Imprimer, plier, glisser dans une enveloppe, foncer à la poste avant la fermeture : pendant des années, les gestionnaires de copropriété ont subi ce rituel chronophage pour chaque convocation d’assemblée générale, chaque procès-verbal, chaque mise en demeure. Mais la donne a changé. La question posée à Mélissa Janivel dans ce nouvel épisode d’Allô l’Expert est simple : en quoi le recommandé électronique simplifie-t-il le quotidien d’un gestionnaire de copropriété ? La loi du 9 avril 2024 consacre désormais la dématérialisation comme règle par défaut, et le recommandé électronique en copropriété s’impose comme l’outil incontournable du syndic moderne. Gain de temps, conformité légale, traçabilité immédiate : les bénéfices sont concrets. Mélissa Janivel, Partner Manager chez AR24 — leader du recommandé électronique en France — répond sans détour.
Sommaire :
- Le recommandé électronique en copropriété : un changement de paradigme
- L’avis électronique, l’outil préféré des syndics
- La loi du 9 avril 2024 : un tournant décisif pour la dématérialisation
- Les bénéfices concrets pour les gestionnaires de copropriété
- Comment mettre en place le recommandé électronique dans son cabinet ?
Le recommandé électronique en copropriété : un changement de paradigme
Du marathon administratif à la dématérialisation
La gestion d’une copropriété repose sur deux impératifs constants : envoyer des documents et en apporter la preuve. Convocations d’assemblée générale, procès-verbaux, mises en demeure — le gestionnaire jongle en permanence avec une logistique lourde.
Mélissa Janivel résume bien cette réalité : le métier ressemblait « à un mix entre un marathon administratif et un escape game où l’énigme finale, c’est : où est passée la preuve d’envoi ? »
Pendant des décennies, cette preuve passait par le recommandé papier. L’imprimante tombe en panne. Les enveloppes refusent de se fermer. Le gestionnaire court au bureau de poste avant 17h. Autant d’obstacles qui grignotent un temps précieux. La loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis impose pourtant des obligations strictes en matière de notifications. Mais elle ne précise pas le vecteur. Résultat : le papier règne longtemps sans partage.
La réglementation comme accélérateur
Le virage numérique s’amorce progressivement. La loi ELAN du 23 novembre 2018 pose les bases d’une modernisation en profondeur. Puis le décret du 2 juillet 2020 ouvre la voie en encadrant les assemblées générales dématérialisées. La loi du 9 avril 2024 accélère tout. Le législateur tranche : le numérique devient la règle, le papier l’exception.
Pour Mélissa Janivel, ce changement est sans équivoque : « Le papier, c’est devenu progressivement un geste à l’ancienne, presque patrimonial, une sorte de retour à la machine à écrire — toujours possible, mais plus vraiment dans l’air du temps. »
L’avis électronique, l’outil préféré des syndics
Un cadre légal précis et rassurant
Au cœur de cette révolution, l’avis électronique s’impose comme la solution de référence. Ce n’est pas un gadget. C’est un outil encadré par un cadre légal clair, utilisable dans trois situations précises : la convocation d’assemblée générale, le procès-verbal d’AG et la mise en demeure. Ces trois cas couvrent déjà une part considérable du travail administratif quotidien d’un gestionnaire.

Concrètement, AR24 — leader du recommandé électronique en France — propose une solution entièrement conforme à ces exigences. Le gestionnaire envoie ses documents en ligne. Le copropriétaire les reçoit immédiatement. La preuve de dépôt est horodatée, la traçabilité totale, l’archivage automatique. Autant d’éléments qui sécurisent le syndic face à d’éventuels contentieux.
Un gain de temps chiffré et spectaculaire
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Mélissa Janivel illustre l’impact avec un exemple précis : « Si préparer 80 convocations papier prend environ 2 à 3 heures dans la vraie vie, avec l’avis électronique, ça prend 2 à 3 minutes. »
Ce n’est plus une amélioration marginale. C’est un changement de dimension. Un cabinet qui gère plusieurs dizaines de copropriétés récupère ainsi des dizaines d’heures chaque mois. Du temps réalloué au conseil, à la relation client et à la gestion de proximité.
La loi du 9 avril 2024 : un tournant décisif pour la dématérialisation
La fin du consentement préalable
Avant cette loi, le recommandé électronique en copropriété se heurtait à un obstacle de taille. Le gestionnaire devait obtenir le consentement explicite de chaque copropriétaire avant tout envoi numérique. Collecter ces consentements, relancer, archiver : une tâche fastidieuse qui décourageait nombre de cabinets.
La loi du 9 avril 2024 supprime cette contrainte. Désormais, l’avis électronique devient la voie par défaut. Le papier reste possible, mais uniquement si le copropriétaire en fait la demande explicite. Ce renversement de logique est fondamental. Pour les syndics déjà équipés, le basculement est immédiat. Pour les autres, l’urgence de s’équiper est désormais réelle.
Une mise en conformité qui ne souffre plus d’attendre
La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 avait déjà durci les obligations des syndics. Elle instaure notamment le plan pluriannuel de travaux (PPT) pour les copropriétés de plus de 15 lots à partir du 1er janvier 2023. Dans ce contexte réglementaire tendu, maîtriser les outils de communication légaux devient un enjeu de conformité à part entière. Un syndic qui ne respecte pas les délais ou les formes d’envoi s’expose à des contestations de résolutions en assemblée générale. Le recommandé électronique en copropriété sécurise ces envois et élimine ce risque.
Les bénéfices concrets pour les gestionnaires de copropriété
Cinq atouts qui font la différence
Mélissa Janivel identifie cinq avantages structurants qui expliquent l’adoption croissante du recommandé électronique en copropriété :
- La conformité légale. L’avis électronique AR24 équivaut au recommandé postal dans les cas prévus par la loi. Il satisfait aux exigences du règlement eIDAS (règlement européen n° 910/2014 sur l’identification électronique) et dispose d’une valeur probante reconnue devant les tribunaux.
- La traçabilité. Chaque envoi génère automatiquement une preuve de dépôt horodatée et un accusé de réception. La question « où est passée la preuve d’envoi ? » appartient définitivement au passé.
- La rapidité. La réception est immédiate côté copropriétaire. Fini les délais postaux, les lettres perdues et les retours NPAI qui compromettent les délais légaux de convocation — fixés à 21 jours minimum avant une assemblée générale par l’article 9 du décret du 17 mars 1967.
- La simplicité. La prise en main est rapide. La solution s’intègre aux principaux logiciels de gestion de copropriété du marché. Les flux de travail restent fluides, sans perturber l’organisation existante.
- L’économie. Le coût d’un avis électronique reste structurellement inférieur à celui d’un recommandé papier. Temps de préparation, affranchissement, frais de retour : toutes ces dépenses disparaissent.
Un outil au service de la relation copropriétaire
Au-delà de l’efficacité opérationnelle, le recommandé électronique améliore aussi la relation entre le syndic et les copropriétaires. La réception est instantanée. Le document s’affiche sur tout support — smartphone, tablette, ordinateur. L’accusé de lecture rassure les deux parties. De plus, le copropriétaire accède en permanence à ses documents dans son espace personnel. Une transparence accrue qui renforce durablement la confiance.
Comment mettre en place le recommandé électronique dans son cabinet ?
Un déploiement accessible à tous
La mise en place du recommandé électronique en copropriété ne nécessite pas de refonte informatique majeure. AR24 propose une solution accessible en ligne, déployable rapidement dans un cabinet de toute taille. La prise en main est intuitive. Par ailleurs, les équipes bénéficient d’un accompagnement dédié dès le départ. Mélissa Janivel le souligne : le partner management d’AR24 accompagne chaque cabinet dans sa transition, avec un suivi personnalisé et un interlocuteur référent direct.
Les bons réflexes à adopter dès maintenant
Pour les gestionnaires qui n’ont pas encore franchi le cap, Mélissa Janivel est claire : ne pas attendre. La loi du 9 avril 2024 a posé un nouveau cadre. S’y conformer rapidement, c’est sécuriser ses envois, alléger sa charge administrative et se concentrer sur les missions à valeur ajoutée. L’outil coche toutes les cases — légalité, traçabilité, rapidité, simplicité, économie. Autant d’arguments qui font du recommandé électronique en copropriété non plus un choix, mais une évidence.

