rénovation. Ce service mobilise plus de 1 000 conseillers FAIRE, disponibles partout en France. Précisons que la ministre du Logement prévoit de recevoir près de 800 000 demandes de rénovation énergétique pour 2021.

Marché immobilier : une amélioration potentielle du pouvoir d’achat

En cette rentrée 2021, le marché immobilier s’annonce prometteur. En effet, 24 % des acheteurs et 21 % des vendeurs espèrent une amélioration de leur pouvoir d’achat d’ici décembre. Aussi, 53 % des acquéreurs et 56 % des vendeurs misent sur une stabilité de leur pouvoir d’achat. C’est le plus haut niveau qui a été enregistré depuis la crise sanitaire.

Les acheteurs et vendeurs s’appuient sur leur capacité à bien gérer leur projet immobilier. Bien que les prix immobiliers augmentent localement, cela n’affecte que peu le pouvoir d’achat des habitants originaires du territoire. D’ailleurs, la valorisation des prix immobiliers pourrait inciter les ménages à réhabiliter leur logement. Cela pourrait les encourager à réaliser des travaux de rénovation énergétique pour survaloriser leur bien.

“ L’essentiel de la dynamique du marché s’exprime au regard des besoins locaux. Cela signifie qu’à l’exception de certains marchés, portés par des dynamiques touristiques, notamment, le pouvoir d’achat des habitants n’est pas mis à mal.” – Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM.

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