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Charges de copropriété

Charges de chauffage en copropriété : le potentiel des travaux rapides

Charges de chauffage en copropriété : le potentiel des travaux rapides

Alors que les charges de chauffage pèsent lourdement dans le budget des copropriétés, il devient urgent de maîtriser sa consommation d’énergie. Cela passe en premier lieu par une bonne isolation des murs, des façades, des toitures, des gaines et tuyaux, etc. Les copropriétaires ont tout à y gagner ! Ils vivent ainsi dans des logements plus sains, plus confortables et plus économiques.

Le chauffage, premier poste des charges en copropriété

La part du chauffage dans les charges collectives représente à lui seul près d’un quart du budget de l’immeuble. En effet, en 2020, ce poste équivalait à 12,51 euros par m² et par an. Mais, la facture peut varier fortement d’une année sur l’autre. En effet, les dépenses de chauffage dépendent de la rigueur de l’hiver comme du prix de l’énergie.

Or, ces paramètres sont difficilement maitrisables. En 2020, nous avons bénéficié d’un hiver doux ainsi que d’une baisse globale des tarifs de l’énergie. Aussi, les dépenses de chauffage dans les copropriétés ont baissé de 14,3 % entre 2019 et 2020. Pour autant, la situation s’est complètement inversée en 2021. Une année qui se caractérise par une forte hausse des prix du gaz, du fioul domestique et de l’électricité. Selon l’Insee, les dépenses mensuelles d’énergie des Français ont augmenté en moyenne de 64 euros en octobre 2021 par rapport à décembre 2020.

Les facteurs explicatifs de l’évolution des prix de l’énergie

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse soudaine, mais continue des tarifs de l’énergie. On peut citer notamment, le coût de production, l’évolution de la demande, les évènements géopolitique ou encore la crise sanitaire. Certes, la reprise économique post-covid a stimulé fortement la demande d’autant plus que l’hiver dernier a été particulièrement rude. Or l’offre limitée du fait d’une production quasi à l’arrêt a fait exploser les prix des cours des ressources énergétiques.

Charges de chauffage et évolution des tarifs du gaz

 

Cette augmentation se répercute sur la facture de chauffage de millions de copropriétaires. Alors comment peut-on aider les copropriétés à réduire leur consommation d’énergie ? C’est un enjeu majeur en France. D’ailleurs, le législateur impose de plus en plus de règles pour faire baisser la consommation d’énergie des logements. En effet, une des premières dispositions consiste à lutter contre les déperditions de chaleur. Des mesures visent à éradiquer les logements très énergivores ou « passoires thermiques » en rendant obligatoire l’isolation dans les copropriétés.

Des travaux d’isolation thermique en copropriété qui visent à faire baisser les charges de chauffage

“ Car l’énergie la moins chère, reste celle qu’on ne consomme pas. ”




Cette obligation d’isolation thermique s’applique notamment sur « les travaux embarqués ». Plus précisément, ce sont des travaux de rénovations importants du bâtiment qui doivent embarquer le volet isolation. C’est le cas notamment pour des travaux de ravalement ou de réfection de toiture. En effet, sous certaines conditions, il faudra réaliser en même temps une isolation thermique.

Toutefois, certaines contraintes ne permettent pas toujours la réalisation de ce type de travaux. Une première raison évoquée est qu’ils pourraient altérer la solidité du bâti et fragiliser la structure de l’immeuble. D’autant plus si la façade comporte des matériaux perméables comme la pierre ou le bois. Dans ce cas, le maître d’ouvrage sera chargé d’en faire la démonstration. De même, il ne faut pas que l’isolation modifie l’aspect extérieur et l’harmonie de l’immeuble. Enfin, cette opération doit demeurer rentable. En cela, l’investissement doit pouvoir s’amortir sur une durée maximale de 10 ans.

Les nombreux avantages des travaux d’isolation thermique

Au-delà des contraintes légales, il faut considérer les nombreux avantages de ces travaux d’isolation thermique. Puisque rappelons-le ils visent à améliorer le confort des occupants tout en réduisant les charges de chauffage. Les efforts sont récompensés et ce sont les occupants qui profitent d’un meilleur confort thermique et souvent phonique dans leur logement.

D’ailleurs, cela devient de plus en plus un argument convaincant au moment de la revente. Les logements bien isolés sont d’autant plus recherchés que la facture énergétique est réduite. C’est aussi ce que certains professionnels de l’immobilier appellent la « valeur verte ». Une véritable plus-value qui permet d’obtenir une classe d’énergie bien notée, en A ou B notamment. Précisons que ce classement reflète le niveau de performance énergétique du logement ainsi que sa consommation d’énergie.

De plus, vous devez savoir qu’au 1er janvier 2023, il ne sera plus possible de louer des logements très énergivores (classe G).  De sorte que les travaux de rénovation comprenant l’isolation deviendront obligatoires. Les copropriétaires devront s’y soumettre pour mettre leur bien immobilier sur le marché de la location.

L’isolation thermique des réseaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire

Pour autant se lancer dans une rénovation collective n’est pas une mince affaire ! Puisque toutes les décisions qui portent sur des travaux dans les parties communes ou sur des équipements de la copropriété sont votées en assemblée générale. Pour se lancer dans un projet de rénovation énergétique, il est conseillé de réaliser dans un premier temps un bilan énergétique.

En effet, c’est une première étape qui va vous faire gagner du temps bien qu’il ne soit pas toujours obligatoire. Ce bilan ou audit énergétique permet de faire un état des lieux et de prioriser les travaux à effectuer. Cela donne une vision d’ensemble des actions à mener pour améliorer la performance énergétique de votre immeuble. Suite à cet audit, les copropriétaires pourront alors décider de réaliser des travaux d’économie d’énergie. Il sera certainement envisagé un bouquet de travaux complets. Ce qui implique évidemment le calorifugeage en copropriété.

En quoi consiste le calorifugeage en copropriété ?

Cette technique consiste à réduire les pertes de chaleur grâce à une isolation thermique des canalisations du réseau de chauffage collectif et d’eau chaude. Elle peut s’accompagner de l’isolation des points singuliers en chaufferie.

En pratique, le calorifugeage consiste à poser un isolant thermique autour des tuyaux pour maintenir la température des fluides. En effet, plus on s’éloigne des points d’acheminement plus les déperditions peuvent être importantes. Or ce phénomène s’accentue encore un peu plus lorsque les tuyauteries traversent des zones non chauffées comme des sous-sols, des garages, des caves ou encore les colonnes montantes.

Ces travaux légers apportent des gains rapides en réduisant immédiatement la consommation d’énergie pour obtenir la même température. De plus, ils sont très peu contraignants dans leur mise en œuvre. Ces travaux de calorifugeage peuvent se décider rapidement puisqu’il s’agit de travaux d’entretien. À noter également, ils sont compatibles avec plusieurs aides et financements : CEE, l’aide Habiter mieux, l’Eco-PTZ copropriété, les fonds travaux, etc.

D’ailleurs, pour en revenir aux certificats d’économie d’énergie (CEE), cette prime peut couvrir entièrement les travaux. Cela dépendra toutefois de la configuration du bâtiment qui pour être éligible doit exister depuis plus de 2 ans, avoir une chaudière installée avant le 1er janvier 2018 et dont le réseau est en zone non chauffée.

Pour en savoir plus

Vous souhaitez en savoir plus sur cette solution, contactez les équipes de la société ALTO. Ils vous proposeront des solutions techniques selon les zones à traiter : colonnes montantes, chaufferie, caves, etc. De plus, vous bénéficierez d’un accompagnement administratif et financier vous permettant de ne pas avoir à faire l’avance des travaux. Au-delà des CEE, ils vous conseilleront sur tous les travaux à réaliser pour faire d’autres économies d’énergie et valoriser votre bâtiment.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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