Sécurité électrique : En hiver, la consommation d’électricité augmente les risques d’incendie ou d’électrisation

Sécurité électrique : En hiver
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Alors que le froid s’est installé sur l’ensemble de la France, le GRESEL (Groupe de Réflexion sur la Sécurité Électrique dans le Logement) rappelle les dangers liés aux installations électriques défectueuses ou obsolètes.

« Chauffage, éclairage… en hiver, la consommation d’électricité augmente considérablement et les risques d’incendie ou d’électrisation avec ! Il est donc essentiel de faire contrôler, entretenir et mettre en sécurité les installations anciennes, que l’on soit propriétaire occupant ou bailleur », indique Stéphane Pavlovic, directeur de la Confédération Générale du Logement et membre du GRESEL.

A partir du 1er janvier 2018, les propriétaires immobiliers auront l’obligation de réaliser un diagnostic électrique de tout logement mis en location, si l’installation électrique a plus de 15 ans.

Cette mesure, qui ne concernait jusqu’à présent que les logements construits avant 1975, est devenue indispensable pour sécuriser le parc locatif. Rappelons qu’en France, deux tiers des logements de plus de 15 ans présentent des installations à risques et que 50.000 incendies d’habitation de source électrique sont recensés chaque année.

Court-circuit, électrisation, incendie : les risques électriques augmentent en hiver

En hiver, la consommation d’électricité en France augmente en moyenne de 50% et les installations électriques des logements doivent faire l’objet d’une surveillance particulière. Leur utilisation plus intensive pour le chauffage et l’éclairage, combinée à la vétusté d’une grande partie d’entre elles, augmente les risques d’incendie ou d’électrisation.

« Les installations électriques sont sur-sollicitées en hiver, et quand elles sont anciennes, déjà surchargées, voire endommagées, il y a un réel risque d’échauffement ou de court-circuit pouvant provoquer un incendie », explique Stéphane Pavlovic.

Autre risque majeur : l’électrisation en cas de contact avec une surface métallique sous tension. En France, 3.000 personnes en sont victimes chaque année et 40 d’entre elles décèdent d’une électrocution. Multiprises surchargées, fils dénudés et prises détériorées sont autant de signes préoccupants à ne surtout pas négliger.

« Dans l’ancien, on estime que deux logements sur trois ne sont pas en sécurité électrique et qu’ils peuvent présenter des dangers. Pour prévenir les accidents, il ne faut pas hésiter à faire contrôler et mettre en sécurité son installation électrique par un professionnel », précise Stéphane Pavlovic.

Un diagnostic électrique obligatoire pour mettre au jour des risques ignorés

Au moment de la signature ou du renouvellement d’un bail à usage d’habitation, le propriétaire bailleur doit désormais fournir, avec le contrat de location, un état de l’installation intérieure d’électricité, lorsque celle-ci a plus de 15 ans :

  • Depuis le 1er juillet 2017, pour les logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975 ;
  • À compter du 1er janvier 2018, cette obligation s’appliquera à l’ensemble des logements mis en location et dont l’installation électrique a plus de quinze ans.

« L’extension du diagnostic électrique obligatoire à l’ensemble du parc locatif permettra de passer régulièrement au scanner les installations électriques et de révéler certains risques, liés au chauffage par exemple. Il suffit souvent de petits travaux peu coûteux pour assurer la sécurité électrique d’un logement, ce qui permet en outre de valoriser le bien ! », Explique Françoise THIEBAULT, secrétaire générale des Associations Familiales Laïques de Paris et porte-parole du GRESEL.

Les 6 points de sécurité du diagnostic électrique obligatoire

  1. La présence d’un appareil général de commande et de protection, facilement accessible ;
  2. La présence, à l’origine de l’installation électrique, d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre ;
  3. La présence, sur chaque circuit, d’un dispositif de protection contre les surintensités, adapté à la section des conducteurs ;
  4. La présence d’une liaison équipotentielle et d’une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche ;
  5. L’absence de matériels électriques vétustes, ou présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension ;
  6. L’absence de conducteurs non protégés mécaniquement.

> Le guide du nouveau Diagnostic Électrique Obligatoire à la location

Source : www.gresel.org