6 leviers prioritaires pour relancer l’activité des TPE du BTP

6 leviers prioritaires pour relancer l’activité des TPE du BTP
www.capeb.fr

La CAPEB présente 6 leviers prioritaires pour permettre la relance de l’activité dans le Bâtiment et exprime ses très fortes réserves sur les premières informations diffusées concernant le projet Noé.

Patrick Liébus, Président de la CAPEB, a rencontré Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Dans la perspective de la loi Macron 2, il a présenté les six propositions de la CAPEB pour soutenir le secteur de l’artisanat du Bâtiment toujours en crise. Par ailleurs, il a présenté les craintes du secteur à propos de certaines dispositions du projet Noé.

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« La relance du PTZ annoncée par Sylvia Pinel et Christian Eckert hier est un signal positif. Désormais, nous sommes au rendez-vous de la loi Macron 2 qui se prépare et dont nous allons surveiller l’examen ! L’artisanat du Bâtiment doit aller de l’avant et évoluer, mais avant tout il doit repartir. Pour cela, nous présentons à Emmanuel Macron 6 propositions pour faciliter l’accès aux prêts et aux commandes de marché public, créer les conditions d’une concurrence « juste », optimiser la fiscalité, dynamiser l’ECO PTZ ou encore lutter contre la concurrence déloyale. Ces propositions sont réalistes et nécessaires », a déclaré Patrick Liébus, Président de la CAPEB.

Dans un contexte marqué par les difficultés de trésorerie des artisans du Bâtiment, par ailleurs confrontés à une concurrence déloyale ou illégale, et ce alors que les commandes de marchés publics leurs sont toujours aussi difficilement accessibles, la préparation de la loi Macron 2 est un nouveau rendez-vous que la CAPEB n’entend pas manquer.

À ce titre, Patrick Liébus a présenté à Emmanuel Macron 6 propositions de mesures concrètes, pour relancer l’activité des artisans du Bâtiment :

1. Préserver le CITE, qui rencontre un certain succès auprès des particuliers et commence à produire ses effets. Grâce à lui, les travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements est le seul indicateur qui affiche une progression avec 1% au 3eT2015. Pourquoi se priver d’un levier de croissance ?

2. Optimiser l’ECO PTZ : tout en conservant le plafond de 30.000€, en faire un dispositif encore plus souple, mobilisable en plusieurs fois, permettant aux ménages de réaliser un parcours de travaux.

3. Soutenir la recommandation de la mission parlementaire sur la BPI (Banque Publique d’Investissement) pour enfin distribuer réellement et directement des prêts aux TPE, pour répondre de manière adéquate aux problèmes de trésorerie des TPE du Bâtiment.

4. Organiser des « assises » consacrées aux problèmes de trésorerie des TPE, réunissant les banques, la BPI et les Organisations Professionnelles, afin de sensibiliser les partenaires financiers aux contraintes des artisans en matière de trésorerie et trouver des solutions adaptées.

5. Mettre en œuvre un plan d’action fort pour lutter contre la concurrence illégale à l’image de ce qui a été fait pour les exilés fiscaux.


6. Améliorer la part des TPE dans les marchés publics et rendre l’achat public
plus efficace par différents moyens.

Le projet Noé ne doit pas niveler le secteur artisanal du bâtiment par le bas de l’échelle ! Créer une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants articulée à une généralisation des plateformes numériques de mise en relation ne doit pas s’accompagner d’une baisse de la qualité. Cela ne doit pas conduire à une deuxième déstabilisation du secteur du Bâtiment, déjà largement touché par 14 trimestres de baisse d’activité.

Patrick Liébus, Président de la CAPEB, commente : « Nous sommes confiants dans la volonté d’Emmanuel Macron de tout faire pour défendre nos entreprises artisanales du Bâtiment. Pour cela, nous souhaitons qu’il puisse prendre la pleine mesure de la situation. Certaines annonces telle que la possible réforme du statut d’entrepreneur laissent présager de la volonté du Ministre à aller de l’avant. Toutefois, à l’heure où les professionnels engagent les efforts pour accompagner la montée en compétence du secteur de la construction-rénovation, la réduction du niveau de qualification requis pour s’installer comme artisan nous inquiète. Tous les métiers du Bâtiment doivent suivre entre 10 et 15 formations obligatoires à la santé et à la sécurité, preuve que la protection du consommateur est un enjeu. Nous avons besoin dans nos entreprises avant tout d’emplois qualifiés à forte valeur ajoutée. »

Source : www.capeb.fr

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