La gestion de copropriété change de visage. Les syndics font face à des tâches administratives de plus en plus lourdes : convocations d’assemblée générale, procès-verbaux, mises en demeure… Autant de documents à envoyer, à tracer, à sécuriser. Pourtant, une solution existe déjà. Dans ce nouvel épisode d’Allô l’Expert, Isabelle Dahan reçoit Jalil Kaddour, responsable commercial chez AR24, pour répondre à une question centrale : Quelle est votre vision sur les innovations digitales du secteur du syndic ? AR24, leader de l’avis électronique en immobilier et filiale de Docaposte (groupe La Poste), accompagne aujourd’hui la quasi-totalité des acteurs du marché — des grands groupes aux syndics non professionnels. Jalil Kaddour dévoile comment la dématérialisation transforme concrètement le quotidien des syndics, quels gains elle génère, et quelles innovations l’intelligence artificielle va bientôt rendre possibles.
Sommaire :
- L’avis électronique, une réponse concrète aux défis du syndic
- Gain de temps, économies, sécurité juridique : les atouts de la dématérialisation
- L’intelligence artificielle, prochaine étape de l’innovation
- Comment adopter l’avis électronique dans votre copropriété ?
L’avis électronique, une réponse concrète aux défis du syndic
AR24, dix ans d’innovation au service de l’immobilier
AR24 ne suit pas les évolutions du secteur. Elle les devance. Fondée il y a un peu plus de dix ans, la société a bâti son identité sur une ambition claire : moderniser la lettre recommandée postale. Le pari est tenu. Depuis cinq ans, AR24 appartient au groupe La Poste via sa filiale Docaposte. Elle s’impose aujourd’hui comme le leader du marché de l’avis électronique en immobilier. En 2025, elle a traité plus de 10 millions d’envois, sur l’ensemble des segments du marché : promotion immobilière, transaction, et plus particulièrement le syndic de copropriété.
Ce positionnement repose sur une philosophie constante. Jalil Kaddour le résume ainsi : « L’innovation fait partie de l’ADN d’AR24. Concrètement, la société sert aussi bien les acteurs historiques — comme Citya Immobilier — que les syndics locaux ou non professionnels. Cette couverture large témoigne de l’accessibilité réelle de la solution. »
Une dématérialisation de bout en bout
Le produit phare d’AR24, c’est l’avis électronique. Il permet aux syndics de dématérialiser la totalité de leurs envois obligatoires : convocations d’assemblée générale, procès-verbaux (PV) d’AG, mises en demeure adressées aux copropriétaires. Ces documents transitent désormais par voie numérique sécurisée. Fini l’impression, la mise sous pli et l’expédition postale.
Cette dématérialisation repose sur un cadre légal solide. La loi ELAN du 23 novembre 2018 a ouvert la voie à la notification électronique en copropriété. Elle a modifié la loi du 10 juillet 1965 pour autoriser l’envoi dématérialisé des convocations, sous réserve du consentement préalable du copropriétaire. Plus récemment, la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a renforcé les obligations de transparence et de traçabilité documentaire. Le cadre réglementaire pousse donc clairement vers la dématérialisation.
Gain de temps, économies, sécurité juridique : les atouts de la dématérialisation
Un triple bénéfice pour les équipes
L’avis électronique produit des effets immédiats et mesurables. Jalil Kaddour en distingue trois.
Le gain de temps est le plus visible. Préparer et envoyer les convocations d’AG figure parmi les tâches les plus chronophages du quotidien d’un collaborateur de syndic. Imprimer, plier, affranchir, poster : chaque envoi mobilise du temps et de l’énergie. Avec l’avis électronique, l’opération se réduit à quelques clics depuis l’interface AR24. Les équipes récupèrent ainsi du temps opérationnel. Elles le réinvestissent dans des missions à plus forte valeur ajoutée.
L’économie financière est tout aussi tangible. AR24 facture l’avis électronique à 2,29 € l’envoi, contre plus de 5 € pour un recommandé postal classique. Surtout, ce coût est 100 % refacturable au copropriétaire concerné. Le syndic ne supporte donc aucune charge nette. La solution est neutre financièrement, voire source d’économies sur les frais de gestion courants.
La traçabilité et la sécurisation juridique complètent le tableau. AR24 horodate et archive chaque envoi électronique. En cas de litige ou de contentieux, le syndic dispose d’une preuve d’envoi et de réception incontestable. C’est un filet de sécurité essentiel. La loi du 10 juillet 1965 impose en effet des délais et des formes stricts pour les convocations d’AG. Tout manquement expose le syndic à une annulation de décision d’assemblée. L’avis électronique élimine ce risque.
Une accessibilité accrue pour les copropriétaires
L’avis électronique ne sert pas uniquement le syndic. Il améliore aussi l’expérience du copropriétaire. Depuis n’importe quel appareil connecté à internet, celui-ci reçoit sa convocation ou son PV d’AG. Il en accuse réception en temps réel. Les courriers perdus, les absences lors du passage du facteur ou les délais d’acheminement aléatoires appartiennent au passé. L’information parvient instantanément au destinataire, où qu’il se trouve.
L’intelligence artificielle, prochaine étape de l’innovation
Des expérimentations déjà en cours
AR24 ne s’arrête pas à l’avis électronique. L’entreprise travaille activement sur la suite.
Jalil Kaddour l’annonce avec conviction : « L’innovation ne s’arrête jamais, et particulièrement chez AR24. Tout au long de l’année 2025, la société a mené des expérimentations intégrant l’intelligence artificielle. L’objectif : aller encore plus loin dans l’accompagnement des syndics et des copropriétaires. »
Sans tout révéler, Jalil Kaddour identifie deux axes de développement. Le premier porte sur la compréhension des documents par les copropriétaires. Les PV d’AG, les mises en demeure ou les appels de fonds restent souvent perçus comme opaques et difficiles à lire. L’IA permettrait de les simplifier et de les rendre accessibles au plus grand nombre. Le second axe concerne le travail d’accompagnement des syndics auprès de leurs clients. Certaines réponses pourraient être automatisées. Certains besoins d’information pourraient être anticipés. Le gain de temps serait là encore substantiel.
Un secteur en pleine transformation numérique
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement de fond. Le secteur de la gestion immobilière accélère sa transformation digitale. La loi Climat et Résilience oblige les syndics à tenir un carnet d’entretien numérique et à renforcer le suivi des travaux. Le décret comptable du 14 mars 2005 exige une tenue rigoureuse des comptes, que les outils numériques facilitent considérablement. Dans ce contexte, intégrer l’IA dans les processus de gestion ne relève plus du luxe. C’est une nécessité compétitive.
Comment adopter l’avis électronique dans votre copropriété ?
Une mise en place accessible à tous les profils
Adopter l’avis électronique ne suppose pas de bouleverser les processus internes. AR24 accompagne ses utilisateurs à chaque étape, de la prise en main jusqu’à l’envoi des premiers documents. La plateforme organise des webinaires hebdomadaires pour former les équipes et répondre aux questions pratiques. Ces sessions sont particulièrement utiles pour les syndics non professionnels ou les petites structures qui amorcent leur transition numérique.
Jalil Kaddour résume l’enjeu : « L’ensemble de ces solutions vont permettre de grandement simplifier à la fois le travail des syndics de copropriété, mais également la compréhension et l’accessibilité à ces informations de la part des copropriétaires. »
Un prérequis incontournable : le consentement du copropriétaire
Avant tout déploiement, un point légal s’impose. L’envoi de documents par voie électronique nécessite le consentement préalable du copropriétaire, conformément à la loi ELAN et à la loi du 10 juillet 1965 modifiée. Sans ce consentement formalisé, l’envoi papier reste obligatoire. La collecte de ces consentements représente donc une étape clé. AR24 accompagne ses clients dans cette démarche, dès le lancement du projet.
👍 Pour en savoir plus ou assister à un webinaire, rendez-vous sur ar24.fr.

