Marché locatif privé : les loyers de marché à fin février 2018

Marché locatif privé : les loyers de marché à fin février 2018
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Après plusieurs années de faible progression ou de recul des loyers de marché, l’année 2017 s’est terminée sur une légère diminution. Un recul observé dans 49% des villes de plus de 10.000 habitants et dans 35% des villes de plus de 150.000 habitants.

En 2017, la hausse a été de 1,9% sur Paris. Les loyers sont restés stables sur Lyon, alors que dans la quasi-totalité des grandes villes concernées par l’encadrement en évolution, les loyers ont baissé entre deux locataires (de 1,6% sur Lille, de 1,4% sur Marseille, …).

 

Pour des relocations sans travaux, les loyers baissent partout lors du changement de locataires : 5,5% sur Paris … et 8,7% sur Marseille. Les loyers sont à peu près stables pour des (petits) travaux d’entretien courant. Ils augmentent de l’ordre de 10% pour des travaux d’amélioration significative du logement.

La baisse des loyers de relocation se constate aussi sur des territoires non concernés par l’encadrement : en réponse à l’affaiblissement général de la demande dans la quasi-totalité des départements. On constate des baisses de loyer de 3% et plus dans 7 départements sans marchés « tendus » (Aisne, Ardèche, Aube, Lozère, Nièvre, Vosges et Territoire de Belfort).

« Il ne faut pas confondre efficacité des dispositifs d’encadrement des loyers et conséquences de l’atonie de la demande et de ses difficultés budgétaires », commente Michel Mouillard, professeur d’économie, FRICS.

Le mouvement de dégradation de l’effort d’amélioratione-ntretien se poursuit. En 2017, l’effort d’amélioration est descendu à 14.3%, très en deçà de sa moyenne de longue période et surtout à son point le plus bas de ces 20 dernières années. Des perspectives d’évolution des recettes locatives médiocres, des soutiens publics défaillants, des dispositifs d’encadrement des loyers … tout concourt à cela, remettant en question les ambitions de la rénovation énergétique.

Dans ce contexte, la durée de la vacance n’a que modérément reculé en 2017 : elle a même pratiquement stagné, à 5% au-dessus de la moyenne de longue période. « Cela renforce les inquiétudes des propriétaires-bailleurs sur les perspectives d’évolution des recettes locatives et ne contribue guère au redressement de l’effort d’amélioration-entretien », analyse Michel Mouillard.

Le rythme de progression des loyers de marché s’établit à +0.8% sur le 1er bimestre 2018, en glissement annuel. Mais en février 2018, le rythme de l’inflation était de +1,3% contre +0,5% en février 2017. Les tensions réelles sur les loyers restent donc contenues, face à une demande budgétairement fragile (marché du travail, pouvoir d’achat, aides personnelles au logement).

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