81 % des Français rêvent d’une autre vie. Ce chiffre, issu de l’enquête exclusive publiée en juillet 2026 par Notariat Services auprès de 1 440 abonnés à la newsletter Immonot, est sans appel : changer de vie est devenu l’aspiration numéro un des Français, loin devant s’enrichir. La qualité de vie, la proximité avec la nature et l’envie de nouveauté arrivent en tête des motivations. Pourtant, 54 % avouent qu’ils auraient du mal à quitter leur lieu de vie actuel. Autrement dit, le désir est là — mais le passage à l’acte, lui, reste suspendu. Cette étude dessine le portrait d’une société tiraillée entre rêve d’ailleurs et attachement aux racines.
Sommaire :
- Les Français veulent-ils vraiment changer de vie ?
- Pourquoi veulent-ils changer de vie ?
- L’argent : moteur ou prétexte pour changer de vie ?
- Quels freins empêchent de changer de vie ?
- Où rêvent-ils de vivre ?
- Le notaire, acteur clé du changement de vie
À retenir — Les Français et l’envie de changer de vie
- 81 % des Français rêvent d’une autre vie, dont 40 % souvent et 41 % parfois.
- La qualité de vie est la première motivation pour changer de vie, citée par 29 % des répondants.
- Avec 1 million d’euros, seulement 14 % resteraient là où ils vivent aujourd’hui.
- Les freins sont avant tout affectifs : famille, liens locaux, peur de l’inconnu.
- Le notaire accompagne chaque projet de vie bien au-delà de la simple transaction immobilière.

Les Français veulent-ils vraiment changer de vie ?
Le désir de changer de vie ne touche pas qu’une frange marginale de la population. Il traverse toutes les catégories sociales, tous les âges. L’enquête Notariat Services / Immonot, réalisée en juin 2026 auprès de 1 440 personnes intéressées par l’immobilier (60 % de femmes, 40 % d’hommes), en apporte la preuve chiffrée.
Un rêve partagé par une écrasante majorité
81 % des répondants déclarent rêver d’une autre vie au moins de temps en temps — dont 40 % souvent. Ce n’est pas un caprice passager : c’est une aspiration profonde et durable. Mieux encore : 78 % repartiraient de zéro si l’occasion se présentait, dont 37 % sans la moindre hésitation.

Pourtant, une contradiction majeure émerge aussitôt. 54 % estiment qu’il leur serait difficile de quitter leur lieu de vie actuel. Le désir est donc là, intense. Mais le passage à l’acte reste bloqué — par la famille, par le territoire, par les habitudes accumulées au fil des années.
Une tension entre désir et ancrage
Cette tension entre envie de partir et difficulté à lâcher prise n’est pas une anomalie. Elle reflète une réalité bien documentée de la société française : on rêve de bouger, mais on bouge peu. En effet, les études de l’INSEE sur la mobilité résidentielle montrent que les projets de déménagement longue distance restent minoritaires — même chez ceux qui expriment le plus fort désir de changement. Le rêve et l’acte sont deux choses bien distinctes.
Pourquoi veulent-ils changer de vie ?
La qualité de vie, première motivation
La première motivation pour changer de vie n’est pas l’argent. C’est la qualité de vie, citée par 29 % des répondants. Concrètement, cela signifie : plus d’espace, moins de stress, un environnement plus sain, un rythme de vie différent. Ensuite viennent, à égalité, l’envie de nouveauté (14 %) et le besoin de se rapprocher de la nature (14 %). La recherche d’un logement plus adapté ferme le classement à 13 %.
Ces chiffres confirment une tendance lourde. Les Français ne cherchent pas à grimper dans l’échelle sociale. Ils ne cherchent pas non plus à grossir leur patrimoine. Ils cherchent, simplement, à mieux vivre. La densité urbaine, les trajets épuisants et le sentiment de vide poussent de nombreux actifs à envisager une reconversion géographique — voire professionnelle.
Un désir de nature et d’espace
Le besoin de nature, cité par 14 % des répondants, illustre une vraie rupture culturelle. Pendant des décennies, la grande ville a incarné la réussite. Aujourd’hui, ce modèle s’effrite. La montagne, la mer, la campagne reprennent de l’attrait. Or ce n’est pas seulement une affaire de paysage : c’est une quête de sens, de lenteur et de bien-être. Les Français veulent retrouver un rapport au monde moins haché, moins saturé.

L’argent : moteur ou prétexte pour changer de vie ?
La question du million d’euros
L’enquête pose une question révélatrice : « Si vous receviez 1 000 000 €, que feriez-vous ? » La réponse est tranchante. Seulement 14 % resteraient vivre là où ils habitent aujourd’hui. Les autres ? Ils bougent. 28 % déménageraient dans une autre région, autant achèteraient une résidence secondaire, et 11 % partiraient vivre à l’étranger. En d’autres termes, 86 % des Français utiliseraient une aubaine financière pour changer de cadre de vie.

Le message est clair : l’argent n’est pas le rêve. Il est le levier pour en réaliser un autre.
L’argent comme levier, pas comme finalité
Ce renversement des priorités est au cœur de l’analyse de Notariat Services.
Nathalie Duny, Directrice de la communication, le formule clairement : « Notre enquête montre que les Français ne rêvent pas simplement d’un nouveau logement. Ils aspirent à un nouveau cadre de vie. Derrière chaque projet immobilier se cache aujourd’hui un véritable projet de vie. »
Autrement dit, choisir son logement, c’est désormais choisir sa vie.
Quels freins empêchent de changer de vie ?
Des obstacles financiers et familiaux
Vouloir changer de vie ne suffit pas. Les obstacles sont nombreux — et souvent moins rationnels qu’il n’y paraît. Le manque de moyens financiers constitue le premier frein, cité par 28 % des répondants. Les obligations familiales arrivent juste derrière (24 %), devant la complexité du marché immobilier (17 %) et l’incertitude du lendemain (14 %).

La famille, frein numéro un en cas de départ immédiat
Toutefois, une nuance s’impose. Quand on demande aux répondants d’imaginer un départ immédiat — demain, maintenant — le classement change. 32 % désignent alors leur famille comme leur principal frein. L’argent passe au second plan. Ce sont les liens humains qui retiennent : enfants scolarisés, parents âgés, cercle d’amis, tissu associatif local. Dès lors, même avec les moyens financiers nécessaires, partir reste difficile.
Où rêvent-ils de vivre ?
La mer, grande gagnante des aspirations résidentielles
Quand les Français imaginent leur lieu de vie idéal, la mer arrive très largement en tête, avec 42 % des préférences. Loin, très loin devant la campagne (10 %), l’étranger (10 %) ou la montagne (6 %). Ce résultat confirme l’attractivité croissante du littoral français, déjà documentée dans les études notariales sur les prix de l’immobilier côtier.
Villes moyennes et ruralité en progression
En deuxième position, la petite ou moyenne ville séduit 19 % des répondants. Ce chiffre mérite attention. Il traduit une aspiration bien précise : ni la métropole tentaculaire, ni l’isolement rural extrême. Les Français cherchent un entre-deux habitable — à taille humaine, avec des commerces, des services, de la nature à portée. Changer de vie, oui. Se couper du monde, non.

Le notaire, acteur clé du changement de vie
Bien plus qu’un rédacteur d’actes
Changer de vie, c’est aussi prendre des décisions complexes : vendre un bien, acheter ailleurs, organiser une succession, gérer une résidence secondaire. À chacune de ces étapes, le notaire joue un rôle de conseil décisif. Il ne se contente pas de rédiger des actes.
Nathalie Duny, Directrice de la communication de Notariat Services, le résume ainsi : « Le rôle du notaire est justement d’accompagner cette réflexion bien avant la signature d’un acte. » En d’autres termes, le notaire est un partenaire de vie — pas seulement un prestataire juridique.
Un accompagnement sécurisé pour franchir le pas
Pour beaucoup de Français, c’est la complexité administrative qui bloque. Un déménagement interrégional, c’est un marché immobilier inconnu, des spécificités fiscales variables selon les territoires, et des questions patrimoniales souvent mal anticipées. Or c’est précisément là que le notaire intervient. Il sécurise le parcours, lève les incertitudes et permet de franchir le pas en toute confiance.

