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Quelle ville choisir pour s’installer en France en 2026 ?

Quelle ville choisir pour s’installer en France en 2026 ?

Mulhouse, Saint-Étienne, Rouen : voici les trois villes les plus attractives où s’installer en France selon le Baromètre emploi & logement 2026 de Meilleurtaux et Météojob. Cette 7ème édition révèle un paradoxe français : alors que les conditions d’installation s’améliorent globalement (+8% au niveau national), les grandes métropoles décrochent, victimes de leurs prix immobiliers prohibitifs. Paris ferme le classement malgré ses 180 806 offres d’emploi. Le verdict est sans appel : ce sont les villes moyennes qui offrent aujourd’hui le meilleur équilibre entre travail et logement.


Sommaire :


À retenir – Classement des villes où s’installer en France 2026

  • Mulhouse conserve la première place avec 106 m² accessibles pour un salaire médian et un immobilier à 1 229€/m².
  • Saint-Étienne (2ème) et Rouen (3ème) dominent le podium grâce à leur équilibre entre emploi et logement abordable.
  • Les conditions d’installation s’améliorent en 2026 : taux de crédit à 3,22%, salaires +2% et prix immobiliers stabilisés.
  • Paris, Lyon, Toulouse et Strasbourg reculent face à un immobilier trop cher malgré leurs bassins d’emploi dynamiques.
  • La décentralisation s’impose comme solution pour offrir des salaires attractifs dans les villes moyennes.

Pourquoi les villes moyennes dominent-elles le classement des villes où s’installer en France ?

Le Baromètre emploi & logement 2026 révèle une tendance marquée : les villes moyennes offrent le meilleur équilibre entre opportunités professionnelles et accessibilité immobilière. Mulhouse, Saint-Étienne et Rouen composent le podium de cette 7ème édition publiée le 18 décembre 2025 par Meilleurtaux et Météojob, devançant largement les grandes métropoles.

Mulhouse : la ville la plus attractive pour se loger et travailler

Avec un score final de 851 points, la ville alsacienne conserve sa première place pour la deuxième année consécutive. Cette performance s’explique d’abord par un marché du travail particulièrement dynamique. En 2025, la ville alsacienne a publié 17 007 offres d’emploi et affiche un taux de CDI de 51%, soit environ 8 CDI pour 100 habitants.

Mais, Mulhouse se distingue surtout par son accessibilité immobilière. En effet, le prix moyen s’établit à 1 229 euros le mètre carré. À ce niveau, un salarié percevant le revenu médian, soit 2 240 euros nets par mois, peut acquérir jusqu’à 106 m². Cette capacité repose sur un emprunt estimé à 130 676 euros sur 20 ans.

Comme le souligne Marko Vujasinovic, CEO et co-fondateur de CleverConnect, éditeur du jobboard Meteojob, « Mulhouse illustre parfaitement la dynamique des villes où l’emploi et le logement se conjuguent ». Selon lui, même si les salaires y restent plus modestes, l’accessibilité immobilière joue un rôle d’amortisseur et contribue à une qualité de vie réelle.

Ainsi, malgré des niveaux de rémunération qui placent la ville au 20e rang national, Mulhouse tire son épingle du jeu. L’accessibilité foncière compense largement et offre une solution attractive à celles et ceux qui souhaitent s’installer durablement en France.

Saint-Étienne : la percée de l’immobilier abordable

Saint-Étienne signe la plus forte progression du classement. La ville gagne cinq places et s’installe à la deuxième position, avec un score de 537 points. Cette ascension repose avant tout sur un critère clé : l’accessibilité immobilière. En effet, le prix moyen s’établit à 1 226 euros le mètre carré. À ce niveau, un salarié percevant le salaire médian, soit 2 257 euros nets par mois, peut acquérir jusqu’à 107 m². Cette projection s’appuie sur une capacité d’emprunt estimée à 131 667 euros, ce qui renforce nettement le pouvoir d’achat immobilier local.

En revanche, le marché du travail apparaît plus contrasté. Sur les 20 643 offres d’emploi publiées, seules 40 % débouchent sur un CDI. Cela représente environ 5 CDI pour 100 habitants, un niveau inférieur à celui observé dans les villes de tête du classement.

Par ailleurs, les salaires pratiqués à Saint-Étienne restent proches de ceux constatés à Mulhouse. Ce constat confirme une tendance de fond : l’attractivité de la ville repose d’abord sur le coût du logement et la surface accessible, bien plus que sur la dynamique économique ou la vitalité de l’emploi local.

Rouen : l’équilibre entre salaires et emploi

Rouen complète le podium avec un score de 513 points et gagne une place au classement. Cette progression s’explique d’abord par des salaires attractifs, qui atteignent en moyenne 2 693 euros nets par mois, ainsi que par une dynamique de l’emploi globalement favorable. En effet, la ville normande affiche 19 594 offres d’emploi et un taux de 47% de CDI. Ce niveau correspond à environ 8 CDI pour 100 habitants, un indicateur qui renforce son attractivité sur le plan professionnel.

En revanche, le marché immobilier apparaît moins accessible que celui de ses concurrentes directes du podium. Avec un prix moyen de 2 452 euros le mètre carré, la capacité d’emprunt, estimée à 157 103 euros, limite l’achat à environ 64 m² pour un salarié au revenu médian.

Malgré cette contrainte, Rouen conserve de solides atouts. La diversité de ses opportunités professionnelles, combinée à son positionnement géographique stratégique en Normandie, en fait une ville où s’installer en France reste un choix pertinent pour de nombreux actifs.

Le podium des villes où s'installer en France en 2026
Le podium des villes où s’installer en France en 2026

Comment le contexte économique influence-t-il l’installation dans une ville en France ?

L’année 2025 a marqué un tournant favorable pour les projets d’installation, même si la conjoncture économique n’a pas été florissante. Trois facteurs clés expliquent cette amélioration des conditions d’accès à la propriété dans les différentes villes françaises.

La baisse des taux de crédit immobilier

Les taux moyens de crédit immobilier amorcent une légère détente. En un an, ils reculent de 0,25 point pour s’établir désormais à 3,22% sur 20 ans, selon les données recensées par Meilleurtaux. Cette évolution reste modeste, mais elle produit des effets concrets sur le pouvoir d’achat immobilier. En effet, cette baisse améliore sensiblement la capacité d’emprunt des ménages. Toutefois, les taux actuels demeurent environ deux points au-dessus de ceux observés il y a cinq ans, à l’époque des taux historiquement bas, ce qui rappelle que le contexte reste plus contraint qu’auparavant.

Dans ce cadre, l’ensemble des indicateurs évolue favorablement. « L’amélioration de tous ces facteurs se traduit par un Baromètre emploi & logement en hausse moyenne de 8% au niveau national. De plus, deux tiers des villes sont plus accessibles cette année que l’an dernier », souligne Maxime Chipoy, directeur éditorial de Meilleurtaux.

Cette amélioration globale profite avant tout aux villes moyennes. Dans ces territoires, le rapport entre la capacité d’emprunt et les prix au mètre carré demeure favorable, renforçant leur attractivité pour les ménages en quête d’un meilleur équilibre entre emploi et logement.

La progression des salaires après inflation

Les salaires moyens progressent de 2% en moyenne, inflation déduite. Cette évolution renforce directement le pouvoir d’achat immobilier des Français. Combinée à la stabilisation des prix du logement après plusieurs années de recul, elle crée un contexte plus favorable pour choisir une ville où s’installer en France.

Toutefois, cette amélioration masque de fortes disparités territoriales. Les salaires médians nets mensuels varient sensiblement d’une ville à l’autre. Ils s’échelonnent de 1 949 euros à Limoges, soit le niveau le plus bas du classement, à 2 850 euros à Paris, ce qui représente un écart de 901 euros par mois.

Entre ces deux extrêmes, certaines villes affichent des profils similaires. Rouen et Orléans partagent ainsi un salaire médian de 2 693 euros, tandis que Toulon se situe légèrement au-dessus avec 2 730 euros. Ces écarts illustrent une réalité désormais bien ancrée. La hiérarchie des salaires ne suit plus nécessairement celle des grandes métropoles, renforçant l’attractivité de villes moyennes au positionnement économique plus équilibré.

La stabilisation du marché immobilier

Après plusieurs années de baisse, les prix de l’immobilier marquent une pause en 2025. Selon les données du baromètre MeilleursAgents/SeLoger, le marché s’est stabilisé. Cette accalmie rassure les acquéreurs et rend les projets d’installation plus lisibles. Pour autant, les écarts de prix demeurent très marqués d’un territoire à l’autre. À Saint-Étienne, le mètre carré s’affiche à 1 226 euros, soit le niveau le plus bas du classement. À l’inverse, Paris culmine à 9 645 euros le mètre carré. Ce différentiel, de un à huit, illustre l’ampleur des disparités territoriales.

Entre ces deux extrêmes, plusieurs marchés intermédiaires offrent des alternatives attractives. Le Havre affiche ainsi un prix moyen de 1 978 euros le mètre carré, Nîmes se situe à 2 222 euros, tandis que Tours atteint 2 904 euros. Autant d’options qui élargissent le champ des possibles pour celles et ceux qui cherchent où s’installer en France.

Les facteurs économiques qui favorisent l'installation en France en 2026
Les facteurs économiques qui favorisent l’installation en France en 2026

Quelles villes progressent ou reculent dans le classement 2026 ?

Le classement 2026 révèle des mouvements significatifs dans 31 villes étudiées, témoignant des dynamiques locales différenciées en matière d’emploi et de logement selon les données collectées par Météojob tout au long de l’année 2025.

Les progressions notables : Le Mans, Reims et Bordeaux

Le Mans et Reims : deux villes qui progressent grâce à la proximité parisienne

Le Mans confirme sa dynamique positive. La ville gagne trois places et atteint la 9e position du classement avec un score de 363 points. Cette progression repose d’abord sur une amélioration sensible de l’activité professionnelle. En effet, Le Mans recense 18 550 offres d’emploi et affiche un taux de CDI de 45 %, soit environ 6 CDI pour 100 habitants. À cela s’ajoute un marché immobilier encore accessible : avec un prix moyen de 2 028 euros le mètre carré, un salarié au salaire médian de 2 103 euros peut acquérir environ 60 m².

Dans le même temps, Reims enregistre une progression marquée. La ville gagne cinq places et se hisse à la 14e position avec 276 points.

« Reims est l’une des villes qui surprend le plus cette année », souligne Marko Vujasinovic. Il met en avant une hausse proche de 40% des offres d’emploi, portée par une localisation stratégique à seulement 45 minutes de Paris en train. La ville champenoise affiche ainsi 28 008 offres d’emploi. En revanche, son taux de CDI reste modeste, à 33 %, tandis que le salaire médian s’établit à 2 049 euros. Avec un prix immobilier de 2 602 euros le mètre carré, cette rémunération permet l’achat d’environ 46 m².

Bordeaux : dynamisme économique mais immobilier trop cher

Enfin, Bordeaux signe la plus forte progression du classement. La métropole gagne sept places et atteint la 16e position avec 261 points. Cette performance s’appuie sur un tissu économique particulièrement dynamique, avec 48 014 offres d’emploi, un taux de CDI de 48%, soit 9 CDI pour 100 habitants, et des salaires en hausse, à 2 244 euros nets mensuels. Toutefois, le niveau très élevé des prix immobiliers, à 4 511 euros le mètre carré, pénalise son classement. À ce stade, le salaire médian ne permet d’acheter qu’un logement de 29 m², illustrant le décalage persistant entre vitalité économique et accessibilité résidentielle.

Les chutes significatives : Strasbourg et les grandes métropoles

Strasbourg : quand la pression immobilière annule les avantages de l’emploi

Strasbourg enregistre la plus forte baisse du classement. La ville perd sept places et recule à la 25e position avec 209 points. Cette chute s’explique principalement par des salaires stagnants depuis cinq ans, à 2 257 euros nets mensuels, et par un marché immobilier devenu trop cher. Avec un prix moyen de 3 778 euros le mètre carré, le salaire médian ne permet d’acquérir qu’environ 35 m². Pourtant, la capitale alsacienne dispose de solides fondamentaux sur le plan de l’emploi, avec 41 102 offres publiées et un taux de CDI de 46%, soit 6 CDI pour 100 habitants. Elle illustre ainsi comment la pression immobilière peut neutraliser les bénéfices d’un marché du travail dynamique.

Lyon, Lille et Toulouse : les métropoles victimes de leur immobilier

Dans le même esprit, Lyon, Lille et Toulouse perdent chacune quatre places, pénalisées par un déséquilibre croissant entre salaires, opportunités professionnelles et prix du foncier. Lyon recule à la 28e position avec 177 points. La métropole cumule pourtant 57 587 offres d’emploi, le taux de CDI le plus élevé du classement, à 55%, et un salaire médian de 2 415 euros. Toutefois, un prix au mètre carré de 4 764 euros limite la surface accessible à seulement 30 m².

De son côté, Lille se classe 20e avec 234 points. La ville affiche 30 678 offres d’emploi, 48% de CDI et un prix immobilier de 3 408 euros le mètre carré, ce qui permet l’achat d’environ 39 m². Toulouse, 21e avec 232 points, présente un volume d’offres particulièrement élevé, avec 68 825 annonces, le plus important après Paris. Néanmoins, avec un salaire médian de 2 334 euros et un prix au mètre carré de 3 527 euros, la capacité d’achat reste limitée à 39 m². Ces grandes métropoles illustrent la difficulté croissante de s’installer dans les principaux pôles urbains français.

Metz et Perpignan : des reculs pour des raisons opposées

Enfin, Metz et Perpignan reculent chacune de trois places et occupent désormais les 5e et 6e positions du classement. Metz, avec 450 points, pâtit de salaires relativement faibles, à 2 271 euros nets mensuels, malgré un marché de l’emploi porteur comprenant 21 384 offres et un taux de CDI de 45%.

À l’inverse, Perpignan, qui totalise 400 points, souffre surtout d’un nombre limité de CDI. La ville ne propose que 11 640 offres, soit environ 5 CDI pour 100 habitants, malgré un taux affiché de 45%. Son immobilier demeure pourtant attractif, avec un prix moyen de 1 934 euros le mètre carré, permettant l’acquisition d’environ 80 m².

Les plus fortes progressions et régressions du classement

Pourquoi les grandes métropoles peinent-elles à attirer de nouveaux habitants ?

Les grandes villes françaises, malgré leurs bassins d’emploi importants, ne figurent plus parmi les destinations privilégiées pour s’installer. Le déséquilibre entre coût du logement et revenus explique ce paradoxe identifié par le baromètre.

L’inaccessibilité immobilière des métropoles

Paris ferme le classement avec seulement 69 points malgré des salaires plus élevés de 2 850€ net mensuel (les plus hauts du classement) et 180 806 offres d’emploi (de loin le volume le plus important). L’immobilier y reste inaccessible pour la majorité des ménages avec un prix moyen de 9 645€/m², le plus élevé de France. Un salaire médian permet une capacité d’emprunt de 166 261€ mais ne permet d’acheter que 17 m², rendant impossible l’acquisition d’un logement familial.

“Paris reste une ville où l’immobilier est inaccessible pour beaucoup. Même avec des rémunérations confortables, l’apport nécessaire pour acheter un logement suffisamment grand pour une famille reste considérable, et les surfaces adaptées sont hors de portée de la majorité des budgets”, précise Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux.

Nice se classe avant-dernière avec 85 points et seulement 28 m² accessibles pour un salaire médian de 2 513€ face à un prix de 5 200€/m² (deuxième ville la plus chère après Paris). Le logement particulièrement onéreux combiné au faible nombre de CDI disponibles (35% seulement, soit 3 pour 100 habitants parmi 35 353 offres) pèsent lourdement sur l’attractivité de la ville azuréenne.

Le déséquilibre entre salaires et pouvoir d’achat immobilier

Lyon, malgré des salaires confortables de 2 415€ net et un taux de CDI exceptionnel de 55% (le plus élevé du baromètre) avec 6 CDI pour 100 habitants, ne permet d’acheter que 30 m² avec un prix au m² de 4 764€ et une capacité d’emprunt de 140 885€.

Aix-en-Provence (22ème avec 216 points et une progression de 3 places) présente le contraste le plus massif avec une situation favorable pour l’emploi (28 921 offres, 47% de CDI, 9 pour 100 habitants) mais un marché immobilier qui en fait la deuxième ville la plus chère après Paris à 5 454€/m², ne permettant l’achat que de 24 m² avec un salaire de 2 244€. Ces villes où s’installer en France devient difficile illustrent comment la pression immobilière annule les avantages salariaux, créant une situation paradoxale où les opportunités professionnelles abondent mais l’installation durable s’avère impossible.

La diversification économique des villes intermédiaires

Au cours des 20 dernières années, les villes moyennes ont diversifié leurs activités économiques, les rendant plus attractives pour la recherche d’emplois variés. Cette évolution structurelle explique pourquoi elles monopolisent désormais les premières places du classement.

“C’est une constante depuis le lancement de notre étude : les grandes métropoles sous performent dans notre baromètre malgré leurs marchés du travail plus vigoureux. Ce sont les villes de taille moyenne, bénéficiant d’un immobilier plus abordable à l’achat, qui continuent de monopoliser les premières places”, analyse Maxime Chipoy, de Meilleurtaux.

Cette tendance se confirme avec Orléans (4ème, 486 points, +2 places), Dijon (7ème, 370 points, -2 places) ou Clermont-Ferrand (8ème, 366 points, +1 place) qui offrent entre 53 et 61 m² accessibles.

Comparaison des grandes métropoles françaises
Comparaison des grandes métropoles françaises

Quelle stratégie adopter pour choisir sa ville où s’installer en France ?

Face aux disparités territoriales révélées par cette 7ème édition du baromètre, le choix d’une ville d’installation nécessite une analyse approfondie de plusieurs critères interdépendants selon la méthodologie développée par Meilleurtaux et Météojob.

Privilégier l’équilibre emploi-logement

La méthodologie du baromètre repose sur le croisement de données essentielles collectées tout au long de 2025 : nombre d’offres d’emploi publiées sur Météojob, part de CDI en pourcentage, nombre de CDI pour 100 habitants, salaires médians nets mensuels proposés dans les offres, prix au m² issus du baromètre MeilleursAgents/Seloger, capacité d’emprunt sur 20 ans calculée avec les taux recensés par Meilleurtaux, et nombre de m² accessibles.

Le score final multiplie le pouvoir d’achat immobilier (nombre de m² pouvant être acheté avec un prêt sur 20 ans avec les revenus nets proposés) par le taux de CDI pour 100 habitants. Cette approche permet d’identifier les villes offrant le meilleur compromis entre perspectives professionnelles et qualité de vie résidentielle, comme Mulhouse (851 points), Saint-Étienne (537 points) ou Rouen (513 points) qui dominent nettement le classement.

La décentralisation comme solution d’avenir

“Une conclusion s’impose : malgré leurs bassins d’emploi, les grandes métropoles ne permettent plus à une majorité de Français de devenir propriétaires de logements suffisamment grands pour y vivre correctement. Les villes moyennes, elles, offrent un équilibre plus juste entre emploi, salaires et logement”, explique Marko Vujasinovic, CEO et co-fondateur de CleverConnect, éditeur du jobboard Meteojob.

Une politique publique de décentralisation, permettant de mieux répartir l’emploi sur le territoire, constitue une clé pour renforcer le dynamisme des villes moyennes selon les conclusions du rapport.

“Ces dernières bénéficient déjà de conditions de logement plus favorables, il ne leur manque que des salaires plus attractifs”, conclut Maxime Chipoy, de Meilleurtaux, soulignant que l’intervention publique pourrait corriger les déséquilibres actuels.

Analyser le marché du travail local

Le nombre d’offres d’emploi sur le marché du travail s’est tassé de 10% en un an selon les données Météojob, mais reste plus dynamique que durant la période pré-covid. Les variations selon les villes dépendent de leurs activités économiques spécifiques et de leurs répartitions sectorielles différentes. Reims avec 28 008 offres et une progression de 40% illustre comment la proximité avec Paris (45 minutes en train) stimule le marché du travail local malgré un taux de CDI modeste de 33%.

À l’inverse, des villes comme Perpignan (11 640 offres, le volume le plus faible) ou Limoges (13 766 offres avec seulement 4 CDI pour 100 habitants) présentent des marchés plus restreints malgré leur accessibilité immobilière.

Les villes les plus dynamiques comme Paris (180 806 offres), Toulouse (68 825 offres), Marseille (65 666 offres) ou Lyon (57 587 offres) concentrent les opportunités mais rendent l’installation résidentielle difficile. Le choix d’une ville où s’installer en France doit donc considérer non seulement le volume d’offres mais surtout la part de CDI et le ratio CDI pour 100 habitants, indicateur clé de la probabilité réelle de trouver un emploi stable.

Les contrastes du marché français de l'emploi et du logement en 2026
Les contrastes du marché français de l’emploi et du logement en 2026

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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