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Copropriété

Comment organiser une assemblée générale mixte en copropriété ?

Comment organiser une assemblée générale mixte en copropriété ?

L’absentéisme en assemblée générale reste le fléau des copropriétés françaises. Entre contraintes horaires, déplacements et garde d’enfants, de nombreux copropriétaires renoncent à participer. L’assemblée générale mixte en copropriété apporte-t-elle une solution concrète ? Et surtout, est-elle simple à organiser pour les syndics ? Dans ce nouvel épisode d’Allô l’Expert, Isabelle Dahan reçoit Anna Ladaique, Customer Success Manager chez Agconnect. Cette spécialiste de l’accompagnement client décrypte les avantages du format hybride. Elle détaille également les outils qui facilitent son déploiement. Sécurité juridique, flexibilité pour les copropriétaires, réduction des coûts : les réponses sont au rendez-vous.


Sommaire :


L’assemblée générale mixte en copropriété : une réponse à l’absentéisme

Pourquoi le format hybride séduit les copropriétés

Le taux de participation aux assemblées générales pose problème dans de nombreuses copropriétés. En effet, près de 40% des copropriétaires ne participent pas aux AG. Les raisons sont multiples : contraintes professionnelles, obligations familiales, éloignement géographique.

Le format mixte permet de lever ces freins. L’article 17-1 A de la loi du 10 juillet 1965, modifié par la loi ELAN de 2018, autorise désormais la participation à distance aux assemblées générales. Chaque copropriétaire choisit son mode de participation : en salle ou à distance. Cette flexibilité s’adapte à tous les profils. Un propriétaire en déplacement peut voter depuis son téléphone. Un autre, basé dans les DOM-TOM, n’a plus besoin de traverser l’océan.

Comme le souligne Anna Ladaique, Customer Success Manager chez Agconnect : « La possibilité d’organiser une AG mixte offre une grande liberté : elle permet de participer depuis n’importe où, en France comme à l’étranger, et d’adapter les assemblées générales aux contraintes et disponibilités de chacun. »

Les atouts pour les copropriétaires éloignés ou occupés

L’assemblée générale mixte en copropriété offre une liberté inédite. Plus besoin de faire garder ses enfants un soir de semaine. Plus de trajet jusqu’à la salle de réunion. Les AG peuvent même se tenir en journée, ce qui était impensable auparavant. Le copropriétaire se connecte depuis son ordinateur, sa tablette ou son smartphone. Aucune installation n’est requise : tout fonctionne via un navigateur internet.

Une organisation simplifiée pour le syndic

Une interface unique pour gérer tous les participants

Le syndic gère l’ensemble des participants depuis un seul outil. Présents en salle, connectés à distance, pouvoirs et votes par correspondance : tout est centralisé.

Anna Ladaique explique : « L’objectif est avant tout de simplifier le travail du syndic : une interface unique lui permet de gérer à la fois les copropriétaires présents en salle, ceux à distance, les pouvoirs et les votes par correspondance. »

Cette centralisation évite les erreurs de comptage et fait gagner un temps précieux. Le gestionnaire n’a plus besoin de jongler entre plusieurs supports ou feuilles d’émargement.

La sécurité juridique au cœur du dispositif

Chaque copropriétaire reçoit un identifiant et un code d’accès personnels. Ce système garantit une identification fiable, conforme aux exigences du décret de 2019. Toutes les actions sont tracées automatiquement : connexions, votes, signatures, présences. Le logiciel enregistre l’adresse IP, la localisation géographique, le navigateur et sa version. Cette traçabilité protège le syndic en cas de contestation. Elle garantit également la validité juridique des décisions prises.

Comment organiser une assemblée générale mixte en copropriété ?

Des économies concrètes pour la copropriété

Réduire les frais de location de salle

L’assemblée générale mixte en copropriété permet de réduire les coûts de fonctionnement. Avec moins de participants en présentiel, la salle peut être plus petite. Le budget location diminue en conséquence. Pour une copropriété de 50 lots, la location d’une salle peut coûter entre 150 et 400 euros. Réduire la jauge permet d’économiser plusieurs centaines d’euros par an.

Un matériel souvent déjà disponible

Depuis la crise sanitaire de 2020, les cabinets de syndic se sont équipés pour la visioconférence. Un ordinateur portable, un écran ou un vidéoprojecteur suffisent pour diffuser les participants distants. Un micro de type Jabra améliore la qualité sonore. Il capte le son dans la salle et filtre les bruits parasites.

« La majorité des agences est déjà équipée, car les réunions en visioconférence sont devenues courantes depuis le confinement. L’investissement initial demeure donc limité pour la plupart des syndics. »

Un accompagnement technique rassurant

Des solutions de secours en cas de problème

Un copropriétaire rencontre une difficulté technique le soir de l’AG ? Plusieurs options de secours existent. Il peut rejoindre l’assemblée par téléphone, en composant un numéro dédié. Il peut aussi demander au gestionnaire de gérer ses votes depuis la salle. Ces alternatives garantissent qu’aucun copropriétaire ne soit exclu contre son gré. Le décret de 2019 impose d’ailleurs au syndic de prévoir ces solutions de repli.

Un support disponible en continu

Les éditeurs de solutions spécialisées, comme Agconnect, proposent un support client étendu. Chez Agconnect, ce service fonctionne de 9h à 22h. Cette amplitude horaire couvre la quasi-totalité des créneaux d’assemblées générales. Un problème technique peut ainsi être résolu en temps réel, sans compromettre le bon déroulement de l’AG.

Une compatibilité étendue avec les logiciels métiers

L’assemblée générale mixte en copropriété nécessite une bonne articulation avec les logiciels de gestion. Agconnect est connecté à plusieurs solutions du marché : les logiciels du groupe Orisha (Y15), mais aussi des éditeurs comme Egide, Estale, Neoteem ou TIMSI. Cette compatibilité facilite l’export des données et évite les doubles saisies. Pour les agences non connectées, des solutions alternatives existent.

Conclusion

L’assemblée générale mixte en copropriété s’impose progressivement comme un nouveau standard. D’une part, elle répond aux attentes des copropriétaires en quête de flexibilité et de participation facilitée. D’autre part, elle simplifie le travail des syndics grâce à des outils centralisés et sécurisés. Par ailleurs, ce format permet de réaliser des économies non négligeables sur les frais de fonctionnement.

Aujourd’hui, les freins techniques sont largement levés : les logiciels spécialisés s’intègrent désormais aux solutions métiers existantes. Enfin, le cadre juridique, posé par la loi ELAN et le décret de 2019, apporte toutes les garanties nécessaires pour sécuriser ces pratiques.

Anna Ladaique résume parfaitement cette évolution :

« L’objectif est d’accompagner le client de bout en bout. La mise en place est volontairement simple, puisqu’aucun téléchargement n’est nécessaire. Le copropriétaire peut participer indifféremment depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable. En pratique, rien ne freine donc les agences qui souhaitent organiser des assemblées générales mixtes. »

Le format hybride n’est plus une option marginale. Il devient un levier essentiel pour revitaliser la démocratie en copropriété.

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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