Les primo-accédants reprennent la main sur le marché immobilier. Après deux années de projets gelés, 2025 marque une rupture. Taux stabilisés à 3%, prix réalistes, crédit facilité : les conditions sont enfin réunies. Résultat ? 940 000 ventes enregistrées, soit +11% en un an selon les Notaires de France. Selon SAFTI, les investisseurs ont quitté le terrain (-40% de crédits locatifs). Le marché est redevenu résidentiel, centré sur les besoins des familles. Pour les primo-accédants, c’est le moment d’agir.
Sommaire :
- Pourquoi les primo-accédants reviennent-ils sur le marché immobilier ?
- Comment les primo-accédants réussissent-ils à acheter leur premier bien ?
- Quelles régions attirent le plus les primo-accédants ?
- Quel est l’impact des primo-accédants sur le marché global ?
À retenir – Le retour des primo-accédants sur le marché immobilier
- 940 000 ventes enregistrées en 2025, soit +11% en un an.
- Les taux de crédit sont stabilisés autour de 3%.
- Les investisseurs désertent le marché avec -40% de crédits locatifs.
- Les Hauts-de-France affichent +45% de ventes, devant l’Île-de-France (+29%).
- 72% des transactions portent sur des maisons individuelles.
Pourquoi les primo-accédants reviennent-ils sur le marché immobilier ?
Le retour des primo-accédants s’explique par une conjonction de facteurs favorables. D’abord, les taux de crédit se sont stabilisés autour de 3%. Cette stabilisation offre une visibilité retrouvée aux futurs acquéreurs. Ensuite, les banques ont assoupli leurs conditions d’octroi de crédit. Elles facilitent ainsi l’accès à la propriété pour cette catégorie d’acheteurs longtemps écartée du marché. Par ailleurs, les prix immobiliers affichent désormais plus de réalisme. La marge de négociation nationale baisse de 9% selon SAFTI.
En conséquence, cette normalisation permet aux primo-accédants de présenter des offres cohérentes. Les vendeurs acceptent ces offres plus rapidement. Après deux années d’attentisme et de renonciation, le marché immobilier de l’ancien retrouve donc une dynamique portée par les besoins résidentiels réels des ménages français.
Des conditions de financement plus accessibles
Les établissements bancaires ont revu leur politique de prêt pour les primo-accédants.
Sonia Bossu, conseillère SAFTI dans les Hauts-de-France, témoigne : “J’ai réellement constaté un retour des primo-accédants, pour lesquels l’accès au crédit a été facilité par les banques. Ils ont une idée bien précise de ce qu’ils veulent et certaines visites se transforment assez immédiatement en offres.”
Ces acheteurs arrivent donc avec une préparation solide et des projets précis. Leurs visites se transforment rapidement en offres d’achat. Cette réactivité prouve leur détermination et leur capacité financière restaurées. D’ailleurs, les Notaires de France ont enregistré 940 000 ventes en 2025. Cela représente une progression de 11% sur un an. Cette hausse confirme ainsi la reprise du marché de l’ancien. Elle constitue également un signal clair de la confiance retrouvée des primo-accédants dans leur capacité à financer leur premier logement.
Un marché redevenu résidentiel
L’absence des investisseurs caractérise cette nouvelle dynamique favorable aux primo-accédants. En effet, la Banque de France révèle une chute spectaculaire de 40% des crédits destinés à l’investissement locatif entre 2022 et 2024. Ce retrait massif modifie profondément la structure du marché. En conséquence, cette situation libère des opportunités pour les primo-accédants. Ceux-ci recherchent avant tout un logement pour y habiter. Ils n’affrontent plus la concurrence des investisseurs qui disposent souvent de budgets plus importants.
Gabriel Pacheco, CEO et cofondateur de SAFTI, confirme cette transformation : “En 2025, l’immobilier est redevenu résidentiel avant tout, guidé par les besoins de vie et non par la logique de rendement.”
Les primo-accédants bénéficient ainsi d’un marché centré sur les besoins des ménages. Désormais, les projets de vie priment sur les stratégies de placement financier. Cette évolution crée donc un environnement plus équitable pour les familles souhaitant accéder à la propriété.
Comment les primo-accédants réussissent-ils à acheter leur premier bien ?
Les primo-accédants adoptent une approche pragmatique et méthodique. Ils définissent clairement leurs priorités : localisation, surface, proximité des transports et des commerces. Leurs budgets restent serrés. Toutefois, leur vision s’avère plus claire qu’auparavant. Cette préparation minutieuse accélère le processus d’achat. Elle réduit également les délais entre les visites et la signature du compromis. Ainsi, les couples qui hésitaient encore en 2024 franchissent désormais le pas. Ils bénéficient de conditions de marché plus favorables et d’une meilleure prévisibilité des coûts. De même, les familles qui repoussaient leur déménagement concrétisent enfin leur projet d’accession à la propriété.
Une recherche ciblée et efficace
Ces acheteurs primo-accédants privilégient la maison individuelle pour leur premier achat. Selon les données SAFTI pour 2025, 72% des transactions concernent des maisons. Les familles les plébiscitent pour leur espace, leur extérieur et un environnement adapté aux rythmes familiaux.

Par ailleurs, le délai moyen entre la signature du mandat et le compromis s’établit à 3,6 mois chez SAFTI. Ce chiffre témoigne d’un marché plus fluide et plus efficace. En effet, les primo-accédants ne perdent plus de temps sur des biens inadaptés ou surévalués. Ils concentrent leurs efforts sur des propriétés correspondant exactement à leurs critères. Ils démontrent ainsi une capacité de décision rapide une fois le bien idéal identifié. Cette efficacité contraste donc avec la période d’attentisme des années précédentes où l’incertitude bloquait les projets.
Des vendeurs plus ouverts à la discussion
La négociation s’opère dans un climat apaisé, favorable aux primo-accédants.
Sonia Bossu observe sur le terrain : “De manière générale, les vendeurs ont été plus ouverts aux conseils d’ajustement de prix, conscients qu’une première estimation au bon prix facilite et accélère le process de vente.”
Chez SAFTI, la décote moyenne atteint 4,5%. Ce niveau maîtrisé satisfait les deux parties. Il facilite également la conclusion des transactions. De plus, le prix moyen de vente s’établit à 208 600 euros en 2025. Ce montant stabilisé reflète un réalignement sain entre vendeurs et acheteurs. Les primo-accédants profitent ainsi de cette maturité retrouvée du marché. Les prix plus cohérents leur permettent de négocier sereinement sans spéculation excessive. Cette évolution marque donc une rupture avec les années de tensions. À cette époque, les écarts entre prix demandés et prix acceptables freinaient les transactions.
Quelles régions attirent le plus les primo-accédants ?
Certains territoires connaissent un rebond spectaculaire de leur activité immobilière. Ce rebond est directement lié au retour des primo-accédants. Ainsi, les Hauts-de-France enregistrent une progression impressionnante de 45% des ventes en un an selon les données SAFTI. Cette hausse est portée par une augmentation de 18% des nouveaux mandats signés en 2025. Parallèlement, l’Île-de-France affiche une croissance significative de 29%. Le Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine progressent quant à eux de 28% chacun. Ces chiffres témoignent d’une dynamique territoriale inégale mais généralisée. Chaque région bénéficie donc à son niveau de la reprise tirée par la demande locale des primo-accédants et des familles.
Les Hauts-de-France en tête de la reprise
Cette région illustre parfaitement le retour massif des primo-accédants sur le marché. L’activité y est soutenue par une offre variée et des prix accessibles. Ces prix correspondent aux budgets serrés des premiers acheteurs. De plus, les nouveaux mandats augmentent significativement avec +18% en 2025. Cette hausse prouve que les vendeurs retrouvent confiance dans le marché. Ils acceptent de mettre leurs biens en vente à des conditions réalistes. Cette double dynamique entre offre et demande crée ainsi un cercle vertueux favorable aux primo-accédants. Ceux-ci trouvent des opportunités concrètes d’accession à la propriété. Par ailleurs, la région bénéficie d’une activité stimulée par la présence active des conseillers SAFTI. Ces derniers accompagnent les familles dans leurs projets.
Une reprise nationale mais contrastée
Les autres régions françaises bénéficient également de cette tendance portée par les primo-accédants. La demande locale stimule les transactions. Néanmoins, l’intensité varie selon les territoires et leurs caractéristiques propres. Les primo-accédants recherchent des zones offrant un bon équilibre. Ils privilégient la qualité de vie, les infrastructures (écoles, transports, commerces) et l’accessibilité financière. Partout en France, les projets reprennent après deux années de mise en pause. Cela confirme que 2025 marque une rupture dans l’attitude des ménages face à l’immobilier. Cette reprise généralisée démontre donc que les conditions sont réunies. Le retour durable des primo-accédants s’opère sur l’ensemble du territoire national.
Quel est l’impact des primo-accédants sur le marché global ?
Les primo-accédants contribuent largement à la reprise du marché immobilier ancien en 2025. SAFTI enregistre 28 000 ventes réalisées. Cela représente une hausse impressionnante de 25% par rapport à l’année précédente. Le réseau compte également 95 000 mandats signés, en progression de 14%. Ces chiffres constituent une preuve d’une activité soutenue. Ils confirment que les primo-accédants alimentent une part importante des transactions. Ils compensent ainsi l’absence quasi totale des investisseurs. Leur retour dynamise l’ensemble du secteur immobilier. Il redonne également de la vitalité à un marché qui avait connu deux années difficiles marquées par l’attentisme et la renonciation de nombreux projets.
Des volumes de ventes en forte hausse
Le chiffre d’affaires record de SAFTI atteint 225 millions d’euros en 2025. Il affiche également une croissance de 25%. Cette performance reflète directement l’impact des primo-accédants sur les performances du réseau. Elle témoigne de l’intensité de l’activité et de la multiplication des transactions. En effet, les primo-accédants ont retrouvé les moyens de concrétiser leur projet. Les 6 000 conseillers immobiliers indépendants du réseau SAFTI accompagnent quotidiennement des milliers de familles. Ils témoignent ainsi sur le terrain de cette dynamique de reprise. Par ailleurs, le réseau bénéficie d’une forte reconnaissance. Il détient le statut de mandataires immobiliers n°1 en notoriété selon un sondage IFOP de septembre 2025. Cette notoriété facilite la mise en relation entre primo-accédants et vendeurs.
Une confiance retrouvée pour l’avenir
Gabriel Pacheco, CEO et cofondateur de SAFTI, se projette avec optimisme : “2025 a été l’année où les Français ont recommencé à avancer. 2026 sera l’année où ils voudront avancer mieux.”
Cette projection optimiste repose sur des fondamentaux solides observés tout au long de 2025. En effet, les primo-accédants disposent désormais des conditions nécessaires pour réaliser leur projet d’achat. Ils évoluent dans un environnement stabilisé et transparent. Les taux de crédit restent prévisibles autour de 3%. Les prix sont réalistes. L’accès au financement bancaire est facilité. Ainsi, le marché immobilier 2025 remet les ménages au centre du jeu. Cela intervient après plusieurs années de tensions et d’attentisme. Cette tendance forte ouvre donc la voie à une année 2026 placée sous le signe de la projection. Les acquéreurs primo-accédants retrouvent leur confiance.

