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Immobilier

Immobilier haut de gamme : Paris confirme sa résistance

Immobilier haut de gamme : Paris confirme sa résistance

Alors que le marché immobilier parisien recule de 5 % en volume au premier semestre 2026, selon la Chambre des notaires de Paris, le segment de l’immobilier haut de gamme suit une tout autre trajectoire. Breteuil, groupe indépendant spécialisé dans les biens de prestige, enregistre une progression de 27 % de son chiffre d’affaires par rapport à 2025 et une valeur moyenne des biens vendus portée à 2,2 millions d’euros, soit une hausse de 25 % en un an. Paris 6e, Paris 7e, littoral normand, Côte basque : les adresses d’exception résistent, portées par une demande française et internationale toujours soutenue.


Sommaire :


À retenir — Immobilier haut de gamme Paris S1 2026

  • Le marché immobilier haut de gamme progresse de 27 % chez Breteuil au premier semestre 2026.
  • La valeur moyenne des biens vendus atteint 2,2 millions d’euros, en hausse de 25 % en un an.
  • Les acquéreurs étrangers représentent 50 % des acheteurs au-delà de 4 millions d’euros.
  • Le 6e arrondissement reste le plus cher de Paris, avec un prix moyen proche de 14 000 €/m².
  • Le littoral affiche une croissance de 25 % sur un an et représente 20 % du chiffre d’affaires de Breteuil.

L’immobilier haut de gamme tient bon dans un marché parisien sous tension

Un recul général qui épargne les biens d’exception

Le marché immobilier parisien accuse un repli de 5 % en volume au premier semestre 2026, selon la Chambre des notaires de Paris. Ce n’est pas une surprise : les notaires du Grand Paris avaient déjà signalé cette dynamique de rééquilibrage dès le début de l’année, comme le montrait leur analyse du marché immobilier du Grand Paris au T1 2026.

Pourtant, ces chiffres globaux cachent une réalité bien plus nuancée. Tous les biens ne sont pas logés à la même enseigne. Les adresses rares, les appartements sans défaut proposés au juste prix, continuent de trouver preneur rapidement. Les acquéreurs sont devenus plus exigeants — mais ils sont toujours là. L’immobilier haut de gamme suit une trajectoire inverse au marché de masse.

Breteuil : +27 % de chiffre d’affaires, une stratégie de premiumisation payante

C’est dans ce marché à deux vitesses que Breteuil tire son épingle du jeu. Le groupe indépendant enregistre +27 % de chiffre d’affaires par rapport à 2025. La valeur moyenne des biens vendus bondit de 1,75 à 2,2 millions d’euros en un an, soit une hausse de 25 %.

Breteuil - immobilier haut de gamme

Ces résultats ne doivent rien au hasard. Depuis 2019, Breteuil a engagé une stratégie de “premiumisation” sous la direction d’Arthur et Arsène Colarossi : resserrement du portefeuille sur les biens les plus qualitatifs, sélectivité accrue des mandats, montée en gamme du service. Les chiffres du premier semestre confirment que ce pari est en train de payer.

Prochaine étape concrète : l’ouverture en novembre 2026 d’une nouvelle agence rue du Bac, à Paris. Imaginée avec l’architecte multiprimée Jessica Mille et pensée comme un salon privé, elle sera dédiée aux transactions de biens d’exception, dans un cadre confidentiel et sur mesure.

Arthur Colarossi, Président de Breteuil, résume bien l’état du marché : « Le marché est devenu plus sélectif, mais les acquéreurs restent actifs lorsque le bien réunit une adresse recherchée, des prestations de qualité et un prix cohérent. La progression de notre activité et de la valeur moyenne de nos ventes confirme la pertinence de notre montée en gamme. Notre nouvelle adresse rue du Bac incarnera cette ambition. »

Le 6e et le 7e arrondissement : vitrines du marché prime à Paris

Des prix en progression dans les quartiers patrimoniaux

À l’échelle de Paris, les prix sont quasi stables : +0,1 % au premier semestre 2026, selon la Chambre des notaires. Mais dans les arrondissements patrimoniaux de la rive gauche, c’est une autre histoire. Le 6e enregistre +5,9 %, le 7e +4,8 %. Un écart qui s’explique par un argument simple : l’offre y est rare, l’architecture remarquable, et la valeur immédiatement identifiable.

Le 6e et le 7e arrondissement : vitrines du marché prime à Paris

Le 6e affiche un prix moyen proche de 14 000 €/m², ce qui en fait l’arrondissement le plus cher de Paris. Saint-Germain-des-Prés, le jardin du Luxembourg, la qualité du bâti haussmannien et Art déco — autant d’atouts qui entretiennent une demande internationale soutenue. Le 7e, porté par des quartiers comme Saint-François-Xavier ou les Invalides, affiche des niveaux comparables. Ces deux arrondissements constituent ainsi une valeur refuge patrimoniale pour les investisseurs en quête de biens d’exception.

Une clientèle internationale qui monte en puissance

Sur l’ensemble des clients accompagnés par Breteuil à Paris, 10 % sont des acquéreurs étrangers. Mais au-delà de 4 millions d’euros, ce chiffre explose : ils représentent 50 % des acheteurs, en hausse de 20 points sur un an. Américains et ressortissants du Moyen-Orient sont particulièrement actifs, comme le confirme l’analyse des profils d’acheteurs de l’immobilier de prestige à Paris en 2026.

Prix moyen constaté sur les ventes réalisées par Breteuil au premier semestre 2026.

Ce que recherche cette clientèle est précis : des appartements entièrement rénovés, avec de beaux volumes, une vue dégagée ou un espace extérieur. Aucun compromis n’est acceptable. En contrepartie, les délais de vente peuvent être très courts pour les biens qui cochent toutes les cases.

Les transactions du premier semestre 2026 parlent d’elles-mêmes :

  • 6e, près du Bon Marché : appartement cédé à des acquéreurs internationaux à 21 000 €/m²
  • 7e, Saint-François-Xavier : maison de huit pièces rénovée par un architecte à 19 600 €/m²
  • 6e, jardin du Luxembourg : appartement Art déco vendu en quatre jours à 19 000 €/m²
  • 6e, Saint-Placide : pied-à-terre cédé à des acquéreurs français à 17 900 €/m²

Arthur Colarossi résume l’attrait durable de ces adresses : « Paris conserve des fondamentaux rares : une offre limitée, une forte valeur patrimoniale et une attractivité internationale qui ne se dément pas. La demande soutient en priorité les quartiers et les biens dont la valeur est immédiatement identifiable. C’est particulièrement visible dans les 6e et 7e arrondissements. »

Le littoral, second pilier de l’immobilier haut de gamme chez Breteuil

De la Normandie au Pays basque, les biens rares restent recherchés

L’immobilier haut de gamme ne se joue pas qu’à Paris. Le littoral — de la Normandie à la Côte basque — est le second moteur de croissance de Breteuil. Il représente 20 % du chiffre d’affaires du groupe et affiche une croissance de 25 % sur un an, soit un rythme quasi identique à celui de l’activité parisienne.

Immobilier de prestige sur le littoral

Sur ces marchés côtiers, la logique est la même qu’à Paris : la rareté prime. Les acquéreurs ciblent des biens à l’emplacement privilégié, avec vue dégagée et accès immédiat à la mer. Les propriétés clés en main, rénovées et sans défaut majeur concentrent l’essentiel des demandes. À l’inverse, les biens nécessitant d’importants travaux ou mal situés peinent à trouver preneur. C’est précisément ce que les professionnels du secteur appellent un actif patrimonial liquide : facilement valorisable, peu sensible aux cycles de correction.

Des transactions emblématiques sur les marchés côtiers

Trois ventes illustrent concrètement cette solidité du marché côtier haut de gamme :

  • Biarritz (entre le golf du Phare et la Chambre d’Amour) : maison à cinq minutes à pied des plages, vendue à 10 194 €/m²
  • Trouville-sur-Mer (quartier des Roches Noires) : appartement dans une ancienne villa normande de la fin du XIXe siècle, vendu à 12 500 €/m²
  • Dinard (centre-ville, 300 m de la plage) : élégante maison dinardaise cédée à 8 914 €/m²

Breteuil tire une conclusion claire de ces résultats : « Le littoral affiche une croissance presque équivalente à celle du groupe. Cette dynamique confirme la solidité de ces marchés et leur complémentarité avec l’activité parisienne. »

Quelles perspectives pour l’immobilier haut de gamme au second semestre 2026 ?

Un environnement incertain, mais des fondamentaux solides

Le second semestre s’annonce sous des auspices contrastés. Tensions géopolitiques mondiales, conditions de financement encore incertaines, élection présidentielle de 2027 qui se profile : autant de facteurs qui pèsent sur le moral du marché. Le bilan du marché immobilier 2025 le rappelait déjà : la reprise reste fragile à l’échelle nationale, avec des taux stabilisés autour de 3,25 % et des prix qui repartent à peine à la hausse.

Pourtant, sur le segment prime, la donne est différente. Paris dispose d’atouts structurels que les incertitudes conjoncturelles ne remettent pas en cause : une offre durablement limitée, une valeur patrimoniale profonde, une attractivité internationale qui ne se dément pas. La clientèle aisée, peu dépendante du crédit, arbitre sur la qualité du bien — pas sur le calendrier politique. Résultat : les biens réunissant une adresse de premier ordre, une rénovation remarquable et un prix cohérent continueront de se vendre dans des délais maîtrisés. En revanche, les biens présentant des défauts ou affichant une surcote manifeste seront davantage soumis à la négociation.

La sélectivité comme nouvelle norme du marché prime

Arthur Colarossi formule clairement les perspectives : « L’élection présidentielle pèsera naturellement sur le climat du marché, mais son influence doit être replacée dans un environnement d’incertitudes désormais structurelles. Acquéreurs et vendeurs ont appris à décider sans attendre un hypothétique retour au calme. Sur le marché prime, nous n’observons pas de retrait de la demande, mais une exigence plus forte : lorsqu’un bien conjugue une adresse reconnue, une qualité irréprochable et un prix justement établi, il continue de susciter l’intérêt, indépendamment du contexte. »

C’est précisément dans cette logique que s’inscrit la stratégie de Breteuil. La premiumisation engagée depuis 2019 — dont la nouvelle agence rue du Bac sera la prochaine expression concrète — vise à accompagner une clientèle exigeante, française et internationale, avec un niveau de service à la hauteur de ses attentes. Dans un marché plus sélectif, l’excellence du bien et la qualité de l’accompagnement deviennent des critères décisifs.


Conclusion

Le premier semestre 2026 l’a confirmé : l’immobilier haut de gamme obéit à ses propres lois. Là où le marché de masse recule, le segment prime résiste — voire progresse. La rareté de l’offre, la solidité des fondamentaux patrimoniaux parisiens et le retour en force d’une clientèle internationale structurellement solide dessinent une trajectoire positive. Le second semestre sera exigeant et sélectif. Mais pour les biens d’exception, bien situés et correctement positionnés, la demande restera au rendez-vous.

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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