Ordonnance n° 2016-1809 du 22 décembre 2016 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles de professions réglementées

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JORF n°0298 du 23 décembre 2016  – texte n° 19 

Ordonnance n° 2016-1809 du 22 décembre 2016 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles de professions réglementées

NOR: ECFI1618492R

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/ordonnance/2016/12/22/ECFI1618492R/jo/texte 
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/ordonnance/2016/12/22/2016-1809/jo/texte

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre de l’économie et des finances,
Vu la Constitution, notamment son article 38 ;
Vu le règlement (UE) n° 1024/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 concernant la coopération administrative par l’intermédiaire du système d’information du marché intérieur et abrogeant la décision 2008/49/CE de la Commission (« règlement IMI ») ;
Vu le règlement d’exécution (UE) 2015/983 de la Commission du 24 juin 2015 sur la procédure de délivrance de la carte professionnelle européenne et l’application du mécanisme d’alerte conformément à la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil ;
Vu la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles modifiée par la directive 2013/55/UE du Parlement européen et du Conseil du 20 novembre 2013 ;
Vu le code de l’action sociale et des familles ;
Vu le code de commerce ;
Vu le code de la construction et de l’habitation ;
Vu le code de l’éducation ;
Vu le code de l’environnement ;
Vu le code de justice administrative, notamment son article R. 123-20 ;
Vu le code de la route ;
Vu le code du sport ;
Vu le code du tourisme ;
Vu le code des transports ;
Vu la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 modifiée instituant l’ordre des géomètres-experts ;
Vu la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 modifiée réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce ;
Vu la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 modifiée portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques ;
Vu la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 modifiée portant diverses dispositions d’ordre social, notamment son article 44 ;
Vu la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, notamment le 2° du I de son article 216 ;
Vu l’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 modifiée portant institution de l’ordre des experts-comptables et réglementant le titre et la profession d’expert-comptable ;
Vu l’avis du Groupe interministériel permanent de la sécurité routière en date du 1er avril 2016 ;
Le Conseil d’Etat (section des finances) entendu,
Le conseil des ministres entendu,
Ordonne :

  • Titre IER : DISPOSITIONS GÉNÉRALES
    • Chapitre Ier : Dispositions générales relatives à la carte professionnelle européenne

      Article 1

      I. – La carte professionnelle européenne mentionnée à l’article 4 bis de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 susvisée est un certificat électronique prouvant soit que le professionnel, ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, titulaire de qualifications professionnelles obtenues dans cet Etat ou reconnues par lui, satisfait à toutes les conditions nécessaires pour fournir des services de façon temporaire et occasionnelle, soit que sont reconnues ses qualifications professionnelles en vue de son établissement à titre permanent.
      II. – Lorsqu’une carte professionnelle européenne a été introduite pour une profession particulière, les titulaires de qualifications professionnelles concernés peuvent en faire la demande, par voie électronique, auprès de l’autorité compétente concernée, afin d’effectuer une prestation temporaire et occasionnelle ou de s’établir de manière permanente, en France ou dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen.
      Cette demande, accompagnée des documents justificatifs requis, donne automatiquement lieu à la création d’un dossier électronique individuel dans le système d’information du marché intérieur (IMI) régi par le règlement (UE) n° 1024/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 susvisé, dénommé « dossier IMI ».
      III. – En cas de demandes ultérieures par le même demandeur, les documents fournis à l’appui de sa première demande de carte professionnelle européenne, et figurant dans son dossier IMI, ne peuvent lui être demandés une nouvelle fois par les autorités compétentes s’ils sont encore valables.

      Article 2

      I. – Lorsqu’un professionnel établi en France souhaite effectuer une prestation de services temporaire et occasionnelle dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, autre que celles relevant de professions réglementées ayant des implications en matière de santé ou de sécurité publiques mentionnées à l’article 3 et que, à ce titre, cet autre Etat ne le soumet pas à une vérification préalable de ses qualifications professionnelles en vertu de sa législation nationale, il peut demander à l’autorité compétente française une carte professionnelle européenne s’il justifie de son établissement légal en France et s’il fournit les documents justificatifs requis mentionnés au II de l’article 1er.
      L’autorité compétente française délivre la carte professionnelle européenne, la transmet sans délai à l’autorité compétente de l’Etat membre d’accueil concerné et en informe le professionnel. La carte professionnelle européenne est valable pendant une période de 18 mois.
      Lorsque le titulaire d’une carte professionnelle européenne souhaite fournir des services dans des Etats membres autres que ceux mentionnés dans sa demande initiale, il peut en demander l’extension correspondante à l’autorité compétente française.
      Lorsque le titulaire d’une carte professionnelle européenne souhaite continuer à fournir des prestations de services au-delà de la période de validité de la carte mentionnée au deuxième alinéa, il en informe l’autorité compétente française.
      Dans les deux cas mentionnés aux troisième et quatrième alinéas, le professionnel est tenu d’informer l’autorité compétente française de tous changements substantiels de sa situation. L’autorité compétente met à jour la carte professionnelle européenne et la transmet à l’autorité compétente de l’Etat membre d’accueil concerné.
      II. – Sans préjudice des dispositions du II de l’article 3, lorsqu’un professionnel qui n’est pas établi en France et souhaite y effectuer une prestation de services temporaire et occasionnelle, autre que celles relevant de professions réglementées qui ont des implications en matière de santé ou de sécurité publiques mentionnées à ce même article 3, et qui n’est pas soumise à ce titre à une vérification préalable des qualifications professionnelles en application des dispositions particulières relatives à la profession réglementée concernée, est détenteur d’une carte professionnelle européenne délivrée par l’autorité compétente de l’Etat dans lequel il est établi, il est dispensé, pendant une durée de 18 mois à compter de la délivrance de la carte, d’effectuer la déclaration préalable de prestation de services temporaire et occasionnelle en France exigée en application des dispositions particulières relatives à la profession réglementée concernée. La carte est valable tant que son titulaire conserve le droit d’exercer sur la base des documents et des informations contenus dans le dossier IMI mentionné au second alinéa du II de l’article 1er.
      III. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article, notamment celles relatives à l’instruction et à la procédure de délivrance de la carte professionnelle européenne.

      Article 3

      I. – Lorsqu’un professionnel établi en France souhaite effectuer pour la première fois une prestation de services temporaire et occasionnelle ayant des implications en matière de santé et de sécurité publiques dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui soumet cette prestation à une vérification préalable des qualifications professionnelles en vertu de sa législation nationale, ou lorsqu’il souhaite s’y établir de manière permanente, il peut demander à l’autorité compétente française une carte professionnelle européenne s’il justifie de son établissement légal en France ou de l’obtention de ses qualifications professionnelles en France, et s’il fournit les documents justificatifs requis.
      L’autorité compétente française s’acquitte des mesures préparatoires concernant ce dossier IMI, dont les modalités sont précisées par le décret mentionné au IV, en vue de son instruction par l’autorité compétente de l’Etat membre d’accueil. Elle transmet ensuite sans délai le dossier à l’autorité compétente de l’Etat membre d’accueil et informe simultanément le demandeur de cette transmission.
      II. – Lorsqu’un professionnel a présenté une demande de carte professionnelle européenne dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen afin d’effectuer en France une prestation de services temporaire et occasionnelle qui a des implications en matière de santé et de sécurité publiques et qui est soumise à ce titre à une vérification préalable des qualifications professionnelles en application des dispositions particulières relatives à la profession réglementée concernée, ou afin de s’établir de manière permanente en France, l’autorité compétente française examine le dossier IMI que lui a transmis l’autorité compétente de cet Etat. Elle peut délivrer une carte professionnelle européenne ou soumettre le professionnel à un stage d’adaptation ou à une épreuve d’aptitude, conformément aux conditions de reconnaissance des qualifications professionnelles pour l’accès à la profession concernée et son exercice.
      En l’absence de transmission par le demandeur ou l’autorité compétente de l’Etat membre d’origine de l’intégralité des documents nécessaires à l’autorité compétente française pour se prononcer sur la délivrance de la carte professionnelle européenne, l’autorité compétente française peut refuser de délivrer cette carte.
      L’absence, au terme d’un délai fixé par le décret mentionné au IV, de décision ou d’organisation de l’épreuve d’aptitude exigée dans le cadre d’une prestation temporaire et occasionnelle, entraîne la délivrance de plein droit de la carte professionnelle européenne. Cette carte est alors transmise automatiquement par voie électronique au demandeur.
      III. – La carte professionnelle européenne délivrée dans le cadre d’un établissement permanent en France en application du II ne confère pas un droit automatique à exercer la profession concernée dans le cas où d’autres procédures devant être effectuées pour exercer cette profession sont prévues, en application de dispositions particulières, avant la date d’introduction de la carte professionnelle européenne pour la profession concernée.
      IV. – Un décret en Conseil d’Etat précise les modalités d’application du présent article, et notamment celles relatives à l’instruction et à la procédure de délivrance de la carte professionnelle européenne.

      Article 4

      I. – Les autorités compétentes françaises mettent à jour en temps utile le dossier IMI, mentionné au second alinéa du II de l’article 1er, du titulaire d’une carte professionnelle européenne en y intégrant les informations relatives aux sanctions disciplinaires ou pénales prononcées à son encontre qui ont trait à une interdiction ou à une restriction d’exercer ses activités professionnelles et qui ont des conséquences sur l’exercice des activités de ce titulaire.
      Ces mises à jour se limitent aux informations suivantes :
      1° L’identité du professionnel ;
      2° La profession concernée ;
      3° Les informations sur l’autorité ou la juridiction nationale qui a adopté la décision de restriction ou d’interdiction ;
      4° Le champ de la restriction ou de l’interdiction ;
      5° La période pendant laquelle s’applique la restriction ou l’interdiction ;
      6° La date d’expiration de la restriction ou de l’interdiction.
      Dans le cadre de ces mises à jour, les autorités compétentes françaises suppriment les informations qui ne sont plus nécessaires. Elles en informent sans délai le professionnel concerné et les autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen qui ont accès au dossier IMI correspondant, sans préjudice des dispositions du chapitre III.
      II. – L’accès aux informations contenues dans le dossier IMI est limité aux autorités compétentes françaises chargées du traitement des demandes de carte professionnelle européenne. Celles-ci informent, à sa demande, le titulaire d’une carte professionnelle européenne du contenu de son dossier IMI.
      III. – L’autorité compétente française informe, à leur demande, les employeurs, les clients, les patients, les personnes publiques et toute autre partie intéressée, de la validité et de l’authenticité de la carte professionnelle européenne présentée à ces parties par le titulaire de cette carte.

    • Chapitre II : Dispositions générales relatives à la coopération administrative

      Article 5

      I. – En cas de doutes justifiés, les autorités compétentes demandent aux autorités compétentes de l’Etat d’origine des informations sur les sanctions disciplinaires ou pénales liées à l’exercice des activités professionnelles du demandeur qui souhaite s’établir durablement ou effectuer une prestation de services temporaire et occasionnelle, ainsi que sur la légalité de l’établissement et la bonne conduite du demandeur qui souhaite effectuer une prestation de services temporaire et occasionnelle.
      Lorsqu’elles procèdent à une vérification des qualifications professionnelles du demandeur, les autorités compétentes françaises peuvent également demander à l’autorité compétente de l’Etat d’origine des informations sur les qualifications professionnelles du demandeur afin de déterminer s’il existe des différences substantielles avec les qualifications professionnelles requises en France.
      Les autorités compétentes françaises communiquent ces informations dans les conditions prévues au présent article lorsqu’une autorité compétente d’un autre Etat membre ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen les sollicite pour reconnaître des qualifications professionnelles obtenues en France.
      II. – Les échanges d’informations entre autorités compétentes prévus au présent chapitre s’opèrent dans les conditions prévues par le règlement (UE) n° 1024/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 susvisé.

      Article 6

      Lorsqu’en application des articles 8 et 56 de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 susvisée, une autorité compétente d’un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen sollicite des informations relatives aux sanctions disciplinaires non portées au bulletin n° 2 du casier judiciaire prises à l’encontre d’un professionnel établi en France, l’autorité compétente française lui communique ces informations.

    • Chapitre III : Dispositions générales relatives au mécanisme d’alertes

      Article 7

      I. – L’autorité compétente française informe les autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen des restrictions ou interdictions, définitives ou temporaires, apportées en totalité ou en partie, au droit d’un professionnel établi en France d’exercer les activités d’une profession dont la liste est fixée par décret.
      Elle leur transmet les informations suivantes :
      1° L’identité du professionnel ;
      2° La profession concernée ;
      3° L’autorité ou la juridiction nationale qui a pris la décision de restriction ou d’interdiction ;
      4° Le champ de la restriction ou de l’interdiction ;
      5° La période pendant laquelle s’applique la restriction ou l’interdiction ;
      6° La date d’expiration de la restriction ou de l’interdiction.
      II. – En cas de modification et à l’expiration d’une décision de restriction ou d’une décision d’interdiction, l’autorité compétente française en informe sans délai les autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen.
      III. – L’autorité compétente française informe sans délai le professionnel de la transmission, aux autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen, des informations mentionnées aux I et II qui le concernent, de son droit au recours contre les décisions relatives à cette alerte ainsi que du droit d’en demander la rectification ou la réparation en cas de préjudice causé par une fausse alerte. Elle informe, le cas échéant, les autorités compétentes des autres Etats membres ou parties des recours intentés.
      IV. – La transmission et la suppression des informations mentionnées aux I et II s’opèrent, dans un délai de trois jours à compter de la date d’effet de la décision définitive ou de sa date d’expiration, dans les conditions prévues par le règlement (UE) n° 1024/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 susvisé. Lorsque la décision est assortie de l’exécution provisoire ou qu’elle a fait l’objet d’un recours qui n’a pas d’effet suspensif, le délai de trois jours court à compter de son adoption.

      Article 8

      I. – L’autorité compétente française informe les autorités compétentes des autres Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen, de l’identité du professionnel reconnu coupable par la justice d’avoir présenté de fausses preuves à l’appui d’une demande de reconnaissance de ses qualifications professionnelles, dans les trois jours à compter de la date d’effet de la décision définitive, sauf si elle est assortie de l’exécution provisoire.
      La transmission de ces informations s’effectue dans les conditions prévues par le règlement (UE) n° 1024/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 susvisé.
      II. – L’autorité compétente française informe sans délai le professionnel visé au I de son droit au recours contre les décisions relatives à cette alerte ainsi que de son droit d’en demander la rectification ou la réparation en cas de préjudice causé par une fausse alerte. Elle informe, le cas échéant, les autorités compétentes des autres Etats membres ou parties des recours intentés.

    • Chapitre IV : Dispositions générales relatives à la reconnaissance des qualifications professionnelles par voie électronique

      Article 9

      Tout ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant acquis ses qualifications professionnelles dans un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, et souhaitant obtenir une reconnaissance de celles-ci pour l’exercice d’une profession réglementée au sens de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 susvisée, peut remplir ou suivre à distance et par voie électronique, par l’intermédiaire d’un guichet unique, l’ensemble des exigences, procédures ou formalités relatives à la reconnaissance de ses qualifications professionnelles dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’Etat.
      Les dispositions de l’alinéa précédent ne s’appliquent pas au stage d’adaptation et à l’épreuve d’aptitude prévus à l’article 14 de la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 susvisée.

    • Chapitre V : Dispositions générales relatives aux connaissances linguistiques

      Article 10

      Un ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, bénéficiaire de la reconnaissance de ses qualifications professionnelles, doit avoir les connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice en France de la profession envisagée.
      Les autorités compétentes françaises vérifient l’acquisition de ces connaissances à l’égard des ressortissants qui souhaitent exercer en France des activités professionnelles ayant des implications en matière de sécurité des patients. Elles peuvent également procéder à ces vérifications à l’égard d’autres professions si elles estiment qu’il existe un doute sérieux et concret sur le niveau suffisant des connaissances linguistiques des ressortissants au regard des activités professionnelles qu’ils entendent exercer.
      Ces contrôles ne peuvent être réalisés qu’après que les ressortissants mentionnés à l’alinéa précédent se sont vu délivrer la carte professionnelle européenne conformément aux dispositions des articles 2 et 3 ou reconnaître leurs qualifications professionnelles.

  • Titre II : DISPOSITIONS SECTORIELLES
    • Chapitre Ier : Dispositions relatives à la profession d’assistant de service social

      Article 11

      I.-L’article L. 411-1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 
      1° Au quatrième alinéa, les mots : « deux ans » sont remplacés par les mots : « une année », et après le mot : « plein », sont insérés les mots : « ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente » ; 
      2° Au septième alinéa : 
      a) Après le mot : « formation », est supprimé le mot : « et », remplacé par : «, » ; 
      b) Après le mot : « professionnelle », sont insérés les mots : « à temps plein ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente » ; 
      c) Après le mot : « l’intéressé », sont insérés les mots : « et de l’apprentissage tout au long de la vie ayant fait l’objet, à cette fin, d’une validation en bonne et due forme par un organisme compétent, ». 
      II.-Au deuxième alinéa de l’article L. 411-1-1 du même code, les mots : « y avoir exercé pendant deux ans » sont remplacés par les mots : « avoir exercé pendant une année ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente ».

    • Chapitre II : Dispositions relatives à la profession de psychologue

      Article 12

      Le II de l’article 44 de la loi du 25 juillet 1985 susvisée est ainsi modifié : 
      1° Au premier alinéa, les mots : « la Communauté » sont remplacés par les mots : « l’Union » ; 
      2° Au 3° : 
      a) Les mots : « deux ans » sont remplacés par les mots : « un an, ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente, » ; 
      b) Les mots : « dans cet Etat » sont remplacés par les mots : « dans un ou plusieurs Etats » ; 
      c) Les mots : « de cet Etat » sont remplacés par les mots : « de chacun des Etats concernés ».

    • Chapitre III : Dispositions relatives à la profession de guide-conférencier

      Article 13

      Le code du tourisme est ainsi modifié : 
      1° A l’article L. 221-2, les mots : « la Communauté » sont remplacés par les mots : « l’Union » ; 
      2° A l’article L. 221-3, au premier alinéa, les mots : « la Communauté » sont remplacés par les mots : « l’Union » et au second alinéa, les mots : « cet Etat pendant au moins deux ans » sont remplacés par les mots : « un ou plusieurs Etats membres ou parties à l’Espace économique européen, pendant au moins une année, à temps plein ou à temps partiel pour une durée totale équivalente, ».

    • Chapitre IV : Dispositions relatives à la profession de contrôleur technique de véhicules

      Article 14

      Le II de l’article L. 323-1 du code de la route est ainsi modifié : 
      1° Au premier alinéa, les mots : « la Communauté » sont remplacés par les mots : « l’Union » ; 
      2° Au deuxième alinéa, les mots : « dans cet Etat pendant au moins deux ans » sont remplacés par les mots : « dans un ou plusieurs Etats membres pendant une année, à temps plein ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente, ».

    • Chapitre V : Dispositions relatives à la profession de contrôleur technique de la construction

      Article 15

      L’article L. 111-25 du code de la construction et de l’habitat est ainsi modifié : 
      1° Au premier alinéa, les mots : « de la compétence technique » sont remplacés par les mots : « des qualifications professionnelles » ; 
      2° Le deuxième alinéa est complété par les dispositions suivantes : 
      « Si, dans l’Etat où il est légalement établi, ni l’activité de contrôle technique ni la formation y conduisant ne sont réglementées, il doit avoir exercé cette activité pendant au moins une année ou pendant une durée totale équivalente à temps partiel, dans un ou plusieurs Etats membres, au cours des dix années qui précèdent la prestation. » ; 
      3° Après le deuxième alinéa, sont insérés cinq alinéas ainsi rédigés : 
      « L’autorité administrative accorde un accès partiel au cas par cas à l’activité de contrôle technique lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies : 
      « 1° Le professionnel est pleinement qualifié pour exercer dans l’Etat membre d’origine l’activité professionnelle pour laquelle un accès partiel est sollicité dans l’Etat membre d’accueil ; 
      « 2° Les différences entre l’activité professionnelle légalement exercée dans l’Etat membre d’origine et la profession réglementée dans l’Etat membre d’accueil sont si importantes que l’application de mesures de compensation reviendrait à imposer au demandeur de suivre le programme complet d’enseignement et de formation requis dans l’Etat membre d’accueil pour avoir pleinement accès à la profession réglementée dans l’Etat membre d’accueil ; 
      « 3° L’activité professionnelle est objectivement distincte de la ou des activités relevant de la profession réglementée, dans la mesure où elle peut être exercée de manière autonome dans l’Etat d’origine. 
      « L’accès partiel peut être refusé pour des raisons impérieuses d’intérêt général, si ce refus est propre à garantir la réalisation de l’objectif poursuivi et si ce refus est proportionné à la protection de cet intérêt. » ; 
      4° La deuxième phrase du troisième alinéa est supprimée.

    • Chapitre VI : Dispositions relatives à la profession de formateur à la conduite des bateaux de plaisance à moteur en mer et en eaux intérieures

      Article 16

      L’article L. 5272-3 du code des transports est ainsi modifié : 
      1° Au neuvième alinéa, les mots : « deux ans dans cet Etat » sont remplacés par les mots : « un an ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente dans cet Etat ou dans un autre Etat membre ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen » ; 
      2° Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : 
      « Lorsque ces qualifications ne concernent qu’une partie de l’activité envisagée, la prestation est limitée à la partie pour laquelle le demandeur est qualifié. » ; 
      3° Cet article est complété par les dispositions suivantes : 
      « L’autorité administrative accorde un accès partiel au cas par cas à l’activité de formateur à la conduite des bateaux de plaisance à moteur en mer et en eaux intérieures lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies : 
      « 1° Le professionnel est pleinement qualifié pour exercer dans l’Etat membre d’origine l’activité professionnelle pour laquelle un accès partiel est sollicité dans l’Etat membre d’accueil ; 
      « 2° Les différences entre l’activité professionnelle légalement exercée dans l’Etat membre d’origine et la profession réglementée dans l’Etat membre d’accueil sont si importantes que l’application de mesures de compensation reviendrait à imposer au demandeur de suivre le programme complet d’enseignement et de formation requis dans l’Etat membre d’accueil pour avoir pleinement accès à la profession réglementée dans l’Etat membre d’accueil ; 
      « 3° L’activité professionnelle est objectivement distincte de la ou des activités relevant de la profession réglementée, dans la mesure où elle peut être exercée de manière autonome dans l’Etat d’origine. 
      « L’accès partiel peut être refusé pour des raisons impérieuses d’intérêt général, si ce refus est propre à garantir la réalisation de l’objectif poursuivi et si ce refus est proportionné à la protection de cet intérêt. »

    • Chapitre VII : Dispositions relatives à la profession de géomètre expert

      Article 17

      La loi du 7 mai 1946 susvisée est ainsi modifiée : 
      1° Le 2° de l’article 2-1 est remplacé par les dispositions suivantes : 
      « 2° Lorsque ni la profession de géomètre expert ni la formation y conduisant ne sont réglementées dans l’Etat d’établissement, d’avoir exercé cette profession dans un ou plusieurs Etats pendant au moins un an, à temps plein ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente, au cours des dix années qui précèdent la prestation » ; 
      2° Il est inséré, après l’article 2-1, un article 2-2 ainsi rédigé :

      « Art. 2-2.-I.-Un accès partiel à l’activité de géomètre expert est accordé au cas par cas, sous réserve des dispositions du II, aux ressortissants des Etats membres de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies : 
      « 1° Le professionnel est pleinement qualifié pour exercer, dans l’Etat d’origine membre de l’Union ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen, l’activité professionnelle pour laquelle l’accès partiel est sollicité ; 
      « 2° Les différences entre l’activité professionnelle légalement exercée dans l’Etat d’origine membre de l’Union et la profession réglementée correspondante en France sont si importantes que l’application de mesures de compensation reviendrait à imposer au demandeur de suivre le programme complet d’enseignement et de formation requis en France pour avoir pleinement accès à la profession réglementée ; 
      « 3° L’activité professionnelle est objectivement distincte de la ou des autres activités relevant de la profession réglementée, dans la mesure où elle peut être exercée de manière autonome dans l’Etat d’origine. 
      « II.-L’accès partiel peut être refusé pour des raisons impérieuses d’intérêt général, si ce refus est propre à garantir la réalisation de l’objectif poursuivi et si ce refus est proportionné à la protection de cet intérêt. 
      « III.-Les demandes aux fins d’accès partiel sont examinées, selon le cas, comme des demandes de reconnaissance de qualification prévue au b du 4° de l’article 3 ou de libre prestation de services temporaire ou occasionnelle prévue à l’article 2-1. »

    • Chapitre VIII : Dispositions relatives à l’activité de vente volontaire de meubles aux enchères publiques

      Article 18

      La première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 321-26 du code de commerce est ainsi rédigée : 
      « Toutefois, lorsque cette activité ou la formation y conduisant n’est pas réglementée dans son Etat d’établissement, le prestataire doit justifier avoir exercé cette activité dans un ou plusieurs Etats membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen, pendant au moins une année à temps plein ou à temps partiel pendant une durée totale équivalente, au cours des dix années qui précèdent la prestation. »

    • Chapitre IX : Dispositions relatives aux professions d’éducateur sportif et d’agent sportif

      Article 19

      L’article L. 212-7 du code du sport est ainsi modifié : 
      1° Les deux premiers alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes : 
      « Les fonctions mentionn&eacu