Dans cette interview, Eddy Graindorge, directeur commercial de CAMGE, présente les solutions de vidéoprotection en copropriété. Face à la montée des incivilités, des dégradations et des enjeux de sécurité dans les parties communes, CAMGE propose des installations sur mesure et clé en main, pensées exclusivement pour les copropriétés. Découvrez comment cette entreprise spécialisée accompagne syndics et conseils syndicaux, de l’audit de site jusqu’à la maintenance, dans le respect du cadre légal.
Sommaire :
- Pouvez-vous nous présenter CAMGE et sa mission auprès des copropriétés ?
- Quelles sont les problématiques de sécurité les plus fréquentes en copropriété ?
- Pourquoi l’audit de site est-il une étape incontournable ?
- Comment intégrez-vous les exigences CNIL et RGPD dans vos installations ?
- Quelles solutions technologiques proposez-vous ?
- Achat ou location : quelle formule choisir pour la copropriété ?
- La vidéoprotection est-elle devenue incontournable en copropriété ?
Pouvez-vous nous présenter CAMGE et sa mission auprès des copropriétés ?
Eddy Graindorge. CAMGE est une société spécialisée en vidéoprotection pour les copropriétés. Contrairement à beaucoup de confrères qui opèrent de manière généraliste, nous avons fait le choix de nous concentrer exclusivement sur ce créneau pour être à la fois compétents et compétitifs.
Notre zone d’intervention couvre l’Île-de-France et l’ouest parisien jusqu’en Normandie. Concrètement, nous limitons nos déplacements à 1h40 de route. Ce choix n’est pas anodin : il nous permet d’assurer un service de maintenance réactif et de qualité à chaque client.
Une offre centrée sur le sur-mesure et la continuité
Nous proposons aussi bien des installations neuves sur des résidences non équipées que la modernisation de systèmes existants vieillissants. À cela s’ajoute la reprise en maintenance de parcs déjà installés, selon l’état et la vétusté du matériel en place. L’objectif est que chaque copropriété dispose d’un système fonctionnel, adapté à ses besoins et maintenu dans la durée.
« Nous présentons uniquement des projets de vidéoprotection à destination des copropriétés, des résidences et des bailleurs. Notre spécialisation, c’est ce qui nous permet de répondre précisément à chaque problématique rencontrée. »
Quelles sont les problématiques de sécurité les plus fréquentes en copropriété ?
Eddy Graindorge. Les demandes de caméras proviennent de situations très diverses. Or, deux grandes catégories se dégagent nettement du terrain.
Sécurité et dissuasion
La première motivation est sécuritaire au sens strict. Cambriolages, squats, intrusions : les résidents ne se sentent plus en sécurité. Ils souhaitent comprendre ce qui se passe, identifier les points d’entrée et disposer d’un outil de dissuasion visible.
Incivilités et respect des règlements
La deuxième catégorie, tout aussi fréquente, concerne les incivilités quotidiennes. Poubelles mal déposées, portes cassées, portails de garage laissés ouverts, dégradations dans les ascenseurs ou les parties communes, etc. Ces comportements pèsent sur la qualité de vie et les charges de la copropriété.
Ainsi, la vidéoprotection remplit un double rôle. Elle contribue à la sécurisation des résidents, mais elle joue aussi un rôle pédagogique en rappelant à chacun les règles de vie collective.

Les zones les plus surveillées
Dans la pratique, les halls d’entrée et les accès restent les zones prioritaires. Placée intelligemment, une caméra couvrant un hall permet souvent de surveiller les boîtes aux lettres en même temps. Les ascenseurs, locaux poubelles, locaux vélos, accès parking et zones de stockage sont également couverts selon les besoins de chaque résidence.
« Les demandes de caméras ont un double objectif : sécuriser les copropriétaires et créer une émulation positive dans la résidence pour que chacun respecte les règlements. »
Pourquoi l’audit de site est-il une étape incontournable ?
Eddy Graindorge. Chez CAMGE, l’audit de site est obligatoire. Un commercial se déplace systématiquement sur place avant toute proposition commerciale. Cette étape n’est pas une formalité : elle conditionne la qualité et la pertinence de l’installation.
Comprendre le besoin avant tout
Lors de cet audit, nous commençons par écouter le client. Il nous explique son problème. À partir de là, nous orientons le placement des caméras pour y répondre avec précision.
Évaluer les contraintes techniques
Toutefois, comprendre le besoin ne suffit pas. L’audit permet aussi d’identifier toutes les contraintes techniques. Comment passer les câbles proprement, sans apparent ? Quelles sont les hauteurs sous plafond, les distances de câblage, la configuration du parking ? Autant de paramètres qui déterminent la faisabilité et le coût de l’installation.
Des solutions adaptées à chaque immeuble
Cela dit, chaque immeuble présente ses spécificités. Dans les anciens immeubles parisiens, nous utilisons les passages de câbles existants. Dans d’autres cas, nous posons des goulottes ou réalisons de petites tranchées, en accord avec le client. Pour les résidences mixtes avec commerces en rez-de-chaussée, le passage de câble entre le sous-sol et le rez-de-chaussée exige parfois de remonter pour redescendre — un détail qui change tout le plan d’installation.
Une fois le cahier des charges validé conjointement avec le client, le devis est établi en 24 à 48 heures.
« L’audit est obligatoire chez nous. Il ne s’agit pas seulement d’évaluer les contraintes techniques. Il s’agit surtout de bien comprendre ce que veut le client pour lui apporter la réponse la plus juste. »
Comment intégrez-vous les exigences CNIL et RGPD dans vos installations ?
Eddy Graindorge. La question de la vie privée est légitime. Elle revient souvent dans les discussions avec les conseils syndicaux. C’est pourquoi toutes nos équipes sont formées aux obligations légales.
Ce que la loi impose
En pratique, nos installations respectent les critères préfectoraux et les directives de la CNIL. Cela signifie que nous ne filmons jamais les parties privatives : portes d’appartements, terrasses, balcons, fenêtres. La surveillance se limite strictement aux parties communes. Faute de quoi, lorsque l’angle de vue d’une caméra touche une zone privative, nous appliquons une technologie de floutage ou de masquage automatique des éléments concernés.
Le rôle de l’assemblée générale
À cet égard, le vote en assemblée générale joue un rôle fondamental. Le projet est soumis aux copropriétaires, le cahier des charges est partagé, et la décision est collégiale. Chacun sait ce qui est filmé. À l’issue de l’installation, nous remettons une attestation de conformité.
Télémaintenance et cadre RGPD
Pour les systèmes mis en réseau — ce que de plus en plus de copropriétés choisissent — le cadre RGPD s’applique pleinement. Les images restent accessibles uniquement au syndic, au conseil syndical ou au gardien. Elles ne servent pas à surveiller les allées et venues en temps réel. Elles sont consultées uniquement en cas d’incident.
« Nos équipes sont formées à la conformité CNIL et RGPD. Quand la copropriété vote pour installer des caméras, nous faisons en sorte que l’installation respecte les droits de tous : copropriétaires, locataires, salariés de l’immeuble. »
Quelles solutions technologiques proposez-vous ?
Eddy Graindorge. Nous ne travaillons pas avec une gamme pléthorique. Nous avons sélectionné une dizaine de produits bien choisis, capables de répondre à chaque configuration : couloir sombre, parking avec forte luminosité en entrée, zones extérieures exposées.
L’intelligence artificielle au service de l’exploitation
Aujourd’hui, les caméras dites intelligentes permettent de rechercher directement un humain ou un véhicule dans un enregistrement continu. Cela évite de visionner des heures d’images inutiles. L’IA est déjà présente dans nos solutions, et les évolutions futures renforceront encore cette capacité de recherche facilitée.
Or, pour les copropriétés, les besoins restent ciblés. Nul besoin d’équipements sophistiqués réservés aux grands complexes. Ce qui compte, c’est la pertinence du placement, la qualité de l’image et la fiabilité de la maintenance.
Analogique ou IP : quelle technologie choisir ?
Deux technologies sont disponibles selon les configurations. La vidéosurveillance analogique utilise des câbles coaxiaux avec une portée pouvant atteindre 600 mètres. Elle offre une résolution limitée et peu d’intelligence artificielle. La vidéosurveillance IP, en revanche, fonctionne avec des câbles RJ45, intègre l’IA nativement et monte jusqu’au 8K de résolution. C’est la solution que nous recommandons prioritairement en copropriété.

La télémaintenance : un outil de pilotage à distance
Pour les systèmes mis en réseau, la télémaintenance permet de surveiller l’état de santé complet de l’installation en temps réel. Si une caméra tombe en panne ou subit un acte de vandalisme, nous recevons une anomalie immédiatement. Selon les cas, nous intervenons à distance ou envoyons un technicien sur site — sans facturation supplémentaire dans le cadre du contrat de maintenance.
« Nous n’avons pas mille produits dans notre gamme. Nous en avons une dizaine, bien choisis, qui nous permettent de répondre à chaque problématique de terrain avec précision. »
Achat ou location : quelle formule choisir pour la copropriété ?
Eddy Graindorge. Nos clients ont le choix entre deux modèles. Chacun répond à des logiques financières différentes, et nous les accompagnons pour identifier la formule la plus adaptée à leur situation.
L’achat avec contrat de maintenance
Dans le cas d’un achat, la copropriété est propriétaire du matériel dès l’installation. Nous proposons en complément un contrat de maintenance annuel qui couvre les pièces, la main-d’œuvre et les déplacements. La durée de vie du matériel est généralement estimée à huit ans, avant que les évolutions technologiques ne rendent un renouvellement pertinent.
La location sur cinq ans : un budget maîtrisé
La location s’inscrit dans le cadre fiscal de l’amortissement français, soit une durée de cinq ans. Sur cette période, le matériel est garanti et la maintenance est incluse sans facturation supplémentaire. Le loyer est fixe : pas d’appel de fonds imprévu.
À l’issue du contrat, la copropriété dispose de quatre options : renouveler avec du matériel plus moderne, lever l’option d’achat pour une somme équivalente à un loyer mensuel, faire évoluer l’installation, ou résilier.

Un coût réduit au renouvellement
À cela s’ajoute un avantage concret lors du renouvellement : l’infrastructure de câblage est déjà en place. Le deuxième contrat mobilise bien moins de main-d’œuvre, ce qui se traduit souvent par une réduction significative du loyer mensuel. C’est aussi l’occasion de compléter l’installation avec des zones non couvertes, identifiées à l’usage.
« Le contrat de location, pour une copropriété, c’est la garantie d’un budget maîtrisé, d’un matériel toujours à jour et d’une maintenance sans surprise. »
La vidéoprotection est-elle devenue incontournable en copropriété ?
Eddy Graindorge. C’est un grand incontournable, et cela se démocratise très rapidement. Les copropriétés qui ont investi dans le contrôle d’accès — barrières automatiques, portails, digicodes renforcés — le constatent rapidement : les personnes qui avaient leurs habitudes cherchent à contourner ces obstacles. Ils cassent, ils forcent.
Ainsi, la vidéoprotection s’impose comme un prolongement naturel du dispositif de sécurité. Elle dissuade les comportements à risque, apporte des éléments factuels en cas d’incident et facilite l’intervention. À l’usage, les copropriétés constatent souvent qu’une installation initiale appelle des ajustements : une caméra à ajouter, une zone à mieux couvrir, un angle mort à sécuriser.
Concrètement, si vous vous posez des questions — sur le coût, sur la faisabilité, sur ce qu’un tel système pourrait apporter à votre résidence —, n’attendez pas. Contactez-nous. Nous nous déplaçons pour comprendre votre situation.
En somme, CAMGE se positionne comme un spécialiste de la vidéoprotection en copropriété, avec une approche fondée sur l’audit de site, la personnalisation des installations et la conformité aux exigences légales. Que la résidence soit déjà équipée ou entièrement à équiper, l’entreprise propose un accompagnement complet — de la conception jusqu’à la maintenance — pour répondre aux enjeux de sécurité des immeubles collectifs. Contactez CAMGE pour bénéficier d’un audit gratuit sur site et d’un devis personnalisé.

