63 % des Français en sont convaincus : avec le DPE 2026, les logements chauffés à l’électricité vont se vendre plus vite. C’est le résultat principal d’une enquête nationale menée par Rothelec auprès de 2 001 Français représentatifs de la population. La réforme du mode de calcul revalorise l’électricité comme source d’énergie et fait grimper d’une à deux classes de nombreux logements tout électrique — sans travaux. Résultat : 54 % des acheteurs potentiels se disent plus enclins à franchir le pas, et 52 % acceptent de payer davantage pour un meilleur DPE. Mais une condition s’impose : l’étiquette ne suffit plus. La performance réelle de l’installation devient le vrai critère décisif.
Sommaire :
- Comment la réforme du DPE 2026 change-t-elle les intentions d’achat ?
- Les Français sont-ils prêts à payer plus pour une meilleure étiquette énergétique ?
- Quel impact sur la négociation et la vitesse de vente ?
- Quels logements électriques tirent leur épingle du jeu avec le DPE 2026 ?
À retenir — DPE 2026 et marché immobilier
- 63 % des Français pensent que les logements électriques se vendront plus vite grâce au DPE 2026.
- 54 % des acheteurs se disent plus enclins à choisir un logement chauffé à l’électricité.
- 52 % acceptent de payer un prix plus élevé pour un logement qui gagne des classes DPE.
- 51 % anticipent une réduction de la marge de négociation sur les biens tout électrique mieux classés.
- La performance réelle de l’installation (isolation, pilotage, radiateurs) prime désormais sur la seule étiquette énergétique.
Comment la réforme du DPE 2026 change-t-elle les intentions d’achat ?
Le chauffage électrique redevient un atout
La réforme du DPE 2026 modifie en profondeur le calcul de la performance énergétique. Elle revalorise l’électricité, longtemps pénalisée par un coefficient de conversion énergie primaire défavorable. De nombreux logements tout électrique gagnent ainsi une à deux classes dans leur étiquette énergétique — sans aucun travaux.
Cet effet se traduit directement dans les intentions d’achat. Selon le sondage Rothelec, 54 % des Français se disent plus enclins à acquérir un logement électrique. Parmi eux, 17 % l’affirment « nettement ». En revanche, 41 % n’anticipent aucun changement. La décision reste donc fortement liée au confort ressenti et à la maîtrise des charges au quotidien.

Le frein historique du tout-électrique s’estompe
Pendant des années, le chauffage électrique a souffert d’une image négative : factures élevées, manque de confort, décote à la revente. Or cette perception évolue nettement. Avec le nouveau calcul du DPE 2026, 67 % des Français indiquent que le chauffage électrique ne constitue plus un frein à l’achat. Seuls 29 % restent bloqués par ce critère. Parmi eux, 12 % le considèrent encore comme un frein majeur et 17 % comme un frein léger.
Ce changement de regard est significatif. Il traduit une revalorisation de l’électricité comme énergie d’avenir, notamment dans un contexte de décarbonation du parc immobilier français. Auparavant, un logement tout électrique subissait systématiquement une décote immobilière au moment de la transaction. Sa valeur patrimoniale se voyait pénalisée par une mauvaise étiquette énergétique. Dès lors, la réforme du DPE 2026 modifie ce rapport de force.
Les Français sont-ils prêts à payer plus pour une meilleure étiquette énergétique ?
Une prime au DPE acceptée par une majorité
Le gain de classe énergétique a une valeur marchande. En effet, 52 % des Français accepteraient de payer davantage pour un logement électrique qui gagne une à deux classes DPE grâce à la réforme. Parmi eux, 32 % consentent à une hausse de 1 à 2 %. Par ailleurs, 20 % iraient jusqu’à +3 % ou plus.
Néanmoins, la prudence domine encore : 45 % refusent de payer plus, dont 17 % catégoriquement. Ce chiffre rappelle qu’une étiquette améliorée ne suffit pas à convaincre seule. Les acheteurs réclament des garanties concrètes sur les factures réelles. Un classement théorique ne leur suffit pas.

L’électricité devant le gaz à classe équivalente
À prix et localisation identiques, 39 % des Français jugent un logement électrique classé D — après réforme — plus intéressant qu’un logement au gaz de même classe. Le gaz recueille 32 % des préférences. En revanche, 22 % se déclarent indifférents.

Ce basculement en faveur de l’électricité est inédit. Plusieurs facteurs l’expliquent : la baisse relative du prix de l’électricité, l’incertitude sur l’avenir du gaz, et une meilleure perception de la maîtrise des consommations avec des systèmes pilotés. Ainsi, la valeur verte d’un logement électrique bien équipé — thermostat connecté, radiateur à inertie, pilotage pièce par pièce — devient un argument de vente concret sur le marché immobilier.
Quel impact sur la négociation et la vitesse de vente ?
Des marges de négociation appelées à se réduire
Un logement mieux classé au DPE se négocie moins. C’est en tout cas l’anticipation de 51 % des Français. Parmi eux, 19 % pensent que la marge de négociation diminuera nettement, et 32 % qu’elle diminuera un peu. Pour 38 %, en revanche, la situation ne changera pas. Ce rééquilibrage profite directement aux vendeurs. Un bien dont l’étiquette énergétique s’améliore perd ainsi un argument de décote systématique que les acheteurs utilisaient jusque-là.
Des transactions qui s’accélèrent
63 % des Français estiment que les logements électriques se vendront plus facilement avec le DPE 2026. Parmi eux, 19 % anticipent une vente beaucoup plus rapide, et 44 % un peu plus vite.

Pour les vendeurs, l’effet attendu est net. 60 % pensent que la réforme les aidera à mieux vendre. Plus précisément, 32 % comptent en valoriser le prix, tandis que 28 % préfèrent accélérer la vente à prix constant. Seuls 25 % anticipent peu d’impact. Pourtant, 11 % craignent que la méfiance persistante sur les factures compense les gains de classement.
Quels logements électriques tirent leur épingle du jeu avec le DPE 2026 ?
Les petites surfaces et les biens rénovés en tête
Le sondage identifie clairement les typologies qui bénéficient le plus du nouveau DPE. Les petites surfaces — studios et T2 — arrivent en tête pour 28 % des répondants. Les logements rénovés, isolation et fenêtres refaites, suivent avec 24 %. Les biens équipés d’un pilotage ou d’un thermostat performant arrivent presque à égalité avec 23 %. C’est la preuve que la technologie de régulation est désormais perçue comme un critère de valeur à part entière. Les appartements récents complètent le tableau avec 15 %.

La performance réelle, nouveau critère décisif
Au-delà de l’étiquette, les acheteurs exigent des preuves. Pour considérer un logement électrique comme vraiment intéressant, ils placent en tête le remplacement des radiateurs ou de la pompe à chaleur (27 %). Vient ensuite une preuve d’isolation correcte (26 %), puis un pilotage pièce par pièce (19 %). Les factures réelles sur 12 mois (15 %) et un DPE récent (11 %) complètent ces exigences.
Le vrai enjeu ne se joue donc plus sur le type d’énergie. Il se joue sur la qualité de l’installation et la capacité à démontrer une consommation maîtrisée. L’efficacité énergétique réelle du logement — isolation thermique, absence de déperditions, régulation fine — devient le nouveau critère de la valeur verte. En conséquence, un audit énergétique récent, des factures sur 12 mois et un DPE actualisé constituent désormais des documents aussi décisifs que le titre de propriété dans une transaction immobilière.

