Le marché immobilier envoie des signaux encourageants en ce printemps 2026. Selon Immonot.com — premier site immobilier notarial de France —, la reprise s’amorce clairement : les transactions progressent, les prix se stabilisent et les acheteurs reprennent la main. Le professeur Bernard Thion, qui analyse régulièrement la conjoncture pour Immonot, confirme cette tendance. Pourtant, des incertitudes géopolitiques persistent. Dès lors, faut-il acheter maintenant ou attendre ? Les notaires répondent : le marché immobilier est aujourd’hui favorable aux acquéreurs, et cette fenêtre d’opportunité pourrait se refermer.
Sommaire :
- Le marché immobilier est-il en train de changer de camp ?
- Les prix du marché immobilier sont-ils enfin stabilisés ?
- Faut-il acheter ou vendre sur le marché immobilier aujourd’hui ?
- Quels risques pèsent encore sur le marché immobilier ?
À retenir — Reprise du marché immobilier au printemps 2026
- Les transactions repartent à la hausse : 21 % des notaires constatent une hausse des ventes en mars 2026.
- Les prix se stabilisent : 200 000 € pour une maison, 2 800 €/m² pour un appartement.
- Les taux d’intérêt atteignent 3,20 % en janvier 2026, une moyenne accessible.
- Le marché immobilier passe dans les mains des acheteurs.
- Le PTZ 2026 renforce le pouvoir d’achat des primo-accédants.
Le marché immobilier est-il en train de changer de camp ?
Une reprise des transactions bien réelle
Le marché immobilier confirme son rebond au printemps 2026. Les chiffres sont éloquents : 21 % des correspondants notariaux d’Immonot constatent une hausse des ventes en mars 2026. En décembre 2025, ils n’étaient que 4 % à dresser ce constat. En l’espace de deux mois, la progression est spectaculaire. Par ailleurs, la part des attentistes recule de 44 % à 39 %. Celle des pessimistes tombe, quant à elle, de 51 % à 41 %.
Les acheteurs retrouvent leur pouvoir de négociation
Cette dynamique ne repose pas seulement sur un regain de confiance. Elle s’appuie sur des fondamentaux solides. La production de crédits à l’habitat bondit à 12,8 milliards d’euros en décembre 2025. En février 2024, elle ne dépassait pas 6,9 milliards, selon la Fédération Bancaire Française. Les taux d’intérêt se stabilisent, par ailleurs, à 3,20 % en moyenne en janvier 2026, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Ainsi, le marché immobilier offre des conditions d’emprunt bien plus lisibles qu’en 2023-2024.
Sabine Pilimindy, négociatrice notariale à Melun (77), le confirme : « Une légère hausse des avant-contrats se fait ressentir, le marché bouge et bougera plus à l’arrivée du printemps. » Dans le même esprit, Florian Bigotte, négociateur notarial à Phalempin (59), se veut porteur d’espoir : « Les prix restent stables avec une demande et une offre constantes également. On commence à ressentir un rebond. »
Les prix du marché immobilier sont-ils enfin stabilisés ?
Une baisse des prix qui ralentit
La part des notaires qui anticipent une baisse des prix recule de 58 % à 51 % en deux mois seulement. Dans le même temps, 46 % des répondants prévoient désormais une stabilité des prix. Ce rééquilibrage est significatif. Il traduit, en effet, la fin d’un cycle d’ajustement entamé en 2024. Durant cette période post-Covid, la demande s’était enflammée et les prix avaient flambé. Or, ces ajustements semblent aujourd’hui absorbés. Le marché immobilier retrouve ainsi sa fluidité.
Des prix médians accessibles
Sur le portail Immonot, le prix médian de mise en vente d’une maison s’établit à 200 000 €. Sur trois mois, à fin décembre 2025, il progresse de +2 %. Pour un appartement, le prix médian atteint 2 800 €/m², en hausse de +0,50 % sur la même période.
Par ailleurs, l’indice Notaires-INSEE enregistre une progression de seulement +0,2 % pour les maisons en province en 2025. Le marché immobilier s’assainit donc progressivement. En conséquence, l’offre disponible commence à se réduire.
Frédéric Lupis, négociateur à Gagny (93), résume bien la situation : « Les clients recherchent avec l’ambition d’acheter, mais ne se laissent pas entraîner dans des surenchères. L’achat se fait à un prix de marché raisonnable. »
Faut-il acheter ou vendre sur le marché immobilier aujourd’hui ?
Le conseil des notaires : priorité à la vente pour les logements
L’enquête Immonot envoie un signal fort. 87 % des notaires et négociateurs conseillent de vendre en priorité pour les logements. Lors de la précédente enquête, ils n’étaient que 80 % à le préconiser. Seulement 4 % recommandent d’acheter et 9 % d’attendre. Cette position s’explique par la réduction progressive de l’offre disponible. Dès lors, les vendeurs qui tardent risquent de voir leur marge de négociation se fragiliser si la demande s’emballe.
Les terrains : un marché à saisir pour les acquéreurs
La situation diffère nettement pour les terrains. 39 % des notaires conseillent d’acheter en priorité, contre 56 % qui recommandent de vendre et 12 % d’attendre. Cette nuance s’explique par le manque structurel de foncier constructible en France. La situation s’aggrave, par ailleurs, à l’approche des élections municipales. En effet, les révisions de PLU (Plan Local d’Urbanisme) se voient souvent reportées à de nouvelles échéances. Or, sans foncier disponible, la construction neuve ne peut pas redémarrer.
Comparatif : acheter, vendre ou attendre selon les notaires ?
Le PTZ 2026 : un levier pour les primo-accédants
Les primo-accédants disposent d’un avantage supplémentaire. Le Prêt à Taux Zéro dans sa version 2026 se révèle plus généreux que les éditions précédentes. Ce dispositif renforce directement le pouvoir d’achat immobilier des ménages qui accèdent à la propriété pour la première fois. En outre, la construction neuve affiche des performances énergétiques supérieures aux logements anciens. Ce critère pèse de plus en plus lourd au regard des exigences du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique). Ainsi, le neuf fait de l’ombre à bien des maisons anciennes qui souffrent de leur statut énergivore.
Quels risques pèsent encore sur le marché immobilier ?
Un contexte géopolitique préoccupant
Le marché immobilier ne s’abstraie pas du contexte international. Ainsi, Immonot pointe la tension au Moyen-Orient, avec l’émergence d’un nouveau conflit impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran. Cette instabilité géopolitique génère une incertitude économique. Elle freine, en conséquence, une partie des décisions d’achat. Les crises énergétiques récentes renforcent, par ailleurs, la vigilance des ménages et des professionnels du secteur.
L’immobilier reste une valeur refuge
Malgré ces tensions, le marché immobilier conserve son statut de valeur refuge. La pierre demeure l’un des principaux actifs à constituer dans un patrimoine. 20 % des notaires interrogés anticipent, en effet, une poursuite de la hausse des transactions à court terme. Taux stabilisés, prix ajustés, PTZ renforcé : ces trois facteurs réunis créent une fenêtre d’opportunité rare sur le marché immobilier. Toutefois, cette fenêtre pourrait se refermer rapidement si la demande s’emballe. Il serait donc dommage de la laisser passer.

