Aller au contenu

Crédit

​Taux de crédit immobilier en septembre 2026 : dernières semaines avant la hausse ?

​Taux de crédit immobilier en septembre 2026 : dernières semaines avant la hausse ?

Les banques jouent leur dernière carte attractive. En cette rentrée de septembre 2026, elles maintiennent — voire relancent — des offres compétitives pour séduire de nouveaux emprunteurs. Mais ce répit est compté, selon Meilleurtaux. Les taux de crédit immobilier en septembre 2026 restent encore stables : de 3,28 % sur 15 ans à 3,50 % sur 25 ans. Pourtant, sous la surface, les signaux s’accumulent. L’OAT 10 ans s’envole, le mid-swap 7 ans grimpe, l’inflation persiste — et la campagne présidentielle française ajoute une couche d’incertitude sur la dette souveraine. Résultat : une hausse progressive de 30 à 50 points de base est désormais anticipée d’ici la fin de l’année. Pour les emprunteurs, le moment d’agir, c’est maintenant.


Sommaire :


À retenir — Taux de crédit immobilier en septembre 2026

  • En septembre 2026, les taux immobiliers s’établissent à 3,28 % sur 15 ans, 3,40 % sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans.
  • Les banques maintiennent des offres attractives pour rattraper leur retard commercial du printemps.
  • L’OAT 10 ans a bondi de 3,3 % à 4,1 % en un an.
  • Une hausse de 30 à 50 points de base est attendue avant fin 2026.
  • Septembre 2026 est probablement la dernière fenêtre pour emprunter à des conditions encore favorables.

Les banques prolongent leur effort commercial en septembre

Un printemps difficile qui pèse encore sur les objectifs

La rentrée 2026 s’ouvre sur un paradoxe. Les banques affichent des taux attractifs — non par générosité, mais pour rattraper un retard accumulé. Le printemps a été difficile pour le crédit immobilier. Beaucoup d’établissements n’ont pas atteint leurs objectifs commerciaux et l’été n’a pas suffi à combler l’écart. Dès lors, les partenaires de Meilleurtaux restent très demandeurs de nouveaux dossiers. Pour ne pas perdre davantage de parts de marché, ils maintiennent la pression sur leurs barèmes.

Conséquence directe : pour la première quinzaine de septembre 2026, les taux de crédit immobilier se stabilisent à des niveaux encore accessibles pour les ménages.

Meilleurtaux, 1er septembre 2026. Taux moyens observés sur la première quinzaine du mois auprès des établissements partenaires.

Des offres promotionnelles relancées pour les primo-accédants

Au-delà des taux de marché, certaines banques mutualistes ont relancé en août 2026 des offres promotionnelles mises en pause au début de l’été. Elles ciblent les jeunes acheteurs et les primo-accédants disposant d’un apport personnel limité.

Le principe : des taux bonifiés entre 0,99 % et 1,99 % sur une partie du financement, qui permettent de réduire le taux moyen global de 10 à 30 points de base, selon Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux. L’effet est immédiat sur la capacité d’emprunt : à mensualité identique, l’emprunteur accède à un montant financé plus élevé.

Mais ces offres ont un revers. Les banques prêtent en dessous de leur seuil de rentabilité — estimé à 3,80 % sur 20 ans par Meilleurtaux — et compensent ce manque à gagner par des contreparties : domiciliation des revenus, épargne, assurance emprunteur, produits annexes. Ces exigences s’ajoutent au taux affiché et alourdissent le TAEG (taux annuel effectif global), c’est-à-dire le coût réel du crédit. En clair : depuis fin 2025, les banques accordent des prêts immobiliers à perte, en pariant sur la fidélisation du client.

Pourquoi les taux ne peuvent pas rester bas longtemps ?

L’OAT 10 ans et le mid-swap 7 ans en forte hausse

Les taux de crédit immobilier en septembre 2026 donnent encore une image rassurante. Pourtant, sous le capot, les tensions s’accumulent. Tous les indices de référence utilisés par les banques pour fixer leurs barèmes sont en hausse depuis douze mois — et l’écart avec les taux réels ne pourra pas tenir indéfiniment.

OAT 10 ans - taux de crédit immobilier en septembre

L’écart est saisissant. En un an, les indices de marché ont progressé de près de 80 points de base. Dans le même temps, les taux immobiliers réels n’ont augmenté que de 24 points. Autrement dit, les banques ont absorbé la différence — en acceptant de prêter à perte. Cette situation ne peut pas durer.

Un contexte macroéconomique et politique défavorable

La pression ne vient pas uniquement des marchés obligataires. Trois facteurs structurels poussent simultanément vers la hausse.

  • L’inflation persistante. Elle contraint la BCE à maintenir des taux directeurs élevés, ce qui renchérit le coût de refinancement des banques.
  • La concurrence mondiale sur les financements. Les banques françaises doivent payer plus cher leurs ressources sur les marchés internationaux.
  • Les craintes sur la dette française. Dans le contexte de la campagne présidentielle, les investisseurs exigent une prime de risque plus élevée sur les emprunts d’État — une pression qui se répercute mécaniquement sur les taux longs.

Résultat : quelques établissements ont déjà commencé à relever leurs grilles tarifaires. Le mouvement est encore minoritaire, mais le signal est là.

Quelles hausses de taux immobiliers prévoir d’ici fin 2026 ?

Une hausse de 30 à 50 points anticipée après septembre

Le 10 septembre 2026, la BCE tient une réunion de politique monétaire. Elle pourrait marquer le tournant. Pour Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux, une nouvelle hausse des taux directeurs ce jour-là déclencherait une remontée généralisée des taux de crédit immobilier — de l’ordre de 30 à 50 points de base d’ici fin d’année.

En pratique, les taux moyens sur 20 ans passeraient dans une fourchette de 3,7 % à 4 %, contre 3,40 % aujourd’hui. Ce n’est pas qu’un chiffre abstrait. Sur un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, cette hausse représente environ 85 € de mensualité supplémentaire — soit plus de 20 000 € de coût total en plus. Un écart décisif pour les ménages qui projettent l’achat d’une résidence principale ou d’un investissement locatif.

Meilleurtaux, projections septembre 2026.

Une remontée progressive, mais plus fréquente

Une nuance importante : Meilleurtaux n’anticipe pas un choc brutal. La hausse devrait rester progressive et maîtrisée, à l’image de ce qui s’est passé début 2026. En revanche, elle sera plus fréquente : les barèmes bancaires pourraient être révisés tous les 15 jours plutôt que mensuellement, pour coller au plus près aux fluctuations des marchés.

Pour les candidats à l’accession, le message est sans ambiguïté. Les taux de crédit immobilier en septembre 2026 offrent encore une opportunité réelle. Attendre, c’est prendre le risque de financer son projet dans des conditions nettement moins favorables — et d’alourdir son coût total de crédit de plusieurs milliers d’euros.


Conclusion

Septembre 2026 marque probablement la fin d’un cycle favorable pour les emprunteurs. Les banques font encore des efforts — mais les marchés ne les laisseront pas indéfiniment absorber la différence. Dès lors, les taux de crédit immobilier vont remonter : progressivement, mais sûrement. Agir avant la réunion de la BCE du 10 septembre, c’est se donner les meilleures chances de sécuriser un financement compétitif. Après, les barèmes ne seront plus les mêmes.

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

Laisser un commentaire