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Assurance du local professionnel : 7 changements qui doivent vous pousser à revoir votre contrat

Assurance du local professionnel : 7 changements qui doivent vous pousser à revoir votre contrat

​Lorsqu’un entrepreneur souscrit une assurance pour son local professionnel, il fournit une photographie de son activité à un instant précis : surface occupée, valeur du matériel, montant du stock, activité exercée ou encore conditions d’exploitation. Le problème est que l’entreprise, elle, ne reste pas figée. Elle grandit, investit, aménage ses locaux et développe de nouvelles activités. Au fil du temps, un contrat parfaitement adapté lors de sa souscription peut ainsi ne plus correspondre à la réalité. Voici sept situations qui devraient conduire un dirigeant à vérifier son assurance professionnelle.


1. Vous avez réalisé des travaux dans votre local

Refaire une boutique, installer une nouvelle vitrine ou aménager un cabinet professionnel peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros d’investissement.

Pourtant, ces améliorations ne sont pas toujours prises en compte dans les montants déclarés à l’assureur. Après des travaux importants, il est donc utile de faire le point : quels équipements appartiennent au propriétaire ? Quels aménagements ont été financés par l’entreprise ? Quelle serait leur valeur de remplacement après un incendie ou un dégât des eaux ?

Cette distinction est particulièrement importante dans un local loué. L’assurance du propriétaire protège son patrimoine immobilier selon les conditions de son contrat, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elle couvre les investissements réalisés par le locataire.

Assurance du local professionnel

2. Votre stock a fortement augmenté

Le développement d’une entreprise entraîne souvent une augmentation progressive du stock. Un commerçant qui possédait 15 000 euros de marchandises lors de son installation peut en détenir 30 000 ou 40 000 euros quelques années plus tard.

Il existe également des variations saisonnières. Noël, les soldes ou une période commerciale importante peuvent conduire l’entreprise à augmenter temporairement ses approvisionnements.

En cas d’incendie, de vol ou de dégât des eaux, la différence entre la valeur réelle des marchandises et les montants prévus au contrat peut devenir problématique. Il faut donc tenir compte non seulement du stock moyen, mais également des niveaux exceptionnellement atteints au cours de l’année.

3. Vous utilisez désormais une surface supplémentaire

L’évolution de l’entreprise pousse parfois les dirigeants à exploiter des espaces qui n’étaient pas utilisés au départ. Une cave devient une réserve, une arrière-boutique accueille du matériel, un étage est transformé en bureaux ou un local voisin est loué.

Ces évolutions peuvent sembler purement pratiques, mais elles modifient la situation déclarée lors de la souscription.

L’utilisation d’une cave pour entreposer plusieurs milliers d’euros de marchandises, par exemple, pose également la question des conditions de stockage et des garanties applicables en cas de dégât des eaux ou de vol. La surface réellement utilisée et la destination de chaque espace doivent donc rester cohérentes avec les informations figurant au contrat.

4. Votre activité a évolué

C’est probablement l’un des changements les plus faciles à négliger. Une entreprise créée pour exercer une activité précise développe progressivement des prestations complémentaires.

Un commerçant commence à effectuer des livraisons. Un cabinet organise des formations. Un artisan commercialise de nouveaux produits. Une boutique devient également point relais. Une entreprise commence à recevoir davantage de public.

Ces évolutions peuvent modifier la nature du risque. Or la responsabilité civile professionnelle et les autres garanties ont été établies à partir d’une activité déclarée. Il est donc important que la description figurant au contrat reste cohérente avec ce que fait réellement l’entreprise.

Certaines professions sont par ailleurs soumises à des obligations spécifiques. Le portail officiel Service-Public.fr présente les principales règles relatives aux assurances professionnelles obligatoires selon l’activité exercée.

Une question simple permet de faire un premier contrôle : si vous deviez aujourd’hui décrire votre entreprise à un assureur pour la première fois, utiliseriez-vous exactement la même description qu’il y a trois ou cinq ans ? Si la réponse est non, une vérification peut être nécessaire.

5. Vous avez acheté du matériel coûteux

Le matériel professionnel peut représenter une part importante du patrimoine d’une entreprise. Ordinateurs, machines, équipements médicaux, chambres froides, appareils électroniques, mobilier spécialisé ou matériel de production peuvent progressivement atteindre des montants considérables.

Une entreprise qui possédait 20 000 euros d’équipements lors de sa création et qui a investi 50 000 euros supplémentaires depuis n’a évidemment plus la même exposition financière.

Il est donc pertinent de tenir une liste des investissements significatifs réalisés au cours des dernières années et de comparer leur valeur avec les montants prévus au contrat.

6. Une interruption d’activité vous coûterait aujourd’hui beaucoup plus cher

La croissance de l’entreprise ne fait pas seulement augmenter la valeur des biens. Elle augmente également le coût potentiel d’une interruption d’activité.

Imaginons un commerce victime d’un incendie important. Les marchandises et le matériel peuvent être assurés, mais l’entreprise devra peut-être rester fermée plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Pendant cette période, certaines dépenses continuent : loyers, salaires, remboursements d’emprunts, abonnements et autres charges fixes. Plus l’entreprise se développe, plus ces montants peuvent devenir importants.

La garantie perte d’exploitation mérite donc une attention particulière. Une couverture dimensionnée lors de la création de l’entreprise peut ne plus être cohérente quelques années plus tard lorsque le chiffre d’affaires et les charges ont fortement progressé.

7. Votre bail ou vos conditions d’occupation ont changé

L’assurance du local professionnel ne doit pas être examinée indépendamment du bail. Celui-ci définit notamment certaines obligations entre propriétaire et locataire.

Des travaux dans l’immeuble, une modification du bail, une extension des locaux ou une nouvelle répartition de certaines responsabilités peuvent donc justifier une nouvelle lecture du contrat d’assurance.

Dans un immeuble en copropriété, plusieurs acteurs peuvent également intervenir : propriétaire, locataire, syndic, copropriété ou entreprises ayant réalisé des travaux. Lorsqu’un sinistre survient, cette organisation peut rapidement devenir complexe. Il est donc préférable de comprendre les responsabilités de chacun avant d’avoir à gérer un dégât des eaux ou un incendie.

Comment savoir si votre assurance professionnelle est encore adaptée ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre l’échéance annuelle du contrat pour se poser la question. Un changement important dans l’entreprise constitue en lui-même une bonne occasion de réaliser un contrôle.

Quelques informations permettent déjà d’effectuer un premier diagnostic : surface réellement occupée, utilisation des différentes pièces, valeur maximale du stock, investissements réalisés, chiffre d’affaires actuel, activité réellement exercée et principales obligations prévues par le bail.

Pour aller plus loin, retrouvez les principaux points à vérifier pour savoir si l’assurance de votre local commercial est toujours adaptée : évolution du stock, aménagements du local, travaux réalisés par le bailleur, activité déclarée ou encore niveau de la garantie perte d’exploitation.

Faire évoluer son assurance en même temps que son entreprise

Une assurance professionnelle n’est finalement pas un produit que l’on devrait souscrire une fois pour toutes. Elle accompagne une entreprise qui, par définition, évolue.

Un nouveau local, des travaux importants, une forte augmentation du chiffre d’affaires, une nouvelle activité, davantage de marchandises ou l’achat de matériel sont autant d’événements qui peuvent modifier le risque.

Un réflexe simple peut donc être adopté : à chaque changement significatif dans l’entreprise, se demander si l’assurance correspond toujours à la nouvelle situation.

Cette vérification ne signifie pas nécessairement qu’il faudra augmenter les garanties ou changer de contrat. Elle permet surtout de s’assurer que le contrat décrit encore correctement l’entreprise.

Car le véritable risque n’est pas toujours d’être mal assuré dès le départ. C’est parfois de continuer pendant plusieurs années avec une assurance qui correspond parfaitement à l’entreprise que l’on avait… mais plus tout à fait à celle que l’on dirige aujourd’hui.

Rédaction Monimmeuble

Rédaction Monimmeuble

Mon immeuble, le magazine en ligne de la copropriété à destination des copropriétaires et des professionnels de l’immobilier. Un site d’actualités immobilières et d’informations pratiques pour vous aider à bien gérer votre patrimoine dans un esprit de convivialité.

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