Crédit immobilier : Quel avenir pour le courtage ?

avenir pour le courtage

Taux historiquement bas, poids réglementaire et financier : le contexte autour du crédit immobilier est particulier. Dans ce contexte, quel est l’avenir pour le courtage ? Arnaud Guilleux, fondateur du courtier en ligne monemprunt.com nous éclaire sur cette question.

Crédit immobilier : quel avenir pour le courtage ?

 

Pour obtenir un crédit immobilier, le courtage est une solution très appréciée par les Français. C’est le premier constat qu’il faut tirer. Pourtant, avec le contexte actuel marqué par les taux historiquement bas et l’accumulation du poids réglementaire et financier, certaines banques font le choix de limiter le courtage. Mais c’est l’usage qui déterminera l’évolution du marché et donc l’avenir du courtage.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près d’un français sur deux passe par un courtier. Ce chiffre monte à 2 sur 3 en région parisienne.

Un succès que je lie à deux facteurs : le désir de gagner du temps et éventuellement à cause de la crise de confiance à l’égard des institutions bancaires. On estime que près de 85% des Français se disent stressés par la recherche de crédit immobilier. Du côté des banques, ce n’est pas mieux. Elles font face à un poids réglementaire de plus en plus lourd.

Malgré la baisse des taux, le courtier apporte un gain de temps considérable aux banques. Nous consacrons 50 à 70% de notre temps à la prospection, ce qui se traduit par moins de commerciaux sur le terrain pour les banques. Les courtiers, à l’instar de notre site de courtier en ligne, apportent avant tout un service aux banques.

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Quelles sont les perspectives ?

 

Le contexte actuel et les taux bas vont pousser les banques à se montrer plus rigides. Concrètement les critères de sélection à l’égard des courtiers et des futurs dossiers clients seront renforcés. Aujourd’hui 40% de la production habitat est réalisée par les courtiers et le coût de la prescription a été multiplié par quatre en 7 ans. Les banques ne souhaitent pas aller au-delà.

Il est possible qu’un rapport de force s’engage entre certaines banques et leurs courtiers.

Si les banques prennent la décision de réduire leur utilisation du courtage, le risque principal est de faire disparaître les courtiers indépendants. Ce qui provoquera une situation de monopole des poids lourds.

Si un éventuel rapport de force s’installe entre les banques et les courtiers, nul doute que ce seront les ménages qui risquent d’en pâtir. Les courtiers travailleront uniquement pour les banques partenaires. Tandis que les banques vont continuer à durcir leurs demandes avec des taux de transformation plus exigeants, au risque de voir certains profils écartés car tous les critères ne seront pas respectés.

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