Promotion Immobilière Collaborative : Une solution pertinente pour concevoir son futur logement

Promotion Immobilière Collaborative : Une solution pertinente pour concevoir son futur logement

La Promotion Immobilière Collaborative (PIC) représente une solution pertinente pour 3 porteurs de projets sur 4 pour concevoir leur futur logement. Pourtant le dispositif reste encore méconnu et des freins sont à lever auprès des réfractaires notamment le voisinage.

Un accueil favorable auprès des porteurs de projets d’acquisition immobilière

La notion de Promotion immobilière collaborative se définit comme un montage où les futurs propriétaires collaborent à la réflexion, la conception et la définition de leurs logements privatifs ainsi que leurs espaces communs. Cette démarche en plein essor en France peut être traduite dans sa réalisation sous différentes déclinaisons : habitat participatif, habitat coopératif, autopromotion, projet porté par un maître d’ouvrage social ou un promoteur immobilier engagé dans une démarche de co-conception avec les futurs habitants.

75% de la cible utile trouvent intéressante cette solution immobilière ce qui représente 15% de la population française déjà favorable aux autres modes de consommation collaborative. Les modes de promotion avec un accompagnement important du type promoteur / client et promoteur/particulier séduisent le plus. Les  hommes, de moins de 40 ans, CSP+, en famille, urbains, habitant d’appartements sont plus sensibles à ce type de conception et représentent le plus fort potentiel pour la Promotion immobilière collaborative.

Au-delà des 220 projets «citoyens» actuellement en gestation, l’ «habitat participatif» ou co-habitat est susceptible de séduire un plus grand nombre de familles souhaitant décider elles-mêmes de leur mode de vie. Encore faut-il comprendre cette demande très hétérogène et bien souvent à convaincre avec une communication adaptée.

L’accès à une qualité de vie élevée pour un budget raisonnable

On note un désir d’implication des habitants, immobilier sur-mesure, création de liens sociaux, qualité architecturale et environnementale, intégration urbaine des projets, solutions pour les ménages ayant des difficultés à accéder à la propriété ou pour les personnes en perte d’autonomie.

La présence d’un jardin partagé à cultiver et d’espaces verts, le garage à vélos et les espaces pour enfants sont les lieux communs les plus souhaités par ces intentionnistes également en attente de mixité générationnelle et fonctionnelle. Leur sensibilité est importante aux réalisations écologiques et environnementales du futur habitat telles que la récupération des eaux de pluies, recours aux énergies renouvelables, compostage, etc.

Des avantages pour les acteurs de la promotion et de l’aménagement

La promotion collaborative n’est pas sans avantages sur le plan opérationnel. Elle procure une pré-commercialisation significative, pousse à l’innovation et génère une image valorisante capable de rejaillir sur l’ensemble de l’opération. Boosté par la digitalisation du secteur (ex : l’Open Promoter Platform, HabX, simulateurs de co-conception,…) et un cadre légal favorable (loi ALUR), l’immobilier collaboratif et participatif inverse le processus de commercialisation des logements neufs «clés en main» et définit les nouveaux contours d’une promotion immobilière plus ouverte.

L’immobilier collaboratif est un marqueur urbain et social pour un quartier. Que la démarche soit imposée, qu’il s’agisse d’une option ou une opportunité pour se distinguer des autres candidats, les aménageurs ont certainement un intérêt à se familiariser avec cette innovation sociale.

Un déficit de notoriété, le besoin d’une communication adaptée

La promotion immobilière collaborative demeure méconnue pour la  grande majorité de la cible utile : seuls 2 porteurs de projets sur 10 en ont déjà entendu parler ne serait-ce que de nom, 11% sachant précisément à quoi cela correspond. Les points de contact digitaux, notamment le site Internet des collectivités locales et ceux des acteurs immobiliers, se révèlent les plus influents suivis par les communications de la commune / mairie et recommandations de l’entourage.

Des freins auprès des réfractaires, notamment en lien avec le voisinage

Le principal frein des porteurs de projets n’envisageant pas de recourir à la promotion immobilière collaborative est en lien avec les voisins, avec qui ils n’ont pas envie de partager des espaces communs, craignant trop de querelles ainsi qu’une mésentente sur le projet. Au-delà, le manque de temps et de compétences pour suivre le projet ainsi qu’une crainte sur le coût financier sont également des réticences bien qu’exprimées dans une moindre mesure.

*Etude Les Français et la Promotion Immobilière Collaborative : Quantification du marché et analyse de la demande, 1ère édition, réalisée par ARCANE Research auprès de 1.122 Français intéressés par la Promotion Immobilière Collaborative entre le 5 décembre 2017 et le 4 janvier 2018.

Source : www.arcane-research.com