Marché immobilier : Que prévoir après les élections ?

Marché immobilier : Que prévoir après les élections ?
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Le résultat des élections et les orientations qu’imposera le prochain Gouvernement pourraient impacter fortement et durablement l’évolution du marché de l’immobilier. Analyse de la situation par MeilleursAgents.com.

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Malgré une légère hausse des taux, les ménages solvables continuent de bénéficier d’excellentes conditions d’achat

En avril, les taux de crédit immobilier sur 20 ans sont passés en moyenne de 1,75% à 1,85% après être restés stables depuis le début de l’année. Selon les prévisions de MeilleursAgents.com, la hausse des taux graduelle pourrait atteindre 2 à 2,5% au deuxième semestre.

« Cette hausse limitée ne casse nullement la dynamique du marché que nous constatons depuis déjà près d’un an. Les ménages solvables voient dans la conjoncture actuelle le moyen d’acheter dans des conditions exceptionnellement favorables. Ils cherchent cependant des biens de qualité et ne sont pas prêts à acquérir n’importe quel produit pour bénéficier d’un taux très bas », souligne Sébastien de Lafond, fondateur de MeilleursAgents.com.

A la différence des acheteurs et à l’approche des élections, présidentielles puis législatives, les vendeurs sont plutôt attentistes. La demande est donc, sinon forte en volume, du moins très motivée alors que l’offre fait plutôt défaut avec des stocks de plus en plus bas. Le mécanisme de la hausse des prix se confirme donc mois après mois.

Que prévoir après les élections ?

Quel sera le prochain Gouvernement ? Quelles seront ses décisions ? Difficile aujourd’hui de répondre à ces questions tant les programmes des deux candidats restent flous en matière d’immobilier souvent vu comme une variable d’ajustement fiscal et tant la composition du parlement influencera la composition du Gouvernement et ses décisions.

« Nous ne notons néanmoins pas de mesure propre à emballer le marché ou à le déprimer notablement. Mais quelques éléments doivent nous rendre prudents », indique Sébastien de Lafond.

La concentration de l’ISF sur les biens immobiliers évoquée par Emmanuel Macron se ferait sans augmentation de taux : mais si tel est le cas, il n’est pas fait mention de recette de substitution pour le manque à gagner fiscal, et les propos du candidat ennemi de la « rente immobilière » ne sont pas totalement rassurants. Cette notion de rente immobilière demanderait à être mieux définie.

La perspective d’un référendum sur l’euro proposé par Marine Le Pen et l’éventualité d’un retour à une monnaie nationale, auraient des conséquences que personne ne peut réellement anticiper à ce jour. Mais, compte tenu des niveaux de taux actuels et de l’endettement de l’Etat français, le scénario le plus probable nous paraît être celui d’une très forte hausse des taux d’emprunt, au minimum pendant une période initiale. Cela aurait pour conséquence une chute des prix immobiliers et bien sûr un renchérissement du coût du crédit.

Les prix à Paris, en région parisienne et dans les grandes villes de province

A Paris, les prix ont augmenté de +0,4% en avril ce qui représente une hausse de +3,1% depuis le début de l’année et de +6,2% sur les 12 derniers mois. Les prix dans la capitale retrouvent leurs niveaux record, des records qui devraient être probablement dépassés avant l’été. La hausse est particulièrement sensible sur les petites surfaces (studios et deux pièces) : +0,5% en avril alors que les grandes surfaces (3 pièces et plus) n’augmentent que de +0,3%.

En Petite Couronne, l’effet de propagation de la hausse parisienne joue à plein avec +0,3% en avril dans les Hauts-de-Seine et +0,2% dans le Val-de-Marne. Seule la Seine-Saint-Denis affiche une baisse sur un mois de -0,3%. En Grande Couronne, les prix sont plus orientés à la baisse : -0,2% en moyenne.

Dans les grandes villes de province, les prix sont majoritairement en hausse en avril :

  • Bordeaux +1,5%
  • Lille +0,8%
  • Lyon +0,3%
  • Marseille +0,1%
  • Nantes +0,2%
  • Nice +0,2%
  • Strasbourg +0,6%

Mais les villes de Toulouse (-0,1%) et de Montpellier (-0,6%) voient leurs prix baisser en avril. Sur les neuf villes listées, seule Montpellier a vu ses prix baisser (-0,2%) sur les douze derniers mois. Dans toutes les autres agglomérations, les prix ont augmenté de +1,2% à Lille jusqu’à +11,2% à Bordeaux !

Source : www.MeilleursAgents.com

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