Dans cette interview, Nizar Gadi, directeur commercial d’AR24, nous présente les solutions de notification électronique développées pour le marché de la copropriété. AR24, solution de Docaposte (filiale numérique du Groupe La Poste), célèbre cette année ses 10 ans d’existence avec un bilan impressionnant. Plus de 27 000 clients actifs, entre 9 et 11 millions d’envois en 2025, et une intégration dans plus de 200 logiciels métiers. Face à l’évolution réglementaire favorable, notamment la loi Habitat dégradé du 9 avril 2024, l’entreprise accompagne les syndics dans leur transformation numérique avec des solutions adaptées comme l’Avis Électronique et la Lettre Recommandée Électronique.
Sommaire :
- Pouvez-vous nous présenter AR24 et son positionnement sur le marché ?
- Quelles solutions proposez-vous spécifiquement pour les syndics de copropriété ?
- Comment la loi du 9 avril 2024 a-t-elle impacté votre activité ?
- Comment accompagnez-vous les professionnels dans cette transition numérique ?
- Quelles sont vos perspectives face aux nouvelles échéances réglementaires ?
Pouvez-vous nous présenter AR24 et son positionnement sur le marché ?
Nizar Gadi. AR24 est une solution du groupe Docaposte, qui est lui-même la filiale numérique du Groupe La Poste. Nous avons fêté nos 10 ans en juin 2025, et nous avons accompli un parcours significatif depuis notre création. Aujourd’hui, nous comptons un peu plus de 27 000 clients actifs, et nous réalisons entre 9 et 11 millions d’envois par an. Nous sommes également intégrés dans plus de 200 logiciels métiers, que ce soit en vente indirecte ou en vente directe.
Sur le marché de la lettre recommandée électronique, plusieurs acteurs coexistent. Ils interviennent notamment sur le segment de l’avis électronique, qui s’adresse en priorité aux syndics de copropriété. Face à cette concurrence, nous avons fait le choix d’une différenciation claire. Notre proposition de valeur repose sur une offre 100 % packagée. Elle intègre un service client dédié aux expéditeurs, un accompagnement spécifique pour les destinataires, ainsi qu’un dispositif souverain et hautement sécurisé.
« Sur le plan technique, nos équipes assurent une astreinte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Notre offre est une solution simple d’accès et surtout très sécurisée avec un service technique reconnu comme l’un des plus performants en France »
Quelles solutions proposez-vous spécifiquement pour les syndics de copropriété ?
Nizar Gadi. Nous adressons le marché des syndics principalement par un modèle indirect. Concrètement, nous intégrons la solution AR24 au sein des logiciels de nos partenaires éditeurs. Ce sont eux qui interviennent directement auprès des acteurs de la copropriété et de la gestion de lots.
Aujourd’hui, plus de 1 500 syndics utilisent nos solutions. Ce déploiement repose sur un choix stratégique assumé : privilégier le travail avec nos partenaires, en construisant des relations durables et un modèle véritablement gagnant-gagnant.
Notre offre s’articule autour de deux produits distincts. D’une part, l’Avis électronique, proposé à 2,29 € HT en prix public. Pensé spécifiquement pour les syndics, il couvre les usages essentiels du quotidien : convocations d’assemblées générales, procès-verbaux et mises en demeure. D’autre part, la Lettre Recommandée Électronique (LRE), proposée à 3,99 € HT en prix public. Elle répond à des cas d’usage plus larges et garantit une valeur légale conforme à l’article L100 du Code des postes et des communications électroniques.

La différence de coût entre ces deux solutions s’explique par la technologie mobilisée. La LRE nécessite, dans certains cas, une identification du destinataire à la réception. Cette étape repose sur une technologie PVID combinant reconnaissance faciale et vérification de la pièce d’identité. À l’inverse, l’avis électronique ne requiert aucune identification à la réception, ce qui permet un usage plus simple et plus rapide.
Comment la loi du 9 avril 2024 a-t-elle impacté votre activité ?
Nizar Gadi. La loi Habitat dégradé du 9 avril 2024 a joué un rôle d’accélérateur dans la transformation numérique des organisations. En effet, elle a eu un impact positif des deux côtés de la chaîne. D’un côté, elle a stimulé l’évolution des éditeurs de logiciels et des fournisseurs de solutions comme AR24. De l’autre, elle a accompagné la montée en maturité numérique des gestionnaires de copropriété et des syndics.
Entre avril 2024 et décembre 2025, nous avons observé une forte progression de l’usage de l’avis électronique. Cette dynamique traduit une adoption claire et durable par les syndics. Les copropriétaires, eux aussi, plébiscitent ce changement. Ainsi, nous constatons un gain de temps significatif, une meilleure efficacité opérationnelle et une expérience utilisateur nettement améliorée.
« Côté destinataire, le confort progresse. Côté gestion, les délais se raccourcissent et les échanges gagnent en fluidité. Les bénéfices sont également économiques. Puisque les copropriétaires réalisent des économies concrètes, car les envois papier représentent un coût important à l’échelle d’une copropriété. »
Pour autant, nous restons attentifs aux réalités du terrain. Nous conservons la capacité de proposer des envois papier pour les publics moins digitalisés. Parce que la transition numérique doit rester inclusive, nous continuons d’accompagner sur le papier lorsque cela est nécessaire.
Comment accompagnez-vous les professionnels dans cette transition numérique ?
Nizar Gadi. Nous avons mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement pour soutenir cette transformation. Ainsi, nous organisons régulièrement des webinaires afin d’expliquer les usages, d’accompagner les pratiques et de répondre concrètement aux questions des syndics. En parallèle, nous mettons à disposition des guides d’utilisation. Ces supports couvrent l’ensemble des besoins, à la fois sur le plan de la formation et sur le plan opérationnel.
Au quotidien, nos équipes assurent un accompagnement constant auprès de tous nos clients. Cet engagement mobilise des ressources importantes, aussi bien au niveau commercial qu’au service client. L’intégration directe de la solution dans les logiciels métiers de nos partenaires constitue un levier clé. Elle simplifie fortement le pilotage et la préparation des campagnes de convocation d’assemblées générales.
Dans ce contexte, nos partenaires jouent un rôle central. Ils participent activement à la transformation numérique du secteur et à l’accompagnement de l’utilisateur final, le syndic. C’est pourquoi nous nous appuyons largement sur ce réseau pour adresser le marché, tout en les accompagnant étroitement, puisqu’ils sont en première ligne auprès des professionnels.
Enfin, nous souhaitons aller encore plus loin. Sur le volet accompagnement, nous prévoyons d’innover, notamment en matière de formation et de sensibilisation du marché. Notre objectif est clair : renforcer la communication autour des enjeux liés à l’utilisation de solutions souveraines et sécurisées, et faire comprendre les nombreux bénéfices concrets qu’elles apportent aux utilisateurs.
Quelles sont vos perspectives face aux nouvelles échéances réglementaires ?
Nizar Gadi. Le décret du 22 décembre 2025 est venu renforcer la place de la notification électronique en copropriété. Il introduit de nouvelles échéances et confirme une dynamique déjà engagée. Autrement dit, le cadre réglementaire continue d’évoluer. Pour les copropriétés, les obligations se multiplient. Entre le DPE collectif et les plans pluriannuels de travaux, les volumes de communications à gérer augmentent mécaniquement.
Dans ce contexte, une croissance du produit Avis électronique est attendue en 2026. Elle s’inscrit dans la continuité des réglementations qui accompagnent la transformation numérique du secteur. Pour autant, le taux de dématérialisation n’a pas encore atteint son plafond. Cela laisse entrevoir un potentiel de développement supplémentaire. Il ne s’agit pas d’une explosion, mais bien d’une croissance progressive et maîtrisée, d’autant que le contexte économique demeure incertain.
De notre côté, nous sommes prêts. Nous disposons d’une organisation robuste et structurée, capable de répondre à l’ensemble des exigences du marché. Quel que soit le scénario, nous saurons absorber la demande et accompagner son évolution dans la durée.
En somme, AR24 se positionne comme un acteur majeur de la digitalisation des échanges en copropriété. Forte de son expertise et de son appartenance au groupe La Poste, l’entreprise propose des solutions fiables, sécurisées et économiques pour accompagner les syndics dans leur transition numérique. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la page dédiée à AR24 sur Monimmeuble.com.

