Végétalisation en copropriété : une nouvelle forme de biodiversité

Végétalisation en copropriété?: une nouvelle forme de biodiversité

La végétalisation en copropriété apporte de nombreux avantages, tant sur le plan esthétique que sur le plan écologique. Les toitures végétalisées et les murs végétaux intéressent de plus en plus les Français. Cette nouvelle technique, commence peu à peu à s’instaurer dans les grandes villes. Habiter en copropriété et profiter d’un espace vert, c’est possible ! Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour réaliser ce projet en toute quiétude.

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vegetalisation en copropriété
© image libre de droit

Les avantages de la végétalisation en copropriété

Les espaces libres et végétalisables d’un immeuble sont généralement la façade et la toiture. En effet, chacun de ces espaces détient ses propres avantages. Notamment en termes de charme, la façade végétalisée donne l’impression de vivre au vert, tant pour les propriétaires que pour le voisinage. Les plantes ont la réputation d’absorber la lumière du soleil, rendant le climat plus doux, à l’extérieur comme à l’intérieur. En plus d’être esthétiquement jolies, elles apportent une solution pour se protéger de la canicule.

Habiter dans une ville bruyante est source d’inconfort et de stress ! La mise en place de végétalisation en copropriété, apporte un second avantage, celui de réduire les bruits parasites. Une diminution sonore allant jusqu’à 8 dB !

En effet, les murs extérieurs végétalisés, sont à l’origine du bien-être des copropriétaires. Elles apaisent l’atmosphère et l’esprit, tout en apportant un véritable style aux façades. L’une des nombreuses autres vertus des végétaux est la guérison, notamment pour les personnes malades ou souffrantes. Il est vrai que les plantes sont reconnues pour leurs bienfaits sur la santé.

Les différents types de façade végétalisée à Paris

La mairie de Paris privilégie la végétalisation de la ville. C’est pourquoi on constate déjà plusieurs bâtiments végétalisés dans la capitale. Avez-vous déjà rencontré les façades dites “vertes” ou “végétales” ?

  • La façade verte : aussi appelée “green façade” consiste en une technique visant à couvrir le mur extérieur d’un logement de plantes grimpantes.
    Ce type de plantes prend racine à l’extérieur de l’immeuble, elles ne présentent aucun risque pour la construction. Cependant, il faut beaucoup de patience pour obtenir un vrai résultat. Toutes sortes de plantes sont utilisées à cet usage. Notamment, celles à ventouse comme le lierre, mais encore les plantes à tiges comme les passiflores ou les clématites.
  • La façade végétale ou Living Wall Systems : Dans ce cas, les plantes prennent racines dans la terre sous la façade, grâce à des supports fixés aux murs.
    Elles ont donc besoin d’une alimentation régulière grâce à une technique d’irrigation efficace. Comme pour la toiture végétalisée, ce type de végétalisation en copropriété requiert l’utilisation de substrats organiques. Généralement, les copropriétaires investissent dans ce type de végétalisation dès la conception de l’immeuble.

La toiture végétalisée

Dans toute une ville, les toits occupent une grande surface très peu exploitée. Par ailleurs, en été, la toiture absorbe et diffuse la chaleur. Ainsi, transformer le toit d’un immeuble en espace vert, limite le réchauffement urbain. La toiture végétalisée favorise aussi la rétention des eaux pluviales. Une alternative pour limiter les évacuations d’eaux dans les réseaux d’assainissement.

Tout comme la façade végétalisée, la mission de végétalisation en copropriété de la toiture permet une climatisation naturelle. Étant donné que les plantes absorbent la chaleur, elles apportent une fraîcheur agréable en saison chaude.
Un espace vert au-dessus de nos têtes a de nombreux autres avantage ! Comme le fait d’abriter une partie de la faune et la flore, ainsi cela participe à la protection de la biodiversité.

À Paris, il existe plusieurs types de toitures végétalisées en copropriété

  • La toiture végétalisée intensive. Tel un grand jardin, il s’agit d’une opération coûteuse, mais très avantageuse. Ce système permet d’abriter différents types de végétaux et même des arbres fruitiers. Cependant, cette structure nécessite un support en substrat très épais, aux alentours de 30 cm, avec une charge maximale de 500 kg. Cela implique des travaux de jardinage importants, et un entretien régulier.
  • La toiture végétalisée extensive. Inaccessible, mais très profitable, ce type de végétalisation nécessite une surface bien plane. Ici, la couche de substrat nécessaire est moindre par rapport au besoin d’une toiture végétalisée intensive. La charge maximale est de 100 kg. De plus, cet espace permet de planter uniquement des plantes grasses recouvrant totalement le toit. Comme il est inaccessible, il demande peu d’entretien.
  • La toiture végétalisée semi-intensive. Il s’agit d’une mission de végétalisation en copropriété, permettant de disposer d’une toiture-terrasse. En effet, la différence avec une toiture végétalisée intensive, c’est que celle-ci supporte une plus grande charge maximum de 350 kg/m2. Elle est accessible, et demande un entretien régulier.

Quoi qu’il en soit, la végétalisation en copropriété demande le respect de certaines règles.

L’article 111-19 du code de l’urbanisme mentionne que tous bâtiments construits après le 1er mars 2017 doivent disposer, sur une partie de leur toiture, d’un procédé de production d’énergies renouvelables ou d’un système de végétalisation.

Dans les deux cas, toute prise de décision doit se faire par le syndicat des copropriétaires. Le choix des habitants étant le plus important, les professionnels se doivent aussi d’exposer leurs arguments. Il faut aussi prendre en compte les conditions imposées par le PLU sur les caractéristiques de la toiture et du mur, la sécurité et enfin, leur étanchéité.

Comment lancer le projet de végétalisation en copropriété ?

La mission de végétalisation d’une toiture ou d’une façade n’est pas une pratique anodine. Les avantages sont communs à tous les habitants de l’immeuble, mais le coût doit être partagé.

Il est important d’en faire part au syndic, afin d’en permettre le vote lors de la prochaine assemblée générale. Ainsi, une fois le projet voté, il faudra trouver le type de végétalisation adaptée. Pour cela, vous devez faire appel à des professionnels expérimentés du bâtiment, qui connaissent les règles mentionnées dans le PLU. Un projet conséquent mais bénéfique !

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