Colocation : quels sont les impacts de la crise sanitaire ?

Colocation : quels sont les impacts de la crise sanitaire ?

LocService.fr, acteur du marché de la colocation nous propose à partir de son observatoire, des données inédites pour l’année 2021. La période de crise sanitaire a-t-elle eu un impact ? Quelle est l’évolution des loyers ? Le profil des colocataires sont-ils les mêmes ? Retrouvez tout ce qu’il faut savoir dans cette étude…

Loyer moyen d’une chambre en colocation : 442 €

Sur l’échantillon d’offres analysé par LocService.fr, le loyer moyen d’une chambre en colocation s’élève à 442 € charges incluses au niveau national. Ce loyer est en hausse de 3,5 % par rapport à l’année dernière. Pour autant, se loger en colocation reste de loin le moyen le plus économique pour se loger. Car, il faudra débourser en moyenne 562 € pour un studio en location classique. Soit 27 % plus cher !

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Loyer moyen de colocation
Source : LocService.fr

 

De toute évidence, des disparités persistent selon les régions. En province, le loyer moyen en colocation est de 392 € contre 542 € en Ile-de-France, et 715 € à Paris. De sorte que le loyer parisien dépasse le budget moyen des candidats qui est d’environ 686 €.

De même, il semble plus difficile de trouver une colocation dans certaines villes. C’est pourquoi, les recherches ciblent surtout la province (62 %) et l’Ile-de-France (38 %). La répartition est la suivante : grande couronne (15 %), la petite (27 %) et Paris (58 %).

Par ailleurs, la balance province/ Île-de-France penche encore plus cette année du côté de la province. Celle-ci gagne 4 points par rapport à l’année dernière. Effectivement, ce constat vient confirmer la perte de vitesse du marché parisien. C’est la conséquence de la pandémie de Covid-19.

Top 5 des grandes villes dont le marché de la colocation est le plus tendu

Surprise, La Rochelle se trouve en tête avec 7,9 demandes pour 1 chambre libre. Cette ville étudiante paye, assurément, le prix de son attractivité. C’est ensuite Lyon qui vient se classer en second (4,8 demandes/chambre), puis Lille en troisième (4,7 demandes/chambre). Paris et Angers viennent compléter ce classement avec respectivement 4,6 et 3,4 demandes par chambre.

Colocation - Top 5 des villes tendues
Source : LocService.fr

 

À l’inverse, Saint-Etienne est la ville la plus « facile » pour les candidats : on y compte presque 4 chambres pour 1 demande.

Comment recherchent les colocataires ?

Dans 86 % des cas, les recherches se font individuellement. D’après l’étude, il ressort que la taille idéale d’une colocation est de 3 personnes. De plus, 80 % des recherches portent sur des locations à durée indéterminée. Alors que 18 % concernent des durées inférieures à un an.

Concernant les critères de sélection, certains se révèlent plus importants que d’autres. Ainsi seuls 8 % exigent d’être entre étudiants, 1 % entre couples, 1 % dans une colocation avec enfants. Cependant, les animaux et les fumeurs sont refusés dans 14 à 22 % des cas.

L’âge des colocataires est un des critères le plus déterminant. En effet, 28 % des candidats déclarent rechercher des profils de moins de 30 ans. Seul un candidat sur quatre accepte des profils ayant plus de 50 ans. On constate donc un rajeunissement des profils recherchés alors que les autres indicateurs n’évoluent pas.

“ Cela vient essentiellement du fait qu’avec la pandémie, la colocation a attiré beaucoup moins de salariés qui sont plus âgés que les étudiants.”- Richard Horbette, fondateur de LocService.fr.

Enfin, on observe qu’une grande majorité (87 %) des recherches sont mixtes. Toutefois, 22 % des femmes ciblent uniquement des colocations entre femmes. Alors que pour les hommes, ils ne sont que 2 % à exiger une colocation 100 % masculine.

Le profil des candidats à la colocation : la part des étudiants augmente

Cette année, la part des étudiants augmente au détriment de celle des actifs. Certes, les effets de la crise avec la multiplication du chômage partiel et du télétravail ont réduit la mobilité des actifs. Ainsi, 58 % des candidats à la colocation sont étudiants et 36 % sont actifs, contre respectivement 55 % et 41 % l’année dernière. 6 % sont retraités ou sans activité.

En règle générale, ils disposent en moyenne de revenus équivalents à 1 805 € mensuels. Leur âge moyen est de 27 ans : 79 % ont moins de 30 ans, 6 % plus de 50 ans. Aussi, parmi les motivations pour rejoindre une colocation, on retrouve en priorité (73 %) le fait de rencontrer de nouvelles personnes. De sorte que le budget n’arrive qu’en deuxième position (49 %). Autre avantage souvent cité, le fait de pouvoir profiter d’un logement plus spacieux (30 %).

“ L’aspect social est encore plus important cette année et le besoin d’un logement plus grand se fait également ressentir. Là encore, les effets des confinements successifs ont motivés les choix.”- Richard Horbette.

Enfin, si on demande aux colocataires ce qu’ils détestent le plus, c’est sans conteste la saleté (67 %). On peut comprendre qu’ils ne souhaitent pas non plus que leur chambre soit visitée en leur absence (60 %). Aussi, ils veulent une répartition équitable des tâches ménagères (30 %).

Qui sont les garants des colocataires ?

Notons que beaucoup de propriétaires favorisent encore les garants physiques. Dans ce cas, c’est souvent la famille qui assure ce rôle de garant (79 %). Toutefois, d’autres colocataires (6 %) se tournent vers la garantie Visale d’Action Logement. Pour 8 % d’entre eux, la raison est qu’ils ne disposent d’aucun garant. On constate donc que Visale a permis de réduire de 2 points la part de candidats sans garant.

“ Avec les bouleversements liés à la Covid-19, le marché de la colocation s’est nettement contracté. De fait, la crise économique a réduit la mobilité des jeunes colocataires actifs. Mais, il est aussi plus difficile de se projeter dans une colocation avec des inconnus et la contrainte des gestes barrières. “- Richard Horbette.

La demande repart cependant à la hausse maintenant que les étudiants peuvent un peu mieux se projeter dans l’optique de la rentrée 2021. Par ailleurs, cette étude démontre que la colocation ne concerne pas que les étudiants. En effet, elle s’adresse à une multitude de profils qui cherchent à se loger principalement dans les zones tendues.

Le concept de Locservice.fr

En cela, le concept de LocService.fr favorise la mise en relation uniquement avec les particuliers qui disposent d’une offre compatible avec le profil du colocataire. C’est une bonne nouvelle alors que l’on assiste à une forte demande d’étudiants pour la rentrée.

À l’heure actuelle, la plateforme dispose de près de 41 000 chambres en colocation. Rappelons que ces chambres sont proposées, sans frais d’agence, par des bailleurs particuliers ou des colocataires déjà en place qui libèrent une chambre.


Étude réalisée à partir des données issues exclusivement de LocService.fr, à partir d’un échantillon de 6 755 demandes et 6 893 offres de colocation déposées sur le site sur les 12 derniers mois.

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